Ce vendredi, les vieux bolides du rallye historique font leur retour à Monaco

Les concurrents se sont tous élancés ce jeudi au départ de trois villes d’Europe pour rejoindre le port de Monaco. Les premiers équipages sont attendus en début d’après-midi ce vendredi 28 janvier 2022.

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Kévin Sanchez Publié le 28/01/2022 à 11:05, mis à jour le 28/01/2022 à 14:05
Porsche, Lancia, Alfa Roméo et Ford seront les marques les plus représentées parmi les 48 présentes cette année. Photo Michael Alesi/Dir. Com.

Après une année blanche, amateurs, professionnels et passionnés de voitures anciennes renouent avec leurs habitudes sur le port Hercule de Monaco. Seulement quelques jours après l’arrivée du WRC remporté par l’inoxydable Sébastien Loeb et sa Ford Puma dernière génération, c’est au tour des anciennes de se donner rendez-vous à Monaco.

Les premières voitures sont attendues à 14 h 15 ce vendredi 28 janvier 2022 pour la fin du parcours de concentration. Toutes ont pris le départ depuis l’une de ces trois villes: Bad Hombourg (Allemagne), Milan et Reims. Des lieux emblématiques pour une destination finale qui l’est tout autant.

Pour être éligible, les concurrents doivent présenter "des véhicules dont au moins un modèle à participer à une épreuve du rallye Monte-Carlo de vitesse", comme le précise le commissaire général de l’Automobile Club de Monaco Christian Tornatore.

17 spéciales, un record

Même si les bolides ont pris de l’âge, le traitement sera équivalent à celui de la semaine passée pour le WRC. Dix-sept spéciales au lieu de 15 habituellement sont au menu, entre la Principauté, Valence, Gap et jusqu’en Haute-Loire. À la différence que les concurrents ne réalisent que 4 spéciales de régularité (SR) par jour.

Des spéciales sur routes fermées à la circulation où il n’est pas question d’écraser la pédale d’accélérateur. Car l’objectif est de rouler à vitesse constante pour, comme son nom l’indique, être le plus "régulier" possible le long des 410 km de spéciale. Pour conserver cet esprit chaleureux, plusieurs pauses sont organisées le long du parcours, comme pour déguster la traditionnelle tarte aux pommes à l’auberge d’Yves Jouanny "La Remise" du côté d’Antraigues-sur-Volane à la fin de la 5e SR.

 

Le Classique de retour

S’il s’agit plus à proprement parler d’une démonstration, le Monte-Carlo Classique fait en parallèle son retour pour sa cinquième édition. Douze voitures vont ainsi parader à partir du 31 janvier pour arriver en même temps que les concurrents de l’Historique.

Pas d’ambition sportive mais plus une belle balade pour les propriétaires de ces autos qui ont fait à l’époque l’histoire du MonteCarl’. Des vieilles dames datant des années 60-70 qui raviront les passionnés de belles mécaniques d’époque. Pour les observer de plus près il faudra patienter jusqu’à mardi soir sur le port Hercule, si les belles ne sont pas trop émoussées pour arriver à bon port.

Aujourd’hui, les premiers équipages en provenance de Milan (664 km) arriveront à 14h15 en Principauté. Ils seront suivis par les voitures venant de Reims (954 km) à 16h21, puis celles de Bad Hombourg (1.154 km) à 18h31. Les voitures resteront en parc fermé sur le port Hercule toute la nuit avant de prendre la route samedi matin à 6 heures direction le Col de Bleine pour le départ de la 1re spéciale de régulation. Ils enchaîneront dans la foulée avec des routes encore jamais explorées entre le Col des Aires et Eygaliers, un petit village situé au pied du Mont-Ventoux.

