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Qu'est-ce que le scarabée japonais qui menace la France?

Le scarabée japonais a déjà été détecté en Italie en 2014 et en Suisse en 2017, son arrivée en France est quasi inéluctable.

La rédaction Publié le 14/06/2022 à 19:35, mis à jour le 14/06/2022 à 19:30
Le scarabée japonais possède également de petites touffes blanches au niveau de l'abdomen. Photo Pixabay

"Pour l'instant, il n’a pas encore été détecté en France, mais il n’y a aucune raison qu’il n’entre pas sur le territoire", explique dans un communiqué publié le 13 juin 2022, Christine Tayeh, coordinatrice scientifique au sein de l’unité Expertise sur les risques biologiques du laboratoire de la santé des végétaux de l’Anses.

"C’est un insecte qui se déplace facilement, les conditions de température et de précipitation lui sont favorables, insiste-t-elle, et comme il peut consommer de nombreuses espèces de plantes présentes sur le territoire français, il n’aura pas de difficulté à trouver des sources de nourriture."

UNE MENACE POUR UNE CENTAINE D'ESPÈCES DE VÉGÉTAUX

Malgré la douceur de son nom scientifique Popillia japonica et son élégante apparence, ce petit insecte aux reflets verdâtres et à la carapace cuivrée représente une véritable menace tant il est vorace. 

Une véritable catastrophe car si l'adulte se nourrit exclusivement de feuilles, les larves, elles, adorent les racines. Prunier, pommier, vigne, maïs, soja, haricot, asperges seraient en danger mais aussi des arbres comme le peuplier ou encore l'érable. Une centaine d'espèces devraient être placées sous surveillance. 

 

Peut-on l'empêcher de se déplacer davantage? Les spécialistes sont clairs: c'est impossible. À l'âge adulte, le scarabée japonais peut voler sur de longues distances et utiliser la technique de l'auto-stoppeur, à savoir se déplacer en se posant sur des supports comme sur les plantes dont il se délecte et même les autres. 

Comment freiner son installation?

La seule stratégie pour freiner son installation dans notre pays est, selon l’Anses, de "détecter sa présence de façon précoce, notamment à l’aide de pièges équipés de leurres (une combinaison de phéromones sexuelles et d’attractifs floraux)".

Des pièges qui seront installés "dans des endroits stratégiques, comme le long des frontières avec les pays où l’insecte est présent et à proximité des points d’entrée clés des réseaux de transport, comme les ports ou les aéroports, préconise l’Anses. Nous pensons qu’il y a une chance d’éradiquer le scarabée japonais dès le début de l’invasion, à condition de déployer des moyens de surveillance dynamiques puis de lutte, lorsque la population est encore faible et isolée."

"Les observations dans les pays européens envahis ont montré qu’un intervalle de quelques années existe entre les premiers signalements de Popillia Japonica et l’observation des impacts alarmants, à un stade où les foyers ne peuvent plus être éradiqués", est-il précisé dans l’expertise dévoilée ce lundi matin par l’Anses.

En cas de découverte d'une zone infestée, l’Anses recommande de délimiter cette dernière, qui devra "faire l’objet d’une surveillance renforcée et de l’utilisation combinée de plusieurs moyens de lutte".

 

Afin d'éradiquer l'envahisseur, l’Anses préconise l'utilisation massive de pièges et l’utilisation d’insecticides et suggère également de limiter l'irrigation sur les cultures lors de la période de ponte. Une solution difficile à mettre en place lorsque l'Hexagone, comme cette année, connaît des températures et une sécheresse records. 

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