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Dans les coulisses d'Herculis

Mis à jour le 18/07/2018 à 05:12 Publié le 18/07/2018 à 05:12
Employés à l'année, étudiants et bénévoles, ils sont nombreux à participer à l'organisation de ce meeting couru des plus grands. Le dernier tour de piste d'Usain Bolt, en 2017, restera ainsi dans les mémoires des organisateurs et spectateurs.

Employés à l'année, étudiants et bénévoles, ils sont nombreux à participer à l'organisation de ce meeting couru des plus grands. Le dernier tour de piste d'Usain Bolt, en 2017, restera ainsi dans les mémoires des organisateurs et spectateurs. C.D. et J.-F.O

Dans les coulisses d'Herculis

Le meeting international d'athlétisme approche à grand pas. Dans le bureau de la Fédération Monégasque, ils sont nombreux à se démener pour offrir un spectacle de haute qualité

Carl Lewis, Sergueï Bubka, Marion Jones, Marie-José Perec ou encore Usain Bolt, ils ont tous foulé l'ocre du stade Louis-II. Comme bon nombre d'athlètes, ils ont participé à son succès grandissant depuis le 19 septembre 1987. Petit à petit, l'Herculis s'est fait un nom, jusqu'à faire partie aujourd'hui des plus grands rendez-vous mondiaux de l'athlétisme. Mais que serait-il sans une organisation sans failles ? Sans tous ces passionnés qui travaillent d'arrache-pied pour offrir au public, mais aussi aux sportifs, un spectacle hors pair et digne d'une étape de Diamond League.

Chacun à son poste

C'est dans une des innombrables pièces que compte le stade Louis-II, que se trouve « la fourmilière ». C'est ainsi que Jean-Pierre Schoebel se plaît à appeler les petites mains de la Fédération Monégasque d'Athlétisme, dont il est également le président.

À l'intérieur, les mains se baladent sur les claviers à une vitesse folle, on discute, on se charrie, mais surtout, on bosse dur. Ils se connaissent tous ou presque, puisqu'ils sont pour la plupart licenciés à l'AS Monaco Athlétisme et chaque année, environ un mois avant le jour J, ils se donnent rendez-vous ici.

À l'année, le bureau de la fédération est composé essentiellement de cinq membres. Et plus l'événement approche, plus le personnel s'agrandit. Rien est laissé au hasard. Seul ou en équipe, c'est grâce à eux que l'Herculis prend vie.

Pour la partie communication, c'est Ilona Chiabaut qui s'y colle depuis 2015. « J'alimente, le site, Facebook, Twitter, Instagram », explique-t-elle.

Juste en face, casque audio sur les oreilles, Étienne Fiacre prépare de nouveaux montages vidéos. Sans oublier la promotion de l'événement. Depuis quelques semaines déjà, impossible de manquer les publicités de l'Herculis. Sur les vitres arrière des bus, sur les panneaux d'affichage, dans les chaînes de restauration, il est partout. Et le responsable du service promotion, marketing et billetterie, c'est Mathieu Bertholle et son stagiaire Mathieu. Ils sont chargés de la relation avec les partenaires, de la planification des affichages digitaux et physiques. Toute la visibilité de l'événement leur appartient.

« Je reçois une tonne

de mails par jour »

Un tel événement demande une logistique zéro défaut. Et ce n'est pas Piera Parodi qui nous contredira. « Depuis 2007, je travaille à la fédération et m'occupe du meeting et de toutes les manifestations sportives organisées par l'AS Monaco Athlétisme. Je reçois une tonne de mails par jour. Je suis chargée de tout ce qui attrait à l'acheminement des athlètes et de leur famille de l'aéroport à l'hôtel. », nous explique-t-elle, les yeux rivés sur l'écran. Lise Boryna, elle aussi, n'en finit pas de recevoir des courriels. Son job à elle, c'est l'organisation des 1 000 m Herculis qui accueillera pas moins de 1 600 participants. Le succès est énorme, la tâche l'est tout autant. Une manière de chauffer la piste avant l'arrivée des meilleurs athlètes mondiaux. Un plateau que Rémy Charpentier a préparé avec soin et qu'il connaît sur le bout des doigts. Pour chaque édition, il prépare le meilleur casting possible pour plaire au public.

Des spectateurs reçus par Alessia Peleson, qui est responsable du guichet depuis quelques années déjà. À l'approche du meeting, on se bouscule au portillon.

Sur le stade maintenant, c'est Didier Boinon le chef d'orchestre. Aujourd'hui il sera au port pour superviser l'installation de l'épreuve du lancer de poids. Puis il se dirigera sur le stade pour vérifier et installer les haies, le sautoir du triple saut notamment. « Deux ou trois camions vont venir apporter le matériel qui ne sert qu'une fois dans l'année à l'occasion du meeting. Il va falloir tout vérifier et bien sûr l'installer. Le côté technique c'est moi qui m'en charge. »

Environ 250 personnes

sur le pont

L'AS Monaco Athlétisme, c'est le vivier dans lequel l'organisation puise bon nombre des membres de son bureau et de ses bénévoles. Des jeunes, des hommes et des femmes passionnés par la vie du club et tout ce qui y attrait. Généralement, ils sont tous habillés pareil. Leur procurer, T-shirt, short, basket et casquette, c'est Malory Malgherini et Mathilde Havigner qui s'en occupent. « Si nous comptons tout le monde, à savoir les bénévoles, les hôtesses, les chauffeurs, les juges et j'en passe, environ 250 personnes sont réquisitionnées pour le meeting », précise Piera Parodi.

Depuis hier, le bureau de la Fédération Monégasque d'Athlétisme s'est un peu vidé, car pour la plupart, ils sont allés s'installer au Fairmont pour accueillir les athlètes, les VIP et la presse. Pour tous, désormais, c'est la dernière ligne droite.


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