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La célèbre galerie Adriano Ribolzi à Monaco fête son centenaire

Mis à jour le 25/12/2020 à 17:06 Publié le 25/12/2020 à 17:01
Le galeriste Adriano Ribolzi dans son antre de Monte-Carlo.

Le galeriste Adriano Ribolzi dans son antre de Monte-Carlo. Photo Cyril Dodergny

Monaco-matin, source d'infos de qualité

La célèbre galerie Adriano Ribolzi à Monaco fête son centenaire

À Monte-Carlo, le galeriste fête les 100 ans de son établissement créé par son père à Lugano en Suisse en 1920, en présentant jusqu’en janvier les dernières créations de Pablo Atchugarry.

Physiquement c’est un colosse, mais observez la finesse et la douceur qu’il donne à la pierre ». En ces termes, le galeriste parle d’un de ses artistes fétiches, dont il présente le travail dans son établissement.

Pour terminer l’année 2020, Adriano Ribolzi a rempli son antre de l’avenue de l’Hermitage des sculptures massives de l’Uruguayen Pablo Atchugarry. Le sculpteur est un des rares à pouvoir se servir en matière première dans la prestigieuse carrière de Michelangelo à Carrare. Il en puise cette pierre unique qu’il façonne pour des créations monumentales. Les dernières, sorties de son atelier, sont montrées à Monaco pour la première fois.

Comme il l’avait fait pour célébrer le cinquantième anniversaire du règne du prince Rainier III, Adriano Ribolzi ne voulait que Pablo Atchugarry et personne d’autre pour marquer une date symbolique de sa maison : le centième anniversaire de sa création.

« Mon père, ce génie »

Et la fête aurait pu être belle cette année, on n’a pas tous les jours 100 ans ! « J’avais même retrouvé le menu du dîner que j’avais donné à Lugano, en 1970 pour les 50 ans de la galerie et je voulais le faire réaliser à nouveau ».

Mais la Covid est passée par là. Annulant tous les plans de rassemblement. « Bien sûr, j’ai été frustré, mais après tout, je me suis dit, ce n’est pas le virus qui commande, c’est pourquoi j’ai tenu quand même à organiser cette exposition ».
Adriano Ribolzi n’est pas du genre à abandonner. À l’image de sa galerie qui symbolise une histoire de famille. Celle d’un père et son fils. En 1920, Annibale Ribolzi fonde à Lugano en Suisse cette maison de décoration et d’antiquités qui va se faire une place de choix. Il est passionné depuis ses 17 ans par le style français, âge auquel en 1912, il est parti de Suisse seul à Lyon pour y découvrir le travail des tissus.

Ce goût du beau, il le transmet à son fils Adriano, qu’il envoie faire ses études à Zurich à la « Kunstgewerbe Schule » à l’inspiration Bauhaus, dont il sort diplômé en 1955.

« Mon père était un génie à mon sens, car il est parti seul très jeune à Lyon pour découvrir le style français. Et c’est lui encore qui m’a envoyé étudier dans l’école d’architecture la plus moderne d’Europe à l’époque ».

« Suivre une émotion »

Avant que la maladie ne l’emporte, Annibale a transmis à son fils la passion qui allait le motiver toute sa vie. À Lugano, Adriano reprend dans les années 60 l’enseigne paternelle. Jusqu’à ce que l’envie de changement le titille.
Ainsi, en 1974, la galerie change d’adresse, quittant la Suisse pour Monte-Carlo, dans un espace avenue des Beaux-Arts, qui lui tape dans l’œil lors d’un séjour en Principauté.

Pourquoi Monaco ? « Je voulais élargir mon commerce à l’international. J’ai pensé à Paris bien sûr, mais c’était trop évident. Je connaissais Monaco car je faisais de la Formule 3 comme hobbie et cette vitrine que j’ai vue proche de la place du Casino m’a donné envie ». En quelques jours, l’affaire est signée. « Je voulais ouvrir le 19 novembre, mais le notaire m’a appris que c’était la fête nationale » raconte le galeriste avec humour.

De Monaco, il va vite apprendre les usages et les coutumes, développant son goût pour les antiquités pour faire de son établissement une référence. Adriano Ribolzi participe à des foires internationales de prestige, initie la Biennale des Antiquaires en Principauté.

En privé, il dessine et crée du mobilier pour ses clients. Il a dans ses cartons, 43 modèles de tables crayonnés. Décorateur, marchand d’art, designer, Adriano Ribolzi est tout à la fois à l’image du joyeux mélange des genres qui jalonne sa galerie.

« Je suis fasciné par la Renaissance, concentré de philosophes et d’artistes, mais je n’ai pas de barrage de temps. Chaque période de l’Histoire de l’art montre qu’elle a ses génies » assure-t-il.

À ses clients qui recherchent une œuvre pour habiller leur intérieur, il donne toujours le même conseil : suivre une émotion. « Quand on a un coup de cœur pour une œuvre, elle ne vous lasse jamais. C’est d’abord le cœur qui parle chez un collectionneur. Ensuite l’esprit ». Et ça fait 100 ans que ça dure !

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