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L'ombre de Marlene Dietrich à la Villa Sauber

Mis à jour le 03/05/2016 à 05:05 Publié le 03/05/2016 à 05:05
Sur les murs, Vezzoli a imaginé une série de portraits de la star, réalisés par des copistes à la manière de génies de la peinture.

Sur les murs, Vezzoli a imaginé une série de portraits de la star, réalisés par des copistes à la manière de génies de la peinture. Photo Michael Alesi

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L'ombre de Marlene Dietrich à la Villa Sauber

Le NMNM a donné carte blanche à l'artiste italien Francesco Vezzoli qui signe un projet décalé, singulier et plein d'humour, en jouant avec l'image iconique de l'actrice allemande

Tout ce que vous verrez dans cette exposition n'est que pure fiction. Le ton est donné dès qu'on foule le tapis rouge qui accueille les visiteurs de la Villa Marlene.

Pour la réouverture de la Villa Sauber après l'interlude du LAB, l'équipe du Nouveau Musée national de Monaco (NMNM) a choisi de proposer un projet original. En laissant carte blanche à Francesco Vezzoli. L'artiste italien - 45 ans, formé à la St Martin's School - est connu pour son travail sur la relecture du mythe des stars et de divas. Et c'est à l'iconique actrice allemande Marlene Dietrich qu'il dédie cette exposition singulière.

À la croisée des chemins entre l'exploitation du mythe, la parodie, l'humour et le glamour.

Portrait(s) détourné(s)

Pour le glamour, la Villa Sauber a retrouvé son lustre d'antan. « Ce projet, c'est une œuvre totale et nous voulions retrouver l'esprit bourgeois de la villa, avec notamment les corniches au plafond, détaille Cristiano Raimondi, commissaire de l'exposition. Le lieu devient un musée dédié à Marlene où Francesco Vezzoli détourne le mythe et joue avec les paradoxes de ce personnage qui est un symbole de tout son travail. »

Le détail, dans la Villa Marlene, est poussé jusque dans l'air embaumé au « Vol de nuit » de Guerlain, la fragrance que portait la star. Et la démarche artistique ? Passée la série de tapisseries installées dans la première salle, empruntées à la collection Pinault, tout le jeu de Vezzoli réside dans l'art de la réécriture de l'art. Dans cette villa censée appartenir à Marlene Dietrich, on trouve de « fausses » toiles de portraits de la star à la manière de Matisse, Bacon, Magritte ou Modigliani, réalisées par des copistes. Un grand détournement, assez réussi, qui œuvre pour la fiction totale de l'endroit.

Carrément loufoque

Dans l'escalier le jeu de portraits entre l'image de Dietrich et celle de Joan Crawford est aussi une signature du travail de l'Italien. Qui a même poussé le mélange des genres en achetant une véritable lettre sur eBay, écrite à la main par l'actrice, à laquelle il répond.

Au terme de l'exposition, on est dans le carrément loufoque. À la manière des documentaires sur les stars d'Hollywood, Vezzoli signe un portrait de lui-même, mettant en scène sa vie, son travail et même sa mort (fictive) à l'ombre de Marlene Dietrich. Un moment d'égocentrisme plein d'humour. Qui clôt la visite sur ce questionnement : qui est vraiment la star de cette exposition glamouro-show : Marlene ou Francesco ?


Savoir +
«Villa Marlene » à la Villa Sauber, jusqu’au 11 septembre. Tous les jours de 11 heures à 19 heures. Tarif : 6 euros. Renseignements : www.nmnm.mc et 98.98.91.26.


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