“Rhôooooooooo!”

Vous utilisez un AdBlock?! :)

Vous pouvez le désactiver juste pour ce site parce que la pub permet à la presse de vivre.

Et nous, on s'engage à réduire les formats publicitaires ressentis comme intrusifs.

Je veux bien mais j'ai la freebox

Connectez-vous

pour sauvegarder mes filtres et personnaliser mon flux

continuer sa lecture

lire le journal

Une autre facette de Miró est à découvrir à la Fondation Maeght

Mis à jour le 31/10/2019 à 11:12 Publié le 01/11/2019 à 09:00

Une autre facette de Miró est à découvrir à la Fondation Maeght

L’exposition en cours de la célèbre Fondation rend hommage au génie créateur de Joan Miró. Il s’agit de montrer ici son exceptionnelle œuvre graphique. Et le terme exceptionnel n’est, pour une fois, pas galvaudé.

Si vous aimez Miró, cette exposition va vous en mettre plein les yeux! Autant le dire dès l’abord, cette nouvelle expo, intitulée Joan Miró, au-delà de la peinture et qui nous fait découvrir un Miró graveur, est un enchantement.

Elle a été pensée par Rosa Maria Malet, commissaire de l’exposition, autour de quatre grands thèmes: Miró et les poètes, le concept collage, les possibilités combinatoires et le dépassement des techniques.

On ne le sait pas toujours mais le Barcelonais était passionné par l’imprimerie: il a ainsi créé plus de trois mille œuvres gravées originales.
L’exposition montre, tout d’abord, des eaux-fortes puis, dans la salle Braque, le festival des couleurs chères à l’artiste commence par des lithos, des gouaches. On est déjà conquis mais dans la salle suivante, la salle Miró justement, on tombe en admiration: encore des lithos et des gouaches, sublimes comme Le Croc à Phynances (1971) qui rappelle un peu ces dessins de vases étrusques mais Miró y a mis, évidemment, des couleurs. Le Hibou blasphémateur (1975) est magnifique.

Photo Cyril Dodergny

Dans la salle Braque, Miró s’est amusé avec les possibilités combinatoires: il joue avec les encres, les couleurs, le scanner. Et c’est dans la dernière salle que l’on découvre une autre technique, celle avec le cuivre sur lequel il s’est exprimé avec du noir, presque carbonisé. D’ailleurs, on retrouve partout ces gros coups de pinceau noirs, c’est la patte de l’artiste. Mais il y a ces couleurs qui éclatent, nous rappelant ainsi cette “touche” espagnole que l’on voit également souvent dans les films d’Almodóvar.


Joan Miró, au-delà de la peinture.
Jusqu’au 17 novembre. Ouvert tous les jours, de 10h à 18h.
Fondation Maeght, à Saint-Paul-de-Vence. Tarifs: 16 euros, réduit 11 euros, gratuit pour les moins de 10 ans.
Rens. 04.93.32.81.63. www.fondation-maeght.com

Photo Cyril Dodergny

commentaires

Les insultes, les attaques personnelles, les agressions n'ont pas leur place dans notre espace de commentaires.
Tout contenu contraire à la loi (incitation à la haine raciale, diffamation...) peut donner suite à des poursuites pénales.