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A un mois du championnat du monde des rallyes, répétition générale pour les commissaires de piste

Mis à jour le 09/12/2019 à 11:18 Publié le 09/12/2019 à 10:00
Tout est noté par l’encadrement : la tenue vestimentaire, le comportement, la tenue des documents, la sécurité. Rien n’est laissé au hasard en vue du jour J du rallye.

Tout est noté par l’encadrement : la tenue vestimentaire, le comportement, la tenue des documents, la sécurité. Rien n’est laissé au hasard en vue du jour J du rallye. Photo Cyril Dodergny

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A un mois du championnat du monde des rallyes, répétition générale pour les commissaires de piste

Plus d’un mois avant la manche inaugurale du championnat du monde des rallyes (WRC), prévue du 23 au 26 janvier, les commissaires de l’ACM ont été notés lors d’un test grandeur nature.

Dix heures pétantes au chapiteau de Fontvieille. Une à une, quinze belles mécaniques désertent l’imposante tente blanche dans un délicieux ronronnement, se mêlant au tintement des cloches de l’église Saint-Nicolas, non loin de là.

Non, il ne s’agit pas là d’une nouvelle compétition automobile lancée en Principauté. Mais bien d’une répétition générale et grandeur nature de l’Automobile Club de Monaco à plus d’un mois du Rallye Monte-Carlo WRC (23 au 26 janvier).

Nom de code: CRIC. Littéralement, Circuit routier d’instruction des commissaires. L’objectif de cette journée dominicale ? Une remise en question collective. Un rappel des connaissances et fondamentaux, aussi bien théoriques que pratiques.

En somme, s’assurer que les 170 commissaires bénévoles, sans qui de telles épreuves sur l’asphalte ne pourraient avoir lieu, n’ont rien perdu de leurs acquis passés.

"On les met en situation réelle en envoyant quinze voitures pour des épreuves spéciales sur routes ouvertes (en rallye WRC, elles seront fermées, N.D.L.R.)", précise Christian Tornatore, commissaire général à l’ACM.

Des scénarios d’incidents improvisés

Les commissaires ont été postés tout au long d’un parcours fictif, non loin de la Principauté. Dans le quartier de Fontvieille, forcément puis au Col d’Eze, à la Brasca, au complexe du Devens à Beausoleil et enfin au Monte-Carlo Beach.

"Cela les habitue à utiliser le système de chronométrage, la radio, à tenir les documents, à gérer les parcs fermés. Les documents, ce sont la preuve que tel véhicule est passé et que les horaires de passage ont été respectés. Car selon le respect ou non, il peut y avoir des pénalités pour les concurrents et cela bouleverse le classement général", poursuit le cadre de l’ACM.

Pour coller au plus près à la réalité du Rallye Monte-Carlo, une épreuve ô combien imprévisible, la direction de course a ponctué la simulation de quelques scénarios… inattendus.

Répétition générale pour les commissaires de piste, postés en différents points des communes avoisinantes.
Répétition générale pour les commissaires de piste, postés en différents points des communes avoisinantes. Photo Cyril Dodergny

"Une interruption d’épreuve, un drapeau rouge pour tel concurrent, une voiture qui arrive en retard ou en avance, liste Jean-Michel Matas, commissaire général adjoint en charge du corps des commissaires. Les commissaires sur place ne sont pas mis dans la confidence. Un encadrement note plusieurs critères : la tenue, le comportement, le respect des emplacements, la sécurité… En fonction du résultat, ils auront leur licence de commissaire. Ou pas."

Même les directeurs de course, en haut de la pyramide opérationnelle, seront soumis à un QCM et évalués.

"On se doit d’être au top niveau"

Une rigueur et un souci de détail qui ont forgé l’excellence de l’ACM au gré des décennies dans le microcosme de l’événementiel automobile. Un peu partout en Europe et dans le monde, on prend en exemple leurs commissaires de piste, qu’ils soient dévolus au rallye ou à la discipline reine, la Formule 1.

D’autant que les règles pondues par la Fédération internationale de l’automobile sont draconiennes.

"S’il y a un problème, c’est l’organisateur qui est responsable", explique Jean-Michel Matas. Christian Tornatore embraye: "On se doit d’être au top niveau, d’autant plus qu’on est dans le collimateur car le Rallye Monte-Carlo est la manche inaugurale du championnat du monde des rallyes de la FIA 2020 (WRC). On essuie toujours les plâtres car on a toujours des originalités, des particularités à mettre en œuvre en tout premier. Cette année, la FIA a demandé que les quinze premières voitures partent toutes les trois minutes, puis de minute en minute."


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