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Artcurial démarre l’année du bon pied à l’Hermitage Orlowski : Laisser libre cours aux talents

Mis à jour le 21/01/2020 à 10:22 Publié le 21/01/2020 à 10:22
Pour cette cinquième session hivernale, Artcurial avait pris ses quartiers à l’Hôtel Hermitage.	(©Artcurial)
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Artcurial démarre l’année du bon pied à l’Hermitage Orlowski : Laisser libre cours aux talents

La maison de ventes parisienne a bouclé sa session hivernale à plus de 6 Me d’adjudication, confortant Monaco comme une place stratégique pour capter les collectionneurs internationaux

À l’abri d’un paravent ou au contact des clients, le p.d.-g du groupe Artcurial, Nicolas Orlowski, n’a rien manqué des vacations d’hiver à l’Hôtel Hermitage, la semaine dernière. Après avoir annoncé une progression des ventes immobilières de luxe de John Taylor de l’ordre de 17 % dans le monde et 37 % sur la Riviera [lire nos éditions du jeudi 16 janvier], le boss du groupe Artcurial s’est aussi félicité d’une progression des ventes aux enchères d’Artcurial de 4 % en 2019, à 203 millions d’euros (66 % pour l’art, 24 % pour les voitures de collection et 10 % pour le luxe - sacs, bijoux, vins…). Artcurial confortant notamment sa place de n° 1 sur les vins. « L’entreprise reste relativement jeune dans l’environnement des grandes maisons de vente, avec ses 17 ans d’existence, et nous arrivons à un certain niveau où faire des progressions très fortes reste un peu compliqué. Malgré cela, Artcurial est encore en croissance en 2019. »

Apparue dans le paysage français en 2002, au moment de la libéralisation du marché et la fin du monopole pour les commissaires-priseurs, la maison Artcurial s’est bâti une forte identité par son penchant pour l’innovation et l’audace. « Nous avons défriché beaucoup de secteurs dans le milieu de l’art (design, bandes dessinées, street art), concède Nicolas Orlowski. Des choses qui pouvaient faire marrer quand on les a lancées. »

Ne pas avoir peur d’entreprendre, et ne pas hésiter à le faire en France, voilà le credo de ce meneur d’hommes. « Prenez les chemins de traverse, mais respectez sans faille l’organisation », peut-on ainsi lire sur sa dernière carte de vœux. « La santé organisationnelle, c’est quelque chose de très important dans les entreprises », abonde-t-il. Son modèle : un cadre commun et « laisser libre cours aux talents ».

Spécialiste de l’intermédiation, le groupe Artcurial s’est ainsi spécialisé dans l’achat plaisir. Ou quand la notion de partage avec son environnement social guide l’acheteur, riche ou non.

Une stratégie semble-t-il payante sur un marché d’offres où les variations dépendent de la tendance d’une spécialité ou de la rareté d’une collection présentée au marteau. « Artcurial réalise une très bonne année dans un marché de l’art assez stable depuis dix ans et estimé aux alentours de 40 milliards de dollars dans le monde. »

Un monde des enchères qui tourne autour d’un duopole historique Christie’s-Sotheby’s mais où Artcurial fait plus que tirer son épingle du jeu selon son fondateur. « Derrière ces deux historiques, Artcurial est incontestablement dans le monde la maison la plus dynamique, mais il faut aussi rappeler qu’on n’a pas la même taille, on reste une PME. »

Une PME qui de Lyon à Toulouse, en passant par Montpellier et Strasbourg, a continué en 2019 son maillage territorial car « la France recèle encore beaucoup de possibilités dans les régions ».

Encore un hiver au chaud pour Artcurial en Principauté. La maison de ventes aux enchères parisienne vient en effet de boucler trois jours de vacations de prestige à l’Hôtel Hermitage, totalisant 6,1 millions d’euros d’adjudications, dont cinq lots vendus à plus de 100 000 euros l’unité. Une édition « très enlevée » selon le président délégué d’Artcurial, François Tajan, qui se félicite d’accueillir « davantage d’acheteurs internationaux et notamment russes et asiatiques ». Représentant 72 % du volume de vente global et 35 nationalités différentes, les collectionneurs étrangers ont indéniablement été les principaux acteurs de ces ventes de janvier initiées, en 2016, au Yacht-club. À l’époque, 26 nationalités avaient porté des enchères pour un montant total d’adjudication de 4,3 millions d’euros.

« Résultats conformes aux attentes »

Cette année, la principale satisfaction d’Artcurial provient des ventes horlogères et notamment le catalogue « Le Temps est féminin » qui, depuis trois ans, met en avant les garde-temps féminins.

Les deux vacations dédiées aux montres ont rapporté un peu plus de 2,5 millions d’euros, confortant la demande autour de marques emblématiques sous le marteau. « Des résultats conformes à toutes les attentes du marché, une demande en augmentation pour les pièces rares signées Patek Philippe ou Audemars Piguet, encore une fois les collections privées ont été à l’honneur autant dans la section Horlogerie de Collection que dans Le temps est féminin », décrypte Marie Sanna-Legrand, directrice du Département horlogerie de collection.

La joaillerie reste la locomotive de cette sortie hivernale avec près de 3 millions d’euros de lots passés sous le marteau de François Tajan, dont une partie de l’écrin de l’actrice italienne Ornella Muti. Une collection adjugée à 80 %, souvent à des prix au-delà des estimations. « Les collectionneurs privés ont mis la joaillerie italienne à l’honneur cette année en misant sur les pièces de MarinaB, Bulgari ou de Grisogono », note Julie Valade, directrice du Département concerné.

« Rayonner sur la Riviera »

Enfin, le Département Hermès Vintage & Fashion Arts n’a pas à rougir avec une performance notoire pour un sac Birkin 30 en velours Doblis Rose adjugé sept fois son estimation pour 54 000 euros. « La tendance se confirme pour les petits formats, analyse la spécialiste Alice Léger, Les éditions limitées continuent aussi d’attirer toutes les attentions comme ce Birkin 25 conçu par Nigel Peake qui s’est envolé à 40 300 euros frais inclus. »

Des résultats qui confortent année après année le choix d’Artcurial d’avoir ouvert des bureaux en Principauté en 2015. « La finalité de ce bureau de Monaco est de rayonner de plus en plus au-delà, et en premier lieu sur la Riviera », confirme le patron d’Artcurial, Nicolas Orlowski (lire ci-dessous).

Nicolas Orlowski lors des ventes de l’Hermitage.
Nicolas Orlowski lors des ventes de l’Hermitage. S. Botella
(©Artcurial)

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