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La riche bibliothèque d’un amateur mise aux enchères

Mis à jour le 21/02/2020 à 11:17 Publié le 21/02/2020 à 11:16
Une première édition de Dante Alighieri. Valeur entre 15 000 et 25 000 euros. 	(DR)

La riche bibliothèque d’un amateur mise aux enchères

Demain à l’Hôtel des Ventes de Monte-Carlo, les enchères grimperont pour s’adjuger les 314 lots de la bibliothèque d’un amateur décédé : manuscrits, livres anciens et littérature...

Tout bibliophile qui se respecte « baverait » en contemplant la richesse d’une telle collection. Ce financier, collectionneur aguerri et éperdument amoureux de la littérature, a, au fil des années, garni sa bibliothèque de livres anciens et de documents rares. À la suite de son décès, c’est 313 lots qui seront mis aux enchères, demain après-midi à l’Hôtel des Ventes de Monte-Carlo. Au marteau, le commissaire-priseur, Franck Baille dirigera une vente qui promet quelques belles surprises. « Des manuscrits, des livres historiques, des ouvrages majeurs de la littérature, liste Emmanuel Broglie, expert en livres au cabinet parisien Revel. Certains sont des éditions originales avec envois [comprendre un autographe de l’auteur, N.D.L.R.]. Des tirages de tête sur grand papier : Japon, Hollande, Chine. C’est la qualité du papier qui explique le fait que le bouquin soit cher. Cela transforme le livre. Les collectionneurs cherchent la rareté, l’exemplaire précieux. » Et ils seront servis ! Honoré de Balzac, Guy de Maupassant, George Sand, Pierre Loti… « En 35 années de ventes, j’ai rarement vu une réunion d’autant d’œuvres importantes de la littérature en édition originale », note le spécialiste.

Parmi les pièces maîtresses de cette vente, dont les prix devraient s’envoler, on retrouve La Princesse de Clèves signée de la plume de Madame de La Fayette. L’une des principales œuvres littéraires françaises du XVIIe siècle. Valeur estimée de ce bouquin en maroquin aux tranches dorées ? Entre 10 000 et 15 000e. « C’est l’édition originale. Absolument rarissime. C’est un monument de la littérature », s’extasie Emmanuel Broglie. En feuilletant le catalogue, on retrouve du Dante Alighieri. Ou encore un recueil portant les armoiries de La Fayette où l’on découvre des chartes et documents relatifs à l’organisation militaire de l’époque.

Un lot retiré de la vente

D’autres documents auraient dû susciter l’intérêt des collectionneurs amateurs : les manuscrits de Chantereine, lesquels détaillent les biens de la famille royale au XVIIIe siècle. « C’est une série de rapports faits pendant la Révolution qui vont détailler ces biens (tableaux, garde-meuble), notamment les fameux diamants de la couronne », poursuit Emmanuel Broglie. Mais le lot a été retiré de la vente aux enchères à la suite d’une revendication de l’État français, via les archives nationales françaises. « Il revendique ce lot comme disparu sous le Premier Empire. C’est une restitution pure et simple sur la base d’articles du Code du patrimoine, explique Franck Baille, commissaire-priseur. Il y a un vrai questionnement par rapport à cette nouvelle législation qui télescope le droit à la propriété privée, pour un document qui aurait disparu il y a 200 ans ! Ce qui est valable pour les archives va devoir l’être pour les objets qui ont garni les palais nationaux et qui sont conservés dans tous les musées du monde ? »

« La Princesse de Clèves » de Madame de La Fayette, un recueil militaire de La Fayette font partie des 313 lots en vente. Les inventaires des biens de la famille royale, dont les fameux diamants de la couronne, ont été retirés de la vente.

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