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PHOTOS. Quatorze sculptures évoquant de grands débats contemporains exposées en pleine rue à Monaco

"Le monde marche sur la tête." C’est le titre de la 6e biennale de sculpture organisée par les artistes plasticiens Héléna Krajewicz et Rob Rowlands. Cette exposition est installée en plein air jusqu’au 26 octobre, comme à son habitude, rue Princesse Caroline.

Rémi MARTINS Publié le 19/09/2019 à 18:00, mis à jour le 19/09/2019 à 08:50
Héléna et Rob sont encore à l’initiative de cette édition. Photo Dylan Meiffret

Le mouvement qui a lancé cette biennale est l’association Artistes en mouvements. Fondé en 2009, il a pour objectif d’investir des lieux non destinés à l’art pour créer un dialogue entre l’œuvre et le public.

Plus que jamais dans l’actualité

En 2019, beaucoup de thèmes importants ressortent. De nombreux scientifiques nous ont aussi alarmés sur les dangers qui menacent notre société. C’est ainsi que ce couple d’artistes plasticiens a choisi de divulguer des messages.

"C’est ce qu’on entend tous les jours autour de nous. Les gens sont atterrés par ce qui se passe à tous les niveaux. Beaucoup d’entre eux viennent nous donner leur avis, c’est un thème qui leur plaît beaucoup", explique l’organisatrice.

 
Illustration Photo Dylan Meiffret.
Illustration Photo Dylan Meiffret.

Quatorze artistes internationaux ont été choisis par un comité.Les différentes œuvres ont été sélectionnées en fonction de l’émotion qu’elles procuraient et du message qu’elles portent.

C’est aussi et surtout le moyen de s’ouvrir à un nouveau public. "On a besoin d’être ému par une œuvre et d’être convaincu qu’elle va exprimer quelque chose que le public va aussi pouvoir recevoir", confie Héléna krajewicz.

"Ici, à Monaco, ça nous permet de confronter le public à ces œuvres.Les gens peuvent être choqués ou surpris voire en admiration", relance Rob Rowlands.

Développer l’imagination

Du haut en bas de la rue piétonne du cœur de la Condamine, vous pourrez admirer les 14 confections.Certaines parlent du réchauffement climatique ou de la déforestation. D’autres évoquent plutôt la société actuelle et le pouvoir de la jeunesse. Si ce sont des visions différentes, une chose est sûre : elles attirent notre regard.

 

Chaque personne va pouvoir se faire sa propre opinion et en tirer ses propres conclusions. Le but de l’art est de permettre à chacun d’y voir ce qu’il a envie de voir. Si vous n’avez pas encore eu l’occasion de passer dans la rue Princesse Caroline, c’est l’occasion. Vous pourrez peut-être rencontrer les créateurs et discuter avec eux.

Illustration Photo Dylan Meiffret.
Illustration Photo Dylan Meiffret.

"Bug", l’œuvre qui nous creuse la tête

Les deux personnages ont été placés dans un décor qui rappelle celui d’un chantier en cours. Photo Dylan Meiffret.

Parmi les différentes sculptures disséminées tout le long de la rue, il y en a une qui attire l’attention de beaucoup de visiteurs. Il s’agit de "Bug", de l’artiste plasticien Géry Rudent.

Ici, on peut voir deux êtres ressemblant à des enfants avec un râteau à la main. Ils sont mis dans une situation qui indique un chantier en cours. Un circuit est imprimé au dos de leur crâne. Sont-ils en train de travailler ? Ou encore de jouer ? Sont-ils vraiment des enfants ? Autant de questions que l’on est en droit de se poser.

"Le râteau rouge rappelle l’enfance et fait appel à la mémoire collective. Leur situation va provoquer des réactions de chacun. Sont-ils des enfants, des êtres augmentés ou des adultes ? L’environnement permet de créer une mise en scène qui va faire ressortir plein de questions. C’est au visiteur de se construire son histoire", raconte son créateur.

 

À vous d’en juger sur place.

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