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On est parti sur les traces de Salvador Dali en Catalogne, avant l'exposition qui lui sera consacrée au Grimaldi Forum cet été

Mis à jour le 20/05/2019 à 08:46 Publié le 20/05/2019 à 08:45
À Figueras, sa ville natale, tout ou presque tourne autour du musée que Salvador Dalí a pensé et fait bâtir.

À Figueras, sa ville natale, tout ou presque tourne autour du musée que Salvador Dalí a pensé et fait bâtir. Photo DR

On est parti sur les traces de Salvador Dali en Catalogne, avant l'exposition qui lui sera consacrée au Grimaldi Forum cet été

À l’occasion du 30e anniversaire de sa disparition, le Grimaldi Forum a pensé une exposition hommage à cet artiste parfois insaisissable, que l’on apprivoise en explorant ses terres catalanes

Après avoir mis en scène Warhol, Picasso ou Bacon, c’est à un autre maître de l’histoire de l’art que le Grimaldi Forum ouvre ses portes cet été. Avec le projet: "Dalí, une histoire de la peinture". Une exposition qui réunira une sélection de peintures, de dessins et de photographies pour mettre en lumière la prolifique production de Salvador Dalí, décédé en 1989.

La plupart des œuvres présentées pour la première en Principauté proviendront des collections de la Fundacio Gala-Salvador Dalí, la fondation qui concentre le patrimoine dalinien, en Catalogne, sa terre natale.

Trente ans après sa mort, Salvador Dalí, qui a traversé le XXe siècle un pinceau à la main, est toujours icône du monde de l’art. Un surréaliste parfois incompris, un dandy à moustache, une figure populaire. Et les préventes écoulées en nombre ces dernières semaines pour l’exposition qui n’ouvrira que le 6 juillet en Principauté montrent l’engouement toujours actif pour le personnage et l’artiste.

Le gamin de Figueras

Pour comprendre l’homme, il faut remonter à la racine: Figueras, un petit village catalan où il est né, fils de notaire dans une famille bourgeoise, le 11 mai 1904.

Étudiant à Madrid, artiste à Paris, exilé à New York, résident à Monte-Carlo… Inexorablement, Dalí reviendra toujours vers sa Catalogne natale, dans l’Ampourdan, région baignée par la lumière toute méditerranéenne qu’aucun ciel au monde ne peut imiter. Ce sera son refuge, sa terre, son inspiration. Et son testament, par l’intermédiaire d’un musée. Un musée qu’il a imaginé, conçu et construit dans l’ancien théâtre de la ville de Figueras dès les années 60. Il s’y est investi jusqu’à sa mort. Et en a fait sa résidence éternelle.

Car sous la coupole de verre qui coiffe la salle centrale du musée, une stèle indique l’emplacement de la crypte où repose l’artiste dans cette nécropole artistique, tel un pharaon égyptien dans son tombeau.

Ce musée, finalement, c’est son autoportrait. Une vision particulière de ce qu’il était, où il a pensé chaque détail. Un million de visiteurs s’y pressent chaque année. Faisant de Figueras la capitale mondiale du maître surréaliste. Un cadeau de poids pour sa ville natale. "Dalí ne donnera pas une œuvre, mais un musée, les gens viendront y chercher mes mystères" avait-il promis au maire de l’époque qui lui demandait une toile.

Le personnage contre l’artiste

Dans la ville, on revendique presque à chaque coin de rue le régional de l’étape devenu l’enfant chéri du pays. Qui avait fait son premier atelier sur le toit terrasse de la maison familiale, face à la Rambla, dans une petite buanderie où il s’installait dans un lavoir, plein d’eau fraîche par temps de canicule, observant le paysage par une petite fenêtre.

Cette Catalogne, il y emmènera sa compagne Gala. Sa muse, son double. Un couple sans descendance mais inexorablement uni, donnant à Salvador l’inspiration et la force de son travail.

Ce qui frappe d’ailleurs dans les salles du musée, c’est l’avalanche de toiles. Sous les facéties de son personnage, Dalí était un virtuose du pinceau. S’inspirant des maîtres de la peinture pour progressivement inventer son langage artistique.

Si les masterpieces sont dans les plus grands musées du monde, la fondation a acquis de nombreuses toiles des débuts de Dalí (des années 1930 à 1950) et quelques créations de la fin de sa vie. Peut-être les plus symboliques. C’est ce que l’on verra cet été à Monaco. L’exposition d’un peintre. Parfois loin du personnage haut en couleur, vantant les mérites du chocolat Lanvin dans les années 80 à l’allure fantasque. Un personnage qui cache parfois un peu (trop ?) l’artiste. Celui qui aimait s’asseoir face à la mer et peindre.


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