Dimanche, c’est en terrain conquis que les participants arriveront pour traverser l’Ardèche jusqu’à Tournon-sur-Rhône. Enfin, lundi et mardi ils entameront le retour vers Monaco en passant notamment par la périlleuse descente de la "Route de Tremouret". Le retour sur le port Hercule est prévu mardi à 15h10 avant le départ de l’étape finale dans le Turini - "Sospel-La Bollène Vesubie SR 16" puis "Loda-Coaraze SR 17".

 

Les voitures rentreront au port aux alentours de 1h20 mercredi pour les plus téméraires...

Questions à Christian Tornatore, commissaire général de l’Automobile Club de Monaco

Avant l’arrivée des premières voitures sur le port Hercule, Christian Tornatore trace les grandes lignes de l’organisation de la course.

Dans ce contexte particulier, la tenue de ce 24e rallye historique est un sacré tour de force…
C’est un petit peu vrai car on a juste eu le temps de démonter le parc d’assistance pour l’épreuve WRC que l’on accueille déjà les voitures du rallye Monte-Carlo historique en provenance de trois villes d’Europe.

Vous avez réussi à convaincre certains des équipages de revenir malgré la précédente annulation…
Les gens sont heureux de revenir puisqu’en 2021 nous avons été privés de manifestation et eux aussi. Je pense que les voitures qui étaient prêtes l’année dernière le sont encore plus aujourd’hui. On connaît beaucoup de concurrents qui avaient déjà acheté leur voiture l’année dernière pour participer et qui n’en sont que plus heureux cette année.

On va avoir une belle bataille?
Oui je le pense d’autant que la météo risque de changer ce week-end, surtout sur la partie Drôme-Ardèche.

Quelle est la différence entre le WRC et le rallye historique?
Ce n’est pas un rallye de vitesse pure mais une épreuve de régularité. Les concurrents ont le choix entre deux moyennes de vitesse pour parcourir les spéciales de bout en bout à la même vitesse. Souvent, ils choisissent une vitesse relativement basse car ça leur donne la possibilité de mieux gérer leur performance, surtout en fonction des conditions atmosphériques qui risquent d’être surprenantes. Le choix, même s’il est difficile, a été obligatoire et réalisé au moment des inscriptions. Après on risque d’avoir des surprises mais ce sont tous des passionnés qui sont heureux de participer.

On peut dire que le rallye Monte-Carlo historique est un véritable musée roulant à ciel ouvert…
C‘est vrai que les voitures que l’on va voir représentent un beau panel d’une période qui s’étale de 1953 jusqu’en 1983. On a vraiment de tout y compris des quatre roues motrices, ce qui peut être dommage mais c’est un choix.
On est obligé d’évoluer un petit peu en se rapprochant des voitures un peu plus modernes. Je crois que l’on ira pas beaucoup plus loin que ces années-là car après ça devient beaucoup plus électronique et moins mécanique.

Programme de cette 24e édition

Ce vendredi, les premiers équipages en provenance de Milan (664 km) arriveront à 14h15 en Principauté. Ils seront suivis par les voitures venant de Reims (954 km) à 16h21, puis celles de Bad Hombourg (1.154 km) à 18h31.

Les voitures resteront en parc fermé sur le port Hercule toute la nuit avant de prendre la route samedi matin à 6 heures direction le Col de Bleine pour le départ de la 1re spéciale de régulation.

Ils enchaîneront dans la foulée avec des routes encore jamais explorées entre le Col des Aires et Eygaliers, un petit village situé au pied du Mont-Ventoux.

Dimanche, c’est en terrain conquis que les participants arriveront pour traverser l’Ardèche jusqu’à Tournon-sur-Rhône. Enfin, lundi et mardi ils entameront le retour vers Monaco en passant notamment par la périlleuse descente de la "Route de Tremouret".

Le retour sur le port Hercule est prévu mardi à 15 h 10 avant le départ de l’étape finale dans le Turini - "Sospel-La Bollène Vesubie SR 16" puis "Loda-Coaraze SR 17".

Les voitures rentreront au port aux alentours de 1h20 mercredi pour les plus téméraires...

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