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5 moments forts de la saison 2021 du pilote monégasque Charles Leclerc

Auteur d'une saison ponctuée de hauts et de bas, Charles Leclerc a réalisé une bonne première partie de saison avant de connaître quelques difficultés sur les derniers Grands Prix de l'année.

La rédaction Publié le 30/12/2021 à 12:47, mis à jour le 30/12/2021 à 13:59
Photo Jean-François Ottonello

1- Changement de coéquipier

À l’entame de sa troisième saison chez la Scuderia Ferrari, Charles Leclerc arrive en leader des rouges.

Après deux saisons mouvementées aux côtés du quadruple champion du monde Sebastian Vettel, ponctuées par un accrochage polémique au Brésil, c’est avec un jeune pilote au nom bien connu des fans de sport automobile que le Monégasque va faire équipe : Carlos Sainz JR, fils du double champion du monde des rallyes et triple vainqueur du Dakar.

L’espagnol de 27 ans, transfuge de McLaren à la surprise générale, est un pilote possédant déjà une solide expérience en F1 avec 6 saisons à son actif dans 3 écuries différentes. À la lutte l’année passée avec le prometteur Lando Noris, nul doute que le nouveau duo Ferrari aura à cœur de remonter la pente. Car c’est sur une triste 6e place aux constructeurs que la marque au cheval cabré a achevé son précédent exercice.

"On a envie de continuer à progresser, avait déclaré le pilote local. Avec les mécaniciens et ingénieurs, on essaie toujours de faire le maximum pour avancer. Carlos (Sainz) ? S’il est arrivé jusqu’ici, c’est qu’il le mérite. Il n’a pas besoin de conseils. Je vais le regarder faire ses premiers tours de piste et je lui souhaite bonne chance."

 

Des mots qui prouvent l’envie du natif de Monaco de ne pas faire la part belle au trublion espagnol avant le début de la saison à Bahreïn.

2- Monaco, quand ça ne veut pas

Photo Jean-François Ottonello.

Après un début de saison qui a rassuré les supporters de Ferrari, Charles Leclerc arrive sur le Rocher avec la cinquième place provisoire au championnat pilote à seulement 7 points du top trois.

"Chaque année, quand sonne l’heure du premier Grand Prix, je ne signe que pour une seule place, la première ! (...) Je crois toujours à la gagne", confiait-il avant d’entamer un week-end qui ne lui a malheureusement jamais réussi.

Pourtant, tout avait bien commencé pour le petit Prince de Monaco qui dominait les essais libres 2 au volant d’une Ferrari très agile dans les rues de la Principauté.

Le reste du week-end s’annonçait même très bien, à en croire les performances de la deuxième voiture qui restait au contact, parfois même légèrement devant au chronomètre. Une bonne forme qui se confirmait en séance de qualification puisque lors de son avant-dernier tour de Q3, Charles s’octroie le meilleur temps en 1.10.346. Mais à 25 secondes du terme de la séance, il vient détruire sa monoplace dans le rail de sécurité à la sortie des S de la piscine.

Personne ne peut améliorer, la pôle est à lui – sa première depuis le Mexique en 2019 – mais à quel prix, se demande-t-on à l’issue de la séance ? "Oui, je suis inquiet car je ne sais pas si je partirai premier ou dernier en course. Ça dépend de la boîte de vitesses. Ça n’avait pas l’air top quand j’ai regardé l’arrière de la voiture", expliquait le héros du jour, dont l’appréhension était justifiée.

 

Car les vieux démons refaisaient surface. Déjà contraint à l’abandon pour ses débuts en F1 avec Alfa Roméo en 2018 et en 2019 avec les rouges, le pilote Ferrari semble être maudit à Monaco où il n’a jamais vu le drapeau à damiers au volant.

Après une nuit d’analyse et de tests, l’écurie italienne décide de ne pas procéder au changement de la boîte de vitesses du Monégasque. L’objectif : lui éviter une pénalité de 5 places sur la grille, qui mettrait un terme quasi-définitif à ses chances de victoire dimanche.

Un pari perdant puisqu’au moment d’effectuer son tour d’installation on pouvait entendre un terrible "Oh no" plein de dépit à la radio. La Ferrari n’engageait plus les vitesses correctement, la faute à un arbre de transmission récalcitrant, c’est l’abandon.

"C’est difficile à accepter. Les mécaniciens ont fait un travail de fou. Après, ça arrive de faire des erreurs", confiait Charles Leclerc, à peine remis de sa déception tout en regardant son coéquipier terminer deuxième derrière Max Verstappen.

"Hier, l’erreur c’est moi qui l’ai faite (...) après, si on m’avait dit qu’il y avait ne serait-ce que 20 % de chances de finir la course et la gagner, j’aurais pris le risque."

