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Monaco : un Matisse adjugé 4,2 millions d'euros

Mis à jour le 16/12/2015 à 05:12 Publié le 16/12/2015 à 05:12
À noter aussi, parmi les ventes de cette soirée : une œuvre d'Amedeo Modigliani adjugée à 210 000 euros, quatre appliques de René Lalique à 140 000 euros, alors qu'elles étaient estimées entre 30 000 et 40 000 euros.

À noter aussi, parmi les ventes de cette soirée : une œuvre d'Amedeo Modigliani adjugée à 210 000 euros, quatre appliques de René Lalique à 140 000 euros, alors qu'elles étaient estimées entre 30 000 et 40 000 euros. Cyril Dodergny

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Monaco : un Matisse adjugé 4,2 millions d'euros

Il a été discrètement accroché dans un coin d'une salle du Yacht-club.

Il a été discrètement accroché dans un coin d'une salle du Yacht-club. Le tableau d'Henri Matisse se tient sur un mur de bois clair, dans les mêmes tons que son cadre. Au-dessus de masques et autres œuvres posées sur une petite table, elle aussi en bois. Une petite raie de branches de sapin tombe juste devant la toile. C'était le principal trésor d'une vente organisée hier soir par l'Hôtel des ventes de Monte-Carlo. L'œuvre de 1938, Deux femmes dans la verdure avec un chien, a été adjugée 4,2 millions d'euros hors frais. Un homme d'affaires résidant en France l'a emporté, contre une galerie suisse. Au-dessus de l'estimation, entre trois et quatre millions d'euros, de cette œuvre qui précède l'installation du maître du fauvisme à l'hôtel Régina de Nice. « Le plus gros coup de marteau de l'année à Monaco », précise le commissaire-priseur Franck Baille.

Enchères de 50 000 €

Quand le tableau apparaît sur le mur qui fait face au public nombreux, la tension monte d'un cran dans la salle lumineuse. Un silence, et puis la voix forte de Franck Baille emplit la pièce. Le tableau qui va trouver un nouveau propriétaire ce soir est « important », commente-t-il, marteau en main. Et il n'a « jamais subi le feu des enchères ». La vente démarre, les prix grimpent. Un acheteur potentiel au téléphone propose 3,2 millions d'euros. « 3 250 000,00 euros », lance un homme en veste grise, debout derrière les rangées de chaises pleines. Et les enchères continuent. De 50 000 euros en 50 000 euros. Toujours avec, en sourdine, la voix de Franck Baille, le regard vissé sur celui de ceux qui enchérissent. La sonnerie d'un téléphone ne parvient pas à rompre la tension.

Maintenant, le prix du tableau a dépassé les 4 millions d'euros. « 4,1 millions d'euros une fois ? 4,1 millions d'euros deux fois ? C'est vu ? Pas de regrets ? », lance le commissaire-priseur. L'homme en veste grise renchérit. 4 150 000 euros.

Au téléphone, le prix grimpe encore de 50 000 euros. « 4,2 millions d'euros une fois ? 4,2 millions d'euros deux fois ? C'est vu ? On adjuge ? Adjugé », reprend Franck Baille. Puis, un nouveau tableau apparaît sur le mur. La vente continue. Franck Baille reprend la parole : « On redescend un peu sur terre, là. »

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