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Le musée Jean-Cocteau sous l'eau

Mis à jour le 28/12/2018 à 05:04 Publié le 28/12/2018 à 05:04
Le sous-sol du musée s'est retrouvé avec 1 m 50 d'eau.

Le sous-sol du musée s'est retrouvé avec 1 m 50 d'eau. J.-F.O.

Le musée Jean-Cocteau sous l'eau

Dans la nuit du 29 au 30 octobre, la catastrophe naturelle se transforme, heure après heure, en catastrophe culturelle.

Dans la nuit du 29 au 30 octobre, la catastrophe naturelle se transforme, heure après heure, en catastrophe culturelle.

À la suite d'un violent coup de mer localisé sur les côtes de Roquebrune et de Menton, le musée Cocteau - collection Séverin Wunderman se retrouve copieusement inondé.

1 m 50 d'eau recouvre rapidement le sous-sol, où se trouvent les salles administratives, mais aussi une partie de l'exposition, ainsi que la collection, conservée dans les réserves. L'eau est entrée par les vitres du bas, qui ont vraisemblablement cédé sous le poids du courant. Toute la nuit durant - après avoir fait un tour du côté de la baie de Garavan et des deux ports de Menton, bien impactés - les pompiers sont à pied d'œuvre pour sauver le maximum de toiles et dessins. Des conservatrices de musées de Nice et du département leur prêtent main-forte, aux côtés des agents du musée.

« Une centaine d'œuvres a été décrochée et mise à l'abri dans la nuit. Des nageurs spécialisés ont assuré une chaîne d'extraction. En parallèle, nous avons mené une opération de pompage pour que le niveau de l'eau ne monte pas », commentait le chef de groupement du pays mentonnais chez les sapeurs pompiers, Daniel Allavena, au lendemain du drame.

Le jour d'après, la chaîne humaine se poursuit. Et l'ensemble des œuvres est déplacé au Palais de l'Europe. En vue d'y sécher sur des surfaces planes. Une fois encore, les sapeurs-pompiers de tout le département s'investissent corps et âme dans la mission. Puis on passe le témoin aux restaurateurs, chargés de la suite des opérations. En vue de redonner aux œuvres convalescentes leur lustre d'antan.

Quand cela reste possible…

Selon les premiers chiffres communiqués par l'adjointe à la Culture, en conseil municipal, seule une soixantaine d'œuvres serait perdue. Mais ce n'est qu'au terme des travaux menés par les spécialistes de l'art que l'on pourra définitivement être fixé. Et des questions restent en suspens : à qui revient la responsabilité ? Quid des assurances ? L'état de catastrophe naturelle sera-t-il reconnu ? Comment le coût des dégâts, évalué à 3 millions d'euros, sera-t-il épongé ?

Pour l'heure, la mairie réfléchit à « renforcer les portes et les parois de verre qui sont au rez-de-chaussée » du musée. Et à créer des réserves externalisées pour les œuvres de Cocteau et du musée des Beaux-arts.


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