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Et si vous retourniez au Musée des arts asiatiques à Nice?

Mis à jour le 29/05/2020 à 16:16 Publié le 30/05/2020 à 10:00
Dai-Shi-Ye. Atelier Hsin Hsin à Taipei, à Taiwan. Papier et bois. Œuvre commandée à l’occasion de l’exposition.

Dai-Shi-Ye. Atelier Hsin Hsin à Taipei, à Taiwan. Papier et bois. Œuvre commandée à l’occasion de l’exposition. Photo Kaohsiung Museum of Fine Arts

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Et si vous retourniez au Musée des arts asiatiques à Nice?

Ce lieu tout en marbre, pas assez connu, a rouvert ses portes. L’occasion d’aller voir deux expos. Une consacrée aux Naxi, une ethnie chinoise, et l’autre à une tradition funéraire taïwanaise...

À Nice, le musée des Art asiatiques a de la chance puisque son conservateur, Adrien Bossard, est un spécialiste de l’Asie. Un spécialiste passionné et passionnant quand il explique les deux expos qui ont été prolongées. En effet, le confinement nous avait privés de la découverte de Dongba, des pictogrammes naxi à l’art contemporain, une exposition inédite en Europe sur la culture Dongba, et de Palace Paradis, offrandes funéraires en papier de Taïwan qui vous fera découvrir une tradition taïwanaise originale.

Cette deuxième expo a été prêtée à Nice par le musée parisien du quai Branly. Elle nous fait découvrir que les Taïwanais peuvent dépenser de fortes sommes d’argent pour permettre à un défunt de retrouver, après sa mort, des plaisirs terrestres, parfois luxueux.

Ces objets funéraires, qui demandent à des artisans très doués des heures de travail et de patience, sont confectionnés en papier. Ils finiront pourtant, comme le corps du défunt, par être brûlés!

Ainsi, pour assurer le confort des disparus dans l’au-delà, les familles achètent des objets de la vie réelle (maison, chaussures et voitures de luxe dont les roues tournent!, smartphone…) en papier. En les brûlant lors de la cérémonie funéraire, ils les envoient au défunt. Certains objets peuvent atteindre la somme de 25 000 €! Donc les familles se cotisent pour que la personne décédée ne manque de rien.

Prêtres-chamanes

L’autre expo, tout aussi passionnante, évoque les prêtres-chamanes Dongba (ceux qui savent). Ils appartiennent à une petite ethnie qui s’appelle les Naxi, "une population qui à des traditions séculaires en lien avec les esprits" explique Adrien Bossard.

Leurs prêtres Dongba emploient encore de nos jours une écriture pictographique. Ils possèdent de nombreux carnets qu’ils utilisent lors des différentes cérémonies.
En plus de ces pictogrammes, vous pourrez également découvrir des peintures naxi ainsi que des costumes magnifiques et la coiffe à cinq pétales portée par les Dongba.

Musée des Arts asiatiques. 405 Promenade des Anglais, à Nice. Ouvert tous les jours, sauf le mardi, de 10h à 17h. Les deux expositions Dongba et Palace Paradis sont prolongées au moins jusqu’au 5 juin. Rens. 04.89.04.55.20.

Offre numérique MM+

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