Après le WRC, place au 25e Rallye historique dont le départ sera donné sur le port Hercule à Monaco

Ce vendredi après-midi, 281 équipages venus de toute l’Europe débarqueront sur l’esplanade du port Hercule à Monaco pour disputer un rallye de régularité à travers six départements français.

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Thibaut Parat Publié le 25/01/2023 à 10:30, mis à jour le 25/01/2023 à 11:28
L’espace de quelques heures, l’esplanade du port Hercule devient un musée automobile à ciel ouvert. Photo Jean-François Ottonello

La Principauté s’est à peine remise du (neuvième) couronnement de Sébastien Ogier au rallye Monte-Carlo, estampillé WRC, qu’elle accueille déjà sa version historique sur ses terres.

Ce vendredi après-midi, au terme de cinq parcours de concentration depuis les villes de Bad Homburg, Oslo, Londres, Turin et Reims, 281 équipages stationneront leurs bolides d’époque sur la vaste esplanade du port Hercule.

Une arrivée au compte-gouttes appréciée des badauds et qui se plaisent à "shooter" avec leurs objectifs ces véhicules immatriculés entre 1911 et 1982, jadis engagés sur le Monte-Carl’.

Entre le WRC et l’historique, c’est un peu "deux salles, deux ambiances" avec néanmoins, pour dénominateur commun, la passion viscérale pour l’automobile.

Sur la version "vintage", il n’est pas question de vitesse mais bien de régularité. Pas de chasse au chrono, donc, mais de savants calculs et un certain self-control du copilote pour que le pilote tienne une vitesse moyenne, imposée par l’Automobile Club de Monaco, durant chacune des 16 spéciales au menu de cette 25e édition.

Des abandons à foison l’an passé

Loin d’être une partie de plaisir quand il faut évoluer, de jour comme de nuit, sur des routes sinueuses et un asphalte enneigé, voire verglacé.

L’an passé, d’ailleurs, les pépins mécaniques et les affres météorologiques avaient contraint 48 duos à l’abandon, sans compter les 5 équipages classés hors course.

Combien, cette année, arriveront à "survivre" aux routes de la Drôme, de la Haute-Loire, de l’Ardèche, des Alpes-de-Haute-Provence, des Hautes-Alpes et des Alpes-Maritimes? Qui succédera aux frères jumeaux Cornet De Ways Ruart - Philippe et Antoine de leurs prénoms -, victorieux sur une Porsche 911 de 1965?

Les hostilités débuteront réellement ce samedi en Principauté avec quatre spéciales de régularité (SR) à disputer durant la montée vers Valence, une nouvelle fois ville étape de l’événement.

Au fil des seize "SR" concentrés sur quatre jours, les équipages se frotteront à des cols mythiques, à des portions routières qui, par le passé, ont fait la légende du rallye Monte-Carlo. Comme la mythique "nuit du Turini", véritable juge de paix, servie en dessert de cette 25e édition de l’Historique.

Deux jolis morceaux seront au menu de cette nocturne redoutée par bien des concurrents, y compris les plus expérimentés et vainqueurs du passé : Col de Braus - Lantosque (34,35 km) et La-Bollène-Vésubie - Moulinet (22,33 km).

Nul doute que des courageux viendront braver le froid pour voir défiler ces belles du passé.

Christophe Allgeyer, commissaire général adjoint de l’ACM en charge des épreuves historiques et directeur de course du rallye historique. Photo ACM/Jo Lillini.

"On va mettre les bouchées doubles pour les contrôles de vitesse dans les villages"

Quelles nouveautés pour cette 25e édition?

On va mettre les bouchées doubles sur les contrôles de vitesse dans les villages lors des spéciales de régularité. Ce sera 30 km/h et pas plus. Un tronçon entre Lamastre et Valence le dimanche sera aussi concerné. On sanctionnera à tour de bras avec des pénalités en cas de non-respect de cette vitesse. On le fait pour la sauvegarde des rallyes. Si on n’agit pas sur la sécurité ou le Code de la route, un jour ou l’autre on ne sera plus accepté. Les gendarmes veilleront aussi au grain. S’il y a récidive, les équipages seront mis hors course par les commissaires sportifs.

Attendez-vous de la neige sur le parcours?

On l’espère [rires], car on n’en a quasiment pas eu sur le rallye WRC. C’est ce que veulent les concurrents engagés.

Quelle est la difficulté principale sur un rallye de régularité?

Le rythme est intense avec des levers matinaux et quatre spéciales de régularité (SR) par jour. Les pilotes doivent rouler quotidiennement près de 500 km ça use les organismes.
Pour tenir les moyennes de vitesse sur les SR, le rôle du copilote est crucial car c’est lui qui joue sur la cadence, selon si le pilote est en avance ou en retard par rapport aux points de contrôles, dont ils ignorent la localisation.

Il y a eu des débats internes à l’ACM pour intégrer, ou non, des voitures immatriculées au-delà de 1982. Où en est cette réflexion?

Le débat est toujours ouvert en interne. À titre personnel, j’aime les voitures anciennes et je ne vois pas forcément l’intérêt d’aller plus loin que 1982. Après cette année, ce sont des engins de guerre, trop modernes.

Voir les bolides à Monaco et dans les A.-M.

La concentration en Principauté ce vendredi

Les concurrents arriveront au compte-gouttes sur l’esplanade du port Hercule à Monaco, ce vendredi entre 14h50 et 19h40.

De retour à Monaco le 31 janvier

Ce jour-là, les équipages seront de retour sur le territoire monégasque. Entre 15h40 et 20h24, les pilotes et copilotes laisseront leurs bolides dans le parc fermé et reprendront des forces avant d’amorcer l’étape finale, prévue dans la nuit du 31 janvier au 1er février.

"Nuit du Turini" en guise de final

Entre 21h et 23h22, ce mardi soir, les duos s’élanceront pour la fameuse "Nuit du Turini".

Au menu: deux spéciales mythiques à dompter. D’abord, un chrono entre le Col de Braus et Lantosque puis un second entre La-Bollène-Vésubie et le village de Moulinet.

Avis aux mordus de vieilles mécaniques, l’arrivée sur le port Hercule de Monaco est prévue aux alentours d’1h20.

En chiffres

281

Le nombre d’équipages attendus, soit 562 concurrents au départ. Une trentaine de licenciés de l’ACM sont engagés.

43

Le nombre de marques automobiles alignées. Porsche et Lancia sont les plus représentées avec, respectivement, 39 et 30 véhicules. Suivent Alfa-Romeo et Renault (19 chacune).

29

Le nombre de nationalités représentées. La France et l’Italie, en force bien sûr, mais aussi la Norvège, la Suisse, l’Argentine, la Russie ou encore l’Ukraine.

366,22

Le nombre de km parcourus en 16 spéciales.

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