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25 heures au volant, météo difficile, adrénaline... Un couple monégasque raconte sa course au 22e Rallye Monte-Carlo historique

Mis à jour le 04/02/2019 à 08:43 Publié le 04/02/2019 à 08:26
Les Monégasques Olivier et Lydia Campana, quelques minutes avant de prendre le départ de leur premier « Historique », sur le port Hercule.

Les Monégasques Olivier et Lydia Campana, quelques minutes avant de prendre le départ de leur premier « Historique », sur le port Hercule. Photo Jean-François Ottonello

25 heures au volant, météo difficile, adrénaline... Un couple monégasque raconte sa course au 22e Rallye Monte-Carlo historique

Dimanche soir, après deux jours d’épreuves, le couple monégasque pointait à la 51e place.

Normalement, il aurait dû être le copilote de Daniel Elena, lui-même copilote de la star du volant, Sébastien Loeb.

Seulement voilà, le nonuple champion du monde des rallyes, qui s’était retiré en 2013, a fait son retour sur les pistes cette saison, aux derniers Dakar et Rallye Monte-Carlo.

Du coup, au départ du 22e Rallye Monte-Carlo historique, vendredi soir sur le port Hercule, Olivier Campana a changé de baquet pour se retrouver au volant d’une Golf GTI de 1979, avec une copilote de charme, son épouse Lydia.

À 20h03, le couple Campana a franchi la ligne de départ, heureux de cette aventure inédite en couple. Direction le lieu de concentration des 315 participants venus de toute l’Europe, à Buis-les-Baronnies, en plein cœur de la Drôme provençale.

Vingt-cinq heures au volant

Samedi soir, quelques minutes après qu’il eut garé sa Golf dans le parc de concentration, nous avons recueilli les premières impressions du pilote. Il était 21h40. Olivier Campana venait de couper le moteur, qui tournait depuis le port de Monaco. "Nous sommes arrivés à 21h24, quasiment sans s’arrêter depuis le départ, explique-t-il. C’est la pression du rallye qui maintient en forme."

Certes. Mais comment fait-on pour conduire pendant vingt-cinq heures et demie? "Tout est question de gestion du stress, de la fatigue et des quelques temps de repos. Le plus difficile est de conserver sa lucidité, ne pas faire d’erreurs de calcul, rester concentré."

Conditions météo difficiles

Sa copilote d’épouse l’a bien aidé en cela. L’adrénaline de l’épreuve également. Ce n’est pas tous les jours que l’on participe au mythique Rallye Monte-Carlo historique. Pour un Monégasque de surcroît, ce n’est pas anodin.

Et puis, les conditions météorologiques n’ont pas laissé trop le choix à Olivier Campana. En gros, le choix était simple: garder l’œil ouvert et l’attention en éveil en permanence, sinon la voiture finissait dans le décor. Car, après les fortes pluies du départ à Monaco, les concurrents ont dû essuyer les affres du ciel.

"L’une des pires nuits"

"Durant les 700 kilomètres à parcourir, nous avons d’abord eu droit à la neige à La Colle Saint-Michel, près de la Foux d’Allos, puis au brouillard au pied du mont Ventoux. J’ai vécu l’une des nuits les plus difficiles au volant d’une voiture. Vous pouvez me croire, ces conditions aident à rester réveillé. Nous devons aussi respecter à la fois le Code de la route et le sommeil des habitants des villages que nous traversons, en faisant le minimum de bruit."

Le pilote monégasque ajoute: "Et puis l’ACM sait dessiner le parcours qui permet de ne jamais relâcher l’attention, sur ces petites routes de l’arrière-pays bien sinueuses…"

"On peut réussir quelque chose"

Au final, Olivier et Lydia Campana auront parcouru 729 km pour rallier la Drôme, à une vitesse moyenne de 50 km/h. Mais la nuit et la journée n’étaient pas pour autant finies. Deux spéciales attendaient les 315 participants au Rallye Monte-Carlo historique, arrivés le même samedi de Monaco, mais aussi d’Athènes, Glasgow, Milan, Reims, Bad Homburg et Barcelone.

"La première spéciale s’est déroulée sur la neige, indique Olivier Campana. Nous avons réalisé le 70e temps. Mais nous étions très contents. Et là, il semble que nous finissons 6e de la deuxième spéciale."

"On peut réussir quelque chose", confiait Olivier Campana samedi soir, avant d’aller enfin dormir.

À l’issue de l’étape de concentration, "nos" Monégasques étaient alors classés 65e. Et dimanche soir, ils poursuivaient leur remontée, terminant la journée à la 51e place du classement général.


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