Un risque qui n’aura pas été payant et une série d’abandons à domicile qui se poursuit. Il ne lui reste plus qu’à espérer que la monoplace version 2022 sera à la hauteur pour enfin briguer un bon résultat à domicile.

 

3- À la relance à Bakou

Photo AFP.

Pas le temps de tergiverser. Deux semaines après en Azerbaïdjan, Charles Leclerc est de retour au travail sur un tracé plus rapide mais qui présente de nombreuses similitudes avec le circuit Monégasque.

Malgré un nouveau crash en essais libres 2, le pilote de la Ferrari N°16 se sent à l’aise entre les murs de Bakou.

"Je me sentais confortable dans la voiture, spécialement en termes de freinage, même trop confortable puisque j’ai attaqué à l’excès au n°15, avait-il avoué en faisant référence à sa sortie de piste. Mais au bout du compte, les essais libres servent à tester les limites."

Des limites qu’il ne franchira pas une deuxième fois de suite. Contrairement à Yuki Tsunoda et son coéquipier Carlos Sainz, qui provoquent un drapeau rouge en fin de Q3. Auteur du meilleur temps à ce moment de la séance, c’est avec surprise que le pilote Ferrari enchaîne une deuxième pole position consécutive.

"En fait, c’était un tour de merde, selon moi, lançait-il, rieur, aux micros à l’arrivée. J’ai fait des erreurs dans trois ou quatre virages, mais dans le dernier secteur j’ai bénéficié d’une énorme aspiration de la part de Lewis Hamilton. Ça m’a un peu aidé, mais je pense que nous aurions de toute façon fini en pole position."

Mais sa Ferrari, pas assez performante en vitesse de pointe, ne lui laisse aucune chance de se battre à la régulière pour la victoire le lendemain. En bénéficiant des différents faits de course, il parvient tout de même à accrocher une belle 4e place dans les derniers tours.

"Je m’attendais honnêtement à ce que les Red Bull et la Mercedes me passent en début de course. C’est assez facile pour doubler. On s’attendait à un petit peu galérer. Mais à la fin, c’est un week-end un petit peu plus positif", conclut Leclerc à l’issue de ce 6e rendez-vous d’une longue saison qui comptait 21.

 

4- À trois tours de la victoire…

Photo EPA /Andy Rain.

Silverstone offre souvent des courses à rebondissement. Cette année n’a pas dérogé à la règle avec notamment l’introduction du format de qualification sprint.

À ce petit jeu-là, Charles Leclerc a probablement eu sa plus belle chance de victoire de l’année. Bien placé à l’issue de la qualification (4e), le Monégasque a su profiter de l’accrochage entre Hamilton et Verstappen dans Copse.

En tête au moment du second départ, le pilote Ferrari a mené la grande majorité du Grand Prix. Mais il doit céder à trois tours de l’arrivée face à Hamilton, qui malgré ses 10 secondes de pénalité suite à son accrochage au départ, a fini par remporter sa 8e victoire à domicile.

"J’ai tout donné, j’étais à 200 % (...) Je sentais qu’on avait moins de performances sur les hards mais j’ai quand même tout donné jusqu’à la fin. Malheureusement ce n’était pas suffisant", a regretté le pilote Ferrari après la course, lui qui avait dû faire face à des coupures moteur pendant une grande partie du Grand-Prix…

5- Un rendez-vous manqué

Photo NM.

Malgré une belle première partie de saison, l’année 2021 n’aura pas été celle de tous les succès pour Charles Leclerc. Il se fait dépasser au championnat du monde pilotes par son coéquipier Carlos Sainz (5e) et Lando Norris (6e) lors de l’ultime course de la saison.

Le Monégasque aura été en perte de vitesse sur les trois derniers rendez-vous de la saison, n’inscrivant que 11 points contre 25 pour Carlos Sainz.

Lors du dernier Grand Prix, pendant que l’espagnol courait après le podium, en terminant troisième dans cette fin de championnat haletante, Charles est resté coincé en 10e position, pas aidé par la procédure de Safetycar, il faut le dire.

C’est donc à la 7e place du championnat du monde que s’achèvera sa saison ponctuée de haut et de bas, mais avec la satisfaction d’avoir porté, avec son coéquipier, la Scuderia sur le podium du championnat des constructeurs. L’objectif affiché par son équipe cette saison.

 

"Bravo à Carlos pour le podium, il a fait un excellent job comme pendant toute la saison. J’espère que l’an prochain on aura une meilleure voiture, pour tous les deux se battre un peu plus haut", commentait Leclerc à la fin de la course.

L’année 2022 s’annonce électrique entre les deux protégés de l’écurie italienne qui auront l’envie de prendre le dessus l’un sur l’autre. Car à la clé se trouve une potentielle reconduction de contrat pour Leclerc (sous contrat jusqu’en 2024) et Sainz (jusqu’à fin 2022).

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