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Impressionnants Impressionnistes

Mis à jour le 18/07/2017 à 05:22 Publié le 18/07/2017 à 05:21
Œuvre phare de la présentation, « Jeune garçon nu à cheval », une toile de Pablo Picasso dans sa période rose, qu'il avait offert à son ami Kees Van Dongen, à l'époque du Bateau-Lavoir.

Œuvre phare de la présentation, « Jeune garçon nu à cheval », une toile de Pablo Picasso dans sa période rose, qu'il avait offert à son ami Kees Van Dongen, à l'époque du Bateau-Lavoir. Cyril Dodergny

Impressionnants Impressionnistes

La galerie « Moretti Fine Arts » expose dix-neuf toiles signées par plusieurs des artistes phares du début du XXe siècle pour rendre hommage au courant artistique de l'Impressionnisme

Et si c'était elle ? Dans le bouquet d'expositions proposées cet été en Principauté, la galerie de Fabrizio Moretti présente un rendez-vous qui ressemble en tout point à un temps fort artistique de la saison culturelle monégasque.

Une exposition en trois salles et dix-neuf toiles qui rendent hommage à la période impressionniste. Au croisement du XIXe et du XXe siècle, ce mouvement artistique a réuni quelques-uns des maîtres de la peinture, précurseurs de l'art moderne.

Picasso, Degas, Cézanne, Matisse, Renoir, Sisley, Pissaro et consorts font salon pour l'été dans cette galerie de poche de Monte-Carlo, où la somme des toiles exposées représente la vertigineuse somme de 50 millions de dollars.

Et c'est Claude Monet qui ouvre le bal avec une peinture bucolique, réalisée en 1 883 et bien nommée « Près Monte-Carlo », vraisemblablement inspirée du littoral de l'époque aux abords du Cap-Martin.

Picasso, période rose

« Ce que nous avons souhaité avec cette exposition, c'est rendre hommage au mouvement impressionniste, en réunissant le travail de plusieurs artistes liés à la Côte d'Azur, pour y avoir séjourné et travaillé » explique Flavio Gianassi, directeur de « Moretti Fine Arts ». Pour sa deuxième exposition, la toute récente galerie fait fort avec ce projet, en collaboration avec la galerie britannique Dickinson, spécialisée dans cette période artistique.

Dans la première salle, consacrée aux paysages, les coups de pinceaux de Pissaro, ou de Sisley, fasciné par la Seine enneigée en 1 879 sont parmi les exemples marquants de ces peintures à l'huile. Un peu plus loin, une série de portraits de Renoir côtoie un duo de femmes, signé Edvard Munch, gardé plusieurs décennies dans une collection privée. C'est le cas de l'ensemble des tableaux accrochés pour cette exposition.

Tous sont issus de collections privées. Et donc en vente, pour ceux qui en ont les moyens. Mais le lèche-vitrines est autorisé, voire recommandé dans la troisième salle, principalement consacrée à Picasso.

« C'est le temps fort de notre exposition » continue Flavio Gianassi. Au mur, une toile réalisée en 1906, attribuée à sa période rose du plus Français des peintres espagnols.

À cette époque, il vit et travaille au Bateau-Lavoir à Montmartre, où il cohabite notamment avec Kees Van Dongen. Les deux artistes amis s'échangent parfois des toiles. C'est ainsi que Picasso offrira « Jeune garçon nu à cheval » à Van Dongen, travail réalisé pour une composition imaginée baptisée « L'abreuvoir ». Ce dernier gardera l'œuvre quarante ans et lui donnera en retour « La vigne », encore accroché au Musée Picasso à Paris.

Le « Jeune garçon nu à cheval » lui, a fait plusieurs collections privées, et s'est montré plus discret. Mais l'œuvre à la maîtrise picturale caractéristique mérite d'être vue de près.

Sous les couches de peinture, apparaissent des visages, issues d'une autre réalisation. À l'époque, fauché comme les blés, Pablo Picasso réutilisait des toiles, quand il ne pouvait pas s'en acheter. Ironie du sort, quand on sait que cette toile recyclée pourrait coûter plusieurs millions d'euros à qui voudrait en acquérir la propriété.


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