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Y. Arthus-Bertrand : Je ne suis qu'une passerelle

Mis à jour le 23/07/2017 à 05:13 Publié le 23/07/2017 à 05:13

Y. Arthus-Bertrand : Je ne suis qu'une passerelle

Cannes Le défenseur de la planète a inauguré son expo « Le patrimoine mondial vu du ciel » au Musée de la Mer de Sainte-Marguerite. Un temps fort de la candidature de Lérins à l'UNESCO

Il est comme ses clichés. Généreux. Naturel. Humain. Amoureux des îles de France en général. Avec « une tendresse particulière » pour celles de Lérins. Alors, avec une gentillesse non feinte, il a joué les VRP. Moustache blanche affable. Grande silhouette de capitaine au long cours en quête d'un monde meilleur. Sourire aux lèvres, Yann Arthus-Bertrand a d'abord pris un joli bain de... foule. Sur le bateau bondé menant à Sainte-Marguerite, nombre de fans n'ont pas caché leur plaisir de poser avec le célèbre photographe. Un selfie par ici avec une famille. Une dédicace par là à un couple de touristes. Tant mieux si ça tangue avec la houle ! Dès le pied posé sur l'île, l'auteur de La Terre vue du ciel (3 millions d'exemplaires vendus) glisse à un couple : « Il faut soutenir la candidature ! » Bonne pioche. « On a signé il y a un an », répondent en chœur Léon et Michèle Bernard, de l'association du Moulin Forville. Le patron de la Fondation GoodPlanet chemine alors en bonne compagnie. Papotant avec Dominique Véran, présidente des Paralysés de France, dans son fauteuil chahuté par les cailloux. Évoquent ensemble un éventuel futur partenariat pour un projet autour du handicap.

« Tu n'as rien à toi sur la Terre »

L'homme nous confie aussi de sa voix douce son amour des archipels. Son petit coin de paradis : « un fort loué à Port Cros. Et oui, car tu n'as rien à toi sur la Terre ». Formidable écho plein d'humilité au travail de toute une vie. Quarante ans à sillonner le ciel pour capter la beauté de la Terre. Le fragile. L'inestimable. Le précieux.

Au Fort Royal du Musée de la Mer, l'exposition Le Patrimoine mondial vu du ciel illustre ce noble défi par 35 photos des plus beaux sites classés de l'UNESCO.

« Ce n'est pas moi qui les ai choisies. J'ai voulu en changer une mais je n'ai pas réussi » a-t-il plaisanté. Avant de commenter certaines images de sites à la splendeur aujourd'hui menacée. Par la guerre. « Comme la vieille ville de Sanaa au Yemen (1986), une des plus belles villes du monde. Impossible d'y aller aujourd'hui ». Ou la fureur des hommes, pointant le cliché des éléphants du Botswana décimés « avec des armes de guerre. C'est épouvantable. Nos enfants ne les connaîtront pas. »

« De l'affrontement humain, en bas »

A son arrivée, le maire David Lisnard a loué le soutien du photographe. « C'est important d'avoir des relais. La priorité de notre action culturelle est de préserver le patrimoine et le protéger. On a tous une responsabilité planétaire. On a cette beauté vue d'en haut, mais en bas, on a de l'affrontement humain. L'esprit peut vaincre les conflits, l'art nous amène à cela...»

Et le réalisateur de Home et Human, toujours modeste, de conclure avec un message d'amour : « J'ai un métier de rêve. J'écoute les plus belles paroles du monde. Je ne suis qu'une passerelle. S'aimer soi-même, c'est aimer les autres. Je vous aime ».


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