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Quel avenir pour les 65 dessins non authentifiés de Van Gogh?

Mis à jour le 06/03/2019 à 08:25 Publié le 06/03/2019 à 09:00
Willem Dafoe dans le rôle de Van Gogh

Willem Dafoe dans le rôle de Van Gogh Photo DR

Quel avenir pour les 65 dessins non authentifiés de Van Gogh?

Alors que Netflix diffuse un film sur Van Gogh inspiré par la découverte de 65 dessins non authentifiés, en 2016, par un expert monégasque, on s'interroge sur leur devenir.

Qu’en est-il de la vraie polémique autour de la découverte des 65 dessins par Franck Baille, c’est-à-dire le refus de les authentifier par le Van Gogh Museum d’Amsterdam? Statu quo selon Franck Baille, "tant que les experts du musée refuseront de se mettre autour d’une table pour débattre".

>> LIRE AUSSI. Comment la découverte de dessins de Van Gogh par un Commissaire priseur de Monaco devient un grand film de cinéma

Traditionnellement réticents à reconnaître des œuvres du maître, les experts hollandais ont pourtant fait une entorse à leur ligne de conduite, pas plus tard que la semaine dernière, en identifiant une nature morte datée de 1886 et offerte, en 1960 (!), au musée de San Francisco. Depuis 1988, 14 œuvres ont ainsi rejoint le catalogue officiel des travaux de l’artiste.

Un travail de mémoire ?

Fin 2016, ces mêmes experts avaient signé un coup de théâtre retentissant, en pleine conférence de presse de présentation du Brouillard d’Arles, carnet retrouvé (Seuil), tweetant que ces dessins étaient des imitations. "Quand je sais que c’est un Van Gogh, je sais que c’est un Van Gogh!", avait répondu en direct Bogomila Welsh.

Aujourd’hui, un voile opaque plane toujours au-dessus du Brouillard d’Arles. Auteur de la découverte, Franck Baille regrette que Bogomila Welsh, pourtant partenaire du Van Gogh Museum durant des années, n’ait été reçue que quelques minutes à Amsterdam pour recevoir un veto catégorique sur la base d’une poignée de dessins.

Là où les experts bataves réfutent tout travail de mémoire de l’artiste et pointent des erreurs de topographie, Franck Baille rétorque que Van Gogh "aussi bien à l’hôpital d’Arles qu’à l’asile de Saint-Rémy, a pu travailler de mémoire". Qui plus est sous traitement à base de "bromure de potassium", d’où les visions, d’où peut-être l’insert de chaumières hollandaises au milieu de cyprès provençaux.

Les experts hollandais estiment aussi que, passant sa thèse en juin à Montpellier, le Dr Rey ne pouvait avoir déposé le carnet aux Ginoux en juin 1890.

La science en renfort ?

Sur la base de recherches confiées à une documentaliste, Franck Baille n’en démord pas: "Il n’a jamais quitté l’hôpital selon les archives du personnel (...). Aller passer sa thèse à Montpellier prenait deux heures de train… à l’aller et au retour."

Le petit carnet de bord tenu par les employés du Café de la gare, retrouvé avec les dessins, est considéré comme un faux en Hollande. "Sans l’avoir examiné de visu…", soupire Baille.

Quant aux critiques sur l’encre, qualifiée de "sépia" par Bogomila Welsh ("comme dans la plupart des ouvrages de référence"), et de "noire qui virait au brun" par les experts, Franck Baille a diligenté des analyses dans un laboratoire qui travaille avec le Musée des Offices de Florence et ne demande qu’à les confronter avec d’autres.


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