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89e Rallye Monte-Carlo: six cas positifs à la Covid-19 en une semaine sur 1.600 tests

Mis à jour le 26/01/2021 à 10:16 Publié le 25/01/2021 à 21:08
"Référent Covid" sur le parc de Gap, le Dr Benoît Paulmier a présenté le dispositif à Jean Todt.

"Référent Covid" sur le parc de Gap, le Dr Benoît Paulmier a présenté le dispositif à Jean Todt. Photo Patrick Domeyne/ACM

Monaco-Matin, source d'infos de qualité

89e Rallye Monte-Carlo: six cas positifs à la Covid-19 en une semaine sur 1.600 tests

Dans un contexte sanitaire tendu, la 89e édition du Rallye Monte-Carlo a prouvé, en France comme à Monaco, qu’un événement sportif d’ampleur pouvait être maintenu. Du moins sans public

C’est un bilan que le corps médical de l’Automobile Club de Monaco (ACM) teinte de la plus grande « humilité », tout en admettant qu’il est « porteur d’espoirs » pour les Grands Prix à venir. Si la vigilance reste de mise ces jours-ci, potentiel temps d’incubation oblige, le 89e Rallye Monte-Carlo s’est conclu ce dimanche par la détection de « seulement » six cas positifs à la Covid-19 sur près de 1 600 tests réalisés en une semaine. Six cas dont un seul au sein même du dispositif, celui d’un membre d’écurie testé ce dimanche à Monaco et placé immédiatement à l’isolement.

« On a suivi un protocole FIA qui est plus dur encore que les arrêtés préfectoraux », rappelle le médecin chef de l’ACM, le Dr Robert Scarlot. Autrement dit, on a mis la barre encore plus haut que les exigences légales. De Gap à Monaco, pilotes et staffs, membres de l’organisation et commissaires ont ainsi évolué sous cloche. Masqués et cloisonnés par des codes couleurs aux effets de passeport sanitaire.

Adjoint du Dr Scarlot et « référent Covid » de l’épreuve, le Dr Benoît Paulmier n’a pas, ou peu, eu à faire la police pour le respect des gestes barrières : « Les gens avaient à cœur de respecter le protocole sanitaire parce qu’ils avaient conscience que c’était une opportunité assez incroyable de bénéficier d’un rallye dans ce contexte. » « Les membres des écuries sont demandeurs même, reconnaissants », ajoute le Dr Scarlot. « Les pilotes sont bien programmés. Dès qu’ils enlèvent le casque, ils mettent le masque. C’est devenu un protocole comme un autre. »

"On reste prudents"

Au professionnalisme des pilotes, a fait écho celui des commissaires de routes. « On n’a pas eu à faire de tests des commissaires pendant l’épreuve (*)», s’étonne presque le Dr Scarlot, « alors qu’une équipe bis était toujours prête à prendre le relais ». Des commissaires qui évoluaient par groupes, jusqu’à dormir dans des hôtels différents, et dont les interactions avec la direction de course s’effectuaient sans contact grâce à des tablettes numériques.
Un hermétisme et une organisation tirée au cordeau d’ailleurs salués dès la descente du podium par le vainqueur, Sébastien Ogier [lire Monaco-Matin du lundi 25 janvier].

La règle était simple : au moindre symptôme, on teste. Et les résultats tombaient fissa grâce au partenariat monté sur place avec les laboratoires Cerballiance.
Au-delà du protocole

« On a trouvé un cas positif dans une écurie ce dimanche. Il a été mis à l’isolement et les cas contacts testés », précise le Dr Paulmier, qui rappelle que les 1 123 tests pratiqués par l’ACM ont débuté en amont du rallye. « C’était pour nous une garantie que la situation sanitaire ne nous échappe pas et, là, on reste prudents. »

Quatre des six cas recensés, tous asymptomatiques, avaient ainsi été révélés dans des laboratoires privés avant le lancement du rallye. Empêchant le loup d’entrer dans la bergerie. Outre le membre d’une écurie testé positif dimanche, un fournisseur a aussi été isolé à Gap avant même de pénétrer dans le parc fermé. « Il présentait des symptômes à son arrivée et a été orienté vers les préfabriqués où les tests étaient réalisés par Cerballiance. »

L’ACM a également été au-delà des recommandations de la FIA avant de relâcher la caravane du 89e Monte-Carl’ dans la nature. « La législation a changé et pour quitter le territoire et rentrer chez eux, les concurrents devaient être testés à nouveau, ce qu’on a permis en mettant en place une structure dédiée à Monaco. On devait faciliter ces tests mais ce n’était pas une obligation de les faire pour l’organisateur », détaille le Dr Scarlot. Sauf que l’arrivée étant jugée un dimanche, il aurait été compliqué de faire analyser autant de prélèvements illico. « Nous avions anticipé pour que les choses soient plus fluides et les écuries pas obligées de rester à Monaco », conclut le Dr Paulmier.

Au final, de l’avis du corps médical, l’appréhension était presque moindre que lors d’une épreuve “classique”, où la hantise demeure une sortie de route dans le public.

* 300 tests préventifs avaient été réalisés le dimanche 24 janvier, avant le départ, à l’espace Léo-Ferré.

Un pilote testé au sein de son écurie.
Un pilote testé au sein de son écurie. Photo Patrick Domeyne/ACM
1.123 tests réalisés par l'Automobile Club de Monaco en une semaine

1.123 tests ont été pratiqués par l’Automobile Club de Monaco, organisateur du rallye, durant la semaine entre Monaco et Gap. Deux tests se sont révélés positifs sur près de 1 600 en réalité, puisque les écuries ont également mené leurs propres tests.

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