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La meute de loups prise en photo dans la Tinée probablement l’une des plus vieilles de France

Mis à jour le 05/04/2021 à 19:33 Publié le 05/04/2021 à 18:56
Sur le cliché pris le 3 mars, on distingue 8 loups.

Sur le cliché pris le 3 mars, on distingue 8 loups. Photo Laurent Giacomoni

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La meute de loups prise en photo dans la Tinée probablement l’une des plus vieilles de France

C'est ce qu'affirme Louis Bernard, chef départemental de l’Office français de la biodiversité, après le cliché d'une meute de loups de la Tinée rendue public par son auteur.

Prendre huit loups sur une même photo, ça n’arrive pas tous les jours, reconnaît Louis Bernard, chef départemental de l’Office français de la biodiversité (l’organisme d’Étant chargé du suivi du loup). Pour le reste, il n’est pas surpris. "C’est une assez grosse meute, mais pas exceptionnelle".

Il explique qu’une meute bien installée comporte un socle de 5 ou 6 individus. S’ajoutent, en cette période, les jeunes loups, qui ne sont pas encore partis à la conquête de nouveaux territoires.

"Les naissances ont lieu en juin, explique-t-il. En juillet, ils sortent de la tanière. Il y a ensuite un temps où les louveteaux sont trