Le goût de l'effort au cross du Larvotto à Monaco

Ce dimanche matin, environ 480 coureurs de tous âges ont donné de leur personne lors du 45e Cross du Larvotto. Sur le parcours phare de 6000 mètres, c’est un tiercé gagnant de l’AS Monaco athlétisme.

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Thibaut Parat Publié le 07/11/2022 à 07:30, mis à jour le 06/11/2022 à 16:56
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Le top départ du parcours de 6000 mètres. Photo Jean-François Ottonello

Sur le site balnéaire du Larvotto, le contraste est saisissant. D’un côté, les plagistes du dimanche en pleine cure de vitamine D sous les rayons matinaux du soleil. De l’autre, des athlètes suants, en plein effort pour tenter de rafler la victoire sur l’une des sept courses du cross du Larvotto, 45e du nom.

Contraste saisissant sur la plage du Larvotto entre baigneurs et coureurs. Photo Jean-François Ottonello.

"On a recensé environ 480 coureurs avec les inscriptions de dernière minute. C’est un record par rapport aux éditions précédentes. On retrouve le rythme des belles années, sans contraintes sanitaires", jubile Rodolphe Berlin, président de la section athlétisme de l’AS Monaco.

La portion sur le sable écourtée

Le top départ du parcours phare, celui de 6000 mètres, a été donné à 9h45 pétantes. Quatre grandes boucles et une petite à avaler avec des portions techniques et des changements de rythme, dans le sable et les escaliers.

Le sable, une portion très technique dans le cross du Larvotto Photo Jean-François Ottonello.
Les escaliers, autre partie technique. Photo Jean-François Ottonello.

À la demande des athlètes, d’ailleurs, la portion sur la plage a été légèrement écourtée pour leur permettre de mieux dérouler leur course. "Le sable, on s’enfonce dedans et ça casse vraiment le rythme. À un endroit, il y a même un dévers. Musculairement, ça fatigue beaucoup", confie Julie Romera.

Licenciée au Menton Marathon Athlétisme, elle avait préparé ce passage instable avec "des côtes, des préparations dans les parcs avec des accélérations et beaucoup de renforcement musculaire". Entraînement payant puisqu’elle boucle ces 6km en 22’32’’ à la première place parmi les féminines (29e au général).

Parmi les femmes, Julie Romera s'est imposée. Elle termine 29e au général du parcours de 6000 mètres. Photo Jean-François Ottonello.

Sur le podium, on retrouve un trio de l’AS Monaco athlétisme : Alex Milne (18’40’’), Quentin Succo (19’26’’) et Jamal Baaziz (19’41’’). "Au premier tour, je suis resté en retrait en huitième position. Je n’avais jamais couru dans le sable. Quand j’ai vu que ça allait bien, j’ai poussé au second tour, j’ai réduit l’écart et j’ai pris la première position à mes coéquipiers", réagit le vainqueur, sur la ligne d’arrivée, à bout de souffle et en quête d’un rafraîchissement.

Alex Milne termine en première position du parcours phare de 6000 mètres. Photo Jean-François Ottonello.
De gauche à droite : Jamal Baaziz, Alex Milne et Quentin Succo. Photo Jean-François Ottonello.

Chacun son objectif

Pour bien d’autres, l’espoir d’une victoire n’était que chimère. L’objectif était ailleurs : se challenger, améliorer son chrono personnel, goûter au plaisir de l’effort… Ou, enfin, pour la bonne cause, à l’image de l’Association sportive monégasque de joëlette qui a permis à des jeunes en situation de handicap de vivre la course de l’intérieur.

L'association sportive monégasque de joëlette. Photo Jean-François Ottonello.
Un cadre exceptionnel. Photo Jean-François Ottonello.

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