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Patrice Loquet: "La No Finish Line est un défi"

Mis à jour le 02/12/2016 à 05:06 Publié le 02/12/2016 à 05:06
Patrice Loquet : « J'ai concrétisé mon rêve, cette année, à la No Finish Line, en étant en tête du podium des Vétérans 3. »

Patrice Loquet : « J'ai concrétisé mon rêve, cette année, à la No Finish Line, en étant en tête du podium des Vétérans 3. » DR

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Patrice Loquet: "La No Finish Line est un défi"

Cet ultra, Français de 65 ans, a concrétisé son rêve en remportant le titre des vétérans 3 à la No Finish Line. Il a parcouru 767 km et est arrivé 7e au classement général

La No Finish Line est loin d'être son premier défi. Patrice Loquet, Français résident monégasque, court depuis plus de quarante ans. Et plus les années passent, plus les kilomètres s'enchaînent par centaines. « En 2016, j'ai dû faire 2 000 kilomètres. C'est une grosse année. » Et ce n'est pas la cimentoplastie dans les vertèbres ou les problèmes de cartilages dans les genoux qui le stoppent. Alors, quand il s'agit d'ampoules, d'échauffements et autres blessures que les coureurs rencontrent tous à la No Finish Line, « il faut faire abstraction ; c'est tout ». Car « c'est une question de mental », explique ce Français de 65 ans, retraité depuis deux ans.

Un mental d'acier qui lui a fait parcourir 767 kilomètres du 12 au 20 novembre, le plaçant en sommet du podium des Vétérans 3 et septième au classement général. Et un succès qui lui permet de dire : « J'ai réussi à concrétiser mon rêve. Mon record est 828 km à Monaco. Mais les deux derniers jours de course, je ne me sentais pas très bien. Alors j'ai ralenti. »

Victoire à Oslo

Durant une semaine, l'ultra ne dort quasiment pas ; il s'allonge deux heures dans un bâtiment en préfabriqué que lui met à disposition l'Automobile Club de Monaco pour se reposer. Il mange peu mais apprécie les petits plats de pâtes que lui prépare chaque soir son épouse Patricia. Son moteur ? La volonté, la compagnie des « coureurs hors normes » et… les pensées. « Quand je cours, je pense à mon meilleur ami, décédé depuis quatre ans, qui me supportait à chaque course. Nous avions beaucoup de complicité. »

La No finish Line, Patrice Loquet la fait depuis plus de dix ans. « Cela m'a permis de rencontrer des gens incroyables avec des valeurs saines et authentiques. J'ai commencé alors que je travaillais. J'allais une heure le midi et deux heures le soir. Les trois dernières années avant la retraite, ma patronne me donnait huit jours pour me permettre de participer pleinement. »

Et maintenant que l'événement, créé à Monaco par Helène et Philippe Verdier en 1999, s'exporte, Patrice Loquet court hors frontière pour défendre des causes caritatives. « En septembre, je suis ainsi allé en Norvège où les bénéfices de la No Finish Line sont destinés à soutenir les enfants victimes de viols. » À Oslo, il était le seul de Monaco. Il a rencontré le prince et a fini premier au classement général !

Les courses dictent les destinations de la famille. « J'essaie de faire toutes les courses mythiques. » Londres, Oslo, Vintimille, le Mont Ventoux, Millau, Paris…

« À Paris, pour la No Finish Line encore, je suis logé chez ma fille aînée. Mes petits-enfants viennent courir avec moi. Ils ont 4 et 10 ans. C'est une bonne occasion d'être ensemble. J'ai toute ma famille là-bas. Alors, je pars une semaine. »

"Toutes les courses régionales"

La prochaine course ? Celle de Noël, le 14 décembre, mais « c'est une promenade ».

Pour le prochain semi Vintimille-Monaco, en mars, il s'agira de parcourir 21 kilomètres en quelque deux heures. « Il y a la cote de Roquebrune à monter. Ce n'est pas facile. C'est une course pour des gens de moins de 40 ans. Avec l'âge, on est davantage dans l'endurance. Et on aborde la souffrance beaucoup plus facilement. »

Patrice Loquet est sportif depuis près d'un demi-siècle. « J'ai commencé par le vélo, la course à pied et surtout le football. Je m'entraînais beaucoup. J'étais comptable dans une banque et courais matin et soir. » Le premier vrai défi ? « Le marathon de Paris : 42,195 kilomètres. Ma meilleure performance a été 3 h 07. »

Arrivé à Monaco en 1987, Patrice Loquet a continué de courir. « J'ai fait toutes les courses régionales, sans jamais baissé le rythme. Mais je n'ai commencé à explorer les grosses distances qu'il y a une dizaine d'années environ. Toujours par défi. »

Rien ne l'arrête

Il a donc attendu 55 ans pour faire de l'endurance une passion au long court. « L'objectif est d'aller toujours plus loin. Ca ne s'est jamais mal passé sauf au marathon de Londres où j'ai fait le dernier kilomètre dans le brouillard. Sur la ligne d'arrivée, j'ai été récupéré par une civière… »

Mais rien n'arrête Patrice Loquet.

Son prochain défi ? « Aller en Grèce, à Athènes, en avril 2017, dans le parc de la fondation Stavros Niarchos où une nouvelle No Finish Line devrait naître. »


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