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Le tunnel Louis II fermé pour cause de Printemps des arts

Mis à jour le 03/04/2017 à 13:02 Publié le 03/04/2017 à 05:22
Une séance chorégraphique au sol pour les danseurs de l'Académie Rosella Hightower sous le tunnel Louis II.

Une séance chorégraphique au sol pour les danseurs de l'Académie Rosella Hightower sous le tunnel Louis II. Photo Alain Hanel

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Le tunnel Louis II fermé pour cause de Printemps des arts

Le troisième week-end du festival nous a une fois de plus réservé son lot de surprises

Les touristes qui voulaient aller en voiture au-dessus du port hier après-midi ont dû faire demi-tour. Tunnel Louis II fermé. La raison : le Printemps des arts.

Le public du festival s'était massé dans la pénombre, là où passent quotidiennement les automobiles et, un week-end par an, les bolides de la Formule 1. Soudain, on vit arriver une guerrière à cheval, casquée, environnée de flammes. Que venait faire cette Jeanne d'Arc d'un genre nouveau ? Annoncer une après-midi de musique contemporaine. C'est comme cela au Printemps des arts !

L'instant d'après, les danseurs de l'Académie de danse Rosella Hightower investissaient l'asphalte et, sur une musique de Luc Ferrari, se mettaient à évoluer en groupes. La chorégraphie musclée était due à Anja Berhend - qu'on a connue naguère en soliste du « Lac » de Maillot aux Ballets de Monte-Carlo.

Le Printemps des arts s'honorait de proposer trois créations mondiales pour orchestre symphonique en une seule après-midi. Ah, le beau concerto pour flûte et orchestre de Francesco Filidei que nous avons entendu, avec ses atmosphères éthérées, ses ambiances suspendues, ses sonorités transparentes !

L'Orchestre Philharmonique de Nice a excellé dans son interprétation.

La veille au soir, nous avions partagé, en présence de S.A.S. la Princesse Caroline de Hanovre, ce moment d'émotion que fut le concert donné conjointement par l'Orchestre Philharmonique de Monaco et l'Orchestre symphonique du Congo. Nous vous avons présenté dans notre édition de samedi ces héros de la musique que sont les musiciens de Kinshasa. Réunis aux musiciens monégasques, ils ont formé un orchestre de la fraternité. Ah si tous les musiciens du monde pouvaient se donner la main !… On écouta avec plaisir deux œuvres de compositeurs congolais. Celle d'Armand Diangienda Wabasolele - qui était également le chef d'orchestre - était exemplaire par sa qualité d'orchestration. Celle d'Héritier Mayimbi - qui était le violon solo - tentait d'unir les rythmes de son pays aux idées orchestrales de Ravel. C'était un peu le Boléro au Congo !

Puis tout le monde se réunit dans la « Huitième symphonie » de Beethoven. Une ode à la fraternité !

Aujourd'hui le tunnel Louis II a été rouvert et le Printemps des arts est entré dans sa dernière semaine. Tout est rentré dans l'ordre ? Pas sûr ! Avec le Printemps des arts, on peut toujours s'attendre à des surprises…


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