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Printemps des arts: magistrale touche finale

Le Philharmonique de Monte-Carlo aura eu le dernier mot d'un festival de rêve, avec un grand concert placé sous la direction de Daniel Harding

André PEYREGNE Publié le 12/04/2016 à 05:08, mis à jour le 12/04/2016 à 05:08
Sous la direction de l'extraordinaire chef Daniel Harding, le Philharmonique de Monte-Carlo est allé au-delà de ses limites. Alain Hanel / Printemps des arts

Le Printemps des arts est fini. On aurait tant voulu qu'il continue… Nous avons passé un mois de rêve à nous promener dans l'Histoire de la musique, allant des œuvres du temps de Louis XIV aux créations contemporaines, en passant par les danses bretonnes, les quatuors à cordes ou le chant Moyenâgeux. Peut-on être plus éclectique ? Tout cela a fait notre bonheur.

Mais il y a surtout eu l'inoubliable périple organisé au travers des symphonies de Mahler. Quatre orchestres allemands sont venus les interpréter. Quels sont, aujourd'hui, les festivals qui arrivent à déplacer de l'étranger des orchestres symphoniques entiers ? Le Printemps des arts est l'un des rares à le faire.

Au-delà des limites

La prestation de l'orchestre de Bamberg, jeudi dernier, demeurera inoubliable. On pensait qu'on était arrivé là à un insurpassable sommet. C'était sans compter avec l'époustouflante interprétation de la Symphonie Titan donnée dimanche par le Philharmonique de Monte-Carlo.

 

Un chef d'exception, Daniel Harding, futur directeur de l'Orchestre de Paris - jeune homme à la silhouette de roseau - a poussé l'orchestre monégasque au-delà de ses propres limites. La musique de Mahler nous est apparue dans sa pleine grandeur mais avec une souplesse qui lui ôtait toute lourdeur. Du premier au dernier rang - là où Julien Bourgeois faisait tonner ses timbales avec une rare élégance - l'orchestre déployait sa puissance sans brutalité. On admirait son harmonie d'ensemble. Ses pianissimos étaient magiques. On n'en croyait pas nos oreilles !

En plus de la symphonie, on a entendu le bouleversant adagio que Mahler composa avant de mourir. Ce message d'adieu fut dédié à l'ancien clarinette soliste Daniel Favre, décédé il y a quelques jours.

Et c'est ainsi que, dans l'inoubliable parcours Mahler du Printemps des arts 2016, le Philharmonique de Monte-Carlo a eu le dernier mot.

Offre numérique MM+

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