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Grâce à Mr OneTeas, 600 anonymes sont affichés devant l'entrée du mythique tunnel du Grand Prix

Mis à jour le 27/05/2016 à 17:06 Publié le 27/05/2016 à 21:39

Grâce à Mr OneTeas, 600 anonymes sont affichés devant l'entrée du mythique tunnel du Grand Prix

Anthony Alberti, alias Mr OneTeas, a réalisé une fresque monumentale sur les murs du NiBox rassemblant les visages des gens de l'ombre en Principauté.

Son projet fou a émergé lors d’un long séjour à New York fin 2014. C’est maintenant 650 m2 recouverts jusqu’à fin septembre sur les murs du Ni-Box. Anthony Alberti est de ceux qui ont la détermination accrochée au cœur.

Il a travaillé d’arrache-pied pour que dix minutes avant l’inauguration de sa géante installation il puisse coller le dernier des 580 portraits qui ornent jusqu’à fin septembre l’établissement de Patrice Pastor. Rencontre avec un artiste qui offre un nouveau visage à Monaco.

Qu’avez-vous voulu démontrer avec ce mur?

J’ai plutôt voulu montrer. Quand je voyage, j’entends toujours les étrangers dire qu’à Monaco, les gens gagnent de l’argent en dormant. J’ai donc voulu montrer les cuisiniers, les maraîchers et quelques autres des 50.000 salariés qui travaillent au quotidien, dans l’ombre, pour faire de la Principauté ce qu’elle est aujourd’hui.

Combien de portraits avez-vous pris au total? Exactement 689 en trois jours.

Quelles sont les réactions des personnes photographiées qui se voient maintenant sur poster géant? Certaines m’ont dit “ Pourquoi lui et pas moi?” Mais l’idée était de montrer les gens qu’on ne connaît pas; qu’on ne voit pas. C’est le plus gros projet humain que j’ai fait depuis aujourd’hui; et c’est grâceàl’initiative d’Inside out project de JR.

Réalisé, ce mur exhausse-t-il votre rêve? J’y ai tellement pensé, en ai tellement rêvé, en ai tellement fait de cauchemars… Il correspond à toutes mes attentes, si ce n’est mieux. Je suis passé du rêveàla réalité.

Avez-vous classé les photos? De quelle manière? J’ai voulu alterner les portraits d’hommes et de femmes. Sinon, c’est assez aléatoire; sauf pour la dame à la gauche du prince. C’est la dernière photo que j’ai faite. Cette femme m’a touchée plus que les autres. Il s’agit d’une retraitée qui ne pouvait pas se déplacer. Elle a travaillé toute sa vieàMonaco. Et je pense qu’elle n’a jamais rencontré le prince.

Avez-vous reçu des subventions ou des aides publiques ou privées? Aucune aide publique. J’ai une personne, un de mes clients, qui m’a aidé à hauteur de 20%. Par contre, l’huissier m’a fait le constat gratuitement. L’assureur a joué le jeu également. Je remercie en premier le prince, ainsi que le Ni-Box et les services gouvernementaux qui ont adhéré au projet. J’ai eu également une équipe de huit personnes formidables autour de moi avec laquelle nous avons travaillé trois jours, de 7heures à 19heures non-stop.

Que vont devenir ces portraits? Ils seront retirés un à un au jet d’eau et décoller par mes soins.

Pensez-vous renouveler l’expérience? Pas celle-là mais d’autres bien sûr. Mais je ne sais pas si je reste ici ou si je pars. Je reste toutefois attaché à ce pays et à cette région où j’ai ma famille et ma bellefamille. On m’a toutefois proposé des projets à New York.

Avez-vous un prochain projet dans la région? J’organise une exposition estivale à La Vague de Saint-Paul-deVence, avec trente artistes issus de tous horizons. Je les ai rencontrés au fil de la vie. Ce ne sont pas des plasticiens à la mode mais des artistes qui gagnent tous à être connus et reconnus.


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