A bord d'un nouveau puissant bolide électrique, on a pris le départ du 6e E-Rallye Monte-Carlo

Au cœur du E-Rallye, jour 1. Partenaires médias du 6e E-Rallye Monte-Carlo, le groupe Nice-Matin et Radio Vinci Autoroutes sont dans la course à bord de la BMW i4 n°9. Une monture difficile à dompter.

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Denis Carreaux Publié le 27/10/2022 à 10:50, mis à jour le 27/10/2022 à 10:52
Nouvelle voiture et nouvelles ambitions sur le 6e E-Rallye Monte-Carlo pour l’équipage média Nice-Matin-Radio Vinci Autoroutes. Photo ACM/Philippe Magoni

Une nouvelle monture, de nouveaux repères et une bonne dose de pression supplémentaire: pour notre quatrième participation au E-Rallye Monte-Carlo, nous passons clairement la vitesse supérieure. Avec sa silhouette sportive et ses 340 chevaux, notre BMW i4 noire en impose. Son gabarit aussi, par rapport à la frêle Renault Zoé à laquelle nous étions habitués. Sur les routes étroites des spéciales de montagne, il est évident que la taille de cette grande et belle berline ne sera pas forcément un atout…

Rallier Valence, la ville-départ, depuis Nice, nous permet de nous familiariser avec la bête. Mardi après-midi, alors que je me pâme déjà devant la puissance, l’autonomie et le confort de notre "Behème", ma copilote se fait beaucoup plus pragmatique. "Très classe, cette voiture, mais il n’y a même pas de poignée de maintien!", relève à raison Virginie qui redoute d’être ballottée au gré de mes coups de volant pas toujours subtils. Elle sait à quoi s’attendre…

Stress et manque de préparation

Ce mercredi matin, après une matinée de vérifications techniques, mais aussi de prises de tête pour tenter de dompter à nouveau le cadenceur, cet instrument (trop) sophistiqué qui va rythmer nos épreuves de régularité, nous nous élançons à 14h08 du parc fermé à Valence. Direction le massif du Vercors, un monument du "vrai" Monte-Carlo où nous attendent trois spéciales particulièrement corsées.

Notre mission, comme celle des 53 autres équipages: tenir tout au long des zones de régularité (ZR) une moyenne imposée, à la seconde près. Car contrairement à un rallye classique, rien ne sert de se montrer le plus rapide, il faut conduire toujours à la même vitesse, fixée par l’Automobile club de Monaco pour chacune des épreuves chronométrées.

Le stress est là, le manque de préparation et d’entraînement aussi. Comme l’an passé, nous butons sur la longue (38 km) première spéciale, faute d’avoir su lancer à temps ce fichu cadenceur, maudit mouchard qui calcule nos temps de passage au centième de seconde.

Éviter les pièges

Au volant, il faut aussi s’habituer à une nouvelle auto rapide et très nerveuse de plus de deux tonnes qui requiert beaucoup de doigté, notamment dans les enchaînements de lacets. Sans surprise, notre résultat est très décevant: une 38e place ex-aequo qui nous rappelle nos débuts. Beaucoup plus concentrés au départ des spéciales suivantes, nous commençons à trouver nos marques. Les réflexes reviennent et les habitudes prises au volant de la Zoé s’estompent peu à peu. Nous signons respectivement les 7e et 17e temps scratch.

Des résultats honorables qui nous redonnent du baume au cœur. Ils nous prouvent aussi que, si nous ne nous emmêlons pas les pinceaux dans la navigation et le maniement du cadenceur, nous pouvons éviter de stagner dans les profondeurs du classement. Notre objectif, jusqu’à l’arrivée samedi à Monaco: esquiver les pièges, éviter le ridicule et surtout se faire plaisir. Il faudra aussi, à partir de cette deuxième journée ardéchoise, gérer les difficultés liées à la recharge de notre bolide électrique. Et ça, c’est encore une autre histoire…

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