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584 commissaires de piste à l’entraînement en vue des trois Grands Prix à Monaco

Récit en images. L’Automobile Club de Monaco a organisé ce week-end un stage pour ceux qui devront contribuer à assurer la sécurité des trois prochains Grands Prix.

Joelle Deviras Publié le 27/03/2022 à 21:24, mis à jour le 27/03/2022 à 21:27
Photo Cyril Dodergny

Ils étaient 584 commissaires de piste et 51 commissaires techniques ce week-end dans et autour du chapiteau de Fontvieille pour le traditionnel stage d’apprentissage et de remise à niveau de l’Automobile Club de Monaco (ACM).

Tous devront assurer la sécurité d’abord, avec les sapeurs-pompiers de Monaco, mais aussi la logistique. Et cette année, ils ne vont pas chômer avec trois rendez-vous : le Grand Prix électrique le 30 avril, le Grand Prix historique du 13 au 15 mai, et le 79e Grand Prix de F1 du 26 au 29 mai.

 

"Un commissaire qui fait les trois rallyes et les trois grands prix consacre un mois de son temps au moins à l’Automobile Club, souligne Jean-Michel Matas. C’est une aventure, une passion dans laquelle les hommes et les femmes (beaucoup d’entre elles sont passionnées de mécanique et incollables) se donnent sans compter."

Lui, commissaire général adjoint de l’ACM en charge des commissaires, coordonne les équipes sans baisser la garde. "Sur chaque grand prix, 650 commissaires sont mobilisés. Cette année exceptionnellement, nous n’avons qu’une semaine entre les deux derniers Grands Prix. Il va donc falloir concentrer les efforts pour gérer l’arrivée des camions et la logistique."

Alors, à un mois du premier rendez-vous, tout le monde est sur le pont pour passer les épreuves du feu, du passage des rails, des interventions sur les voitures à déplacer, du balayage pour ôter l’huile sur la piste, des ateliers sur les risques électriques. Et attention : tous les candidats sont notés et certains recalés.

Savez-vous qu’un incendie au méthanol ne fait pas de flamme mais uniquement un halo autour de ce qui brûle ? Certes, il n’y aura que cinq véhicules concernés au Grand Prix historique. Mais pour ces cinq-là, pas question d’être négligent. Alors, avec les sapeurs-pompiers de Monaco, les commissaires de piste passent l’épreuve du feu. Ils apprennent les différents types d’incendie et la marche à suivre, avec notamment le maniement des extincteurs, spécifiques pour chaque feu. Sur la digue qui longe l’héliport, loin du chapiteau, des espaces verts et des habitations, les hommes et les femmes se sont donné rendez-vous tout le week-end pour répéter les gestes essentiels à la sécurité. Photo Cyril Dodergny.
Apprendre à retourner une voiture et à l’installer sur un plateau pour qu’elle soit tractée par une grue, tout cela en un temps record, c’est ce qu’apprennent les commissaires de piste installés à quelque 41 postes qui jalonnent le circuit de 3,367 kilomètres. Les commissaires étant installés à l’intérieur et à l’extérieur de la voie, c’est donc plus exactement 82 postes qui sont occupés et permettent une parfaite maîtrise en cas d’incident. Car en pleine ville, la rapidité d’action est évidemment essentielle. D’autant que cette année, les Grands Prix devraient retrouver leur jauge à 100 %. Photo Cyril Dodergny.
Il s’agit d’être agile mais également rapide ! L’exercice appelé « parcours de la gazelle » est chronométré et rentre dans le cadre de la notation. Celui ou celle qui échoue doit recommencer jusqu’au respect du temps maximal. Il faut passer un rail, franchir six pneus de vélo un pied dans chacun d’entre eux, faire de l’équilibre sur quatre poutres de quatre mètres de longueur, tracter un lest de 20 kg, enjamber une large poutre, réaliser un gymkhana entre trois cônes de Lübeck avec un pneu dans les mains, courir avec un extincteur… Ce n’est pas un parcours de promenade ! Photo Cyril Dodergny.
La coupe à la « Meilleure équipe des commissaires 2021 » décernée en octobre dernier et remise par la FIA au corps des commissaires de l’Automobile Club de Monaco a été reçue avec beaucoup de fierté. Pour Jean-Michel Matas, commissaire général adjoint, c’est une « formidable récompense, une consécration, pour ceux que la FIA appelle “les volontaires”». Maintenant qu’ils sont les meilleurs, les commissaires de l’ACM doivent conserver leur excellence. Aussi, Jean-Michel Matas ne transige pas avec la rigueur. Photo Cyril Dodergny.
« En général, ça se passe bien pour les candidats car ils sont tous passionnés, souligne Jean-Michel Matas. Mais nous pouvons en éliminer certains ; même des chefs de piste. Il ne faut jamais baisser la vigilance. C’est ma cinquantième année à l’Automobile Club. C’est une maison qui est reconnue et qui a des moyens, du matériel et un programme de formation qui évolue en permanence. Nous sommes très stricts car pour les commissaires eux-mêmes, c’est dangereux. Alors il faut être en bonne forme physique car notre maître mot, c’est la sécurité. » Photo Cyril Dodergny.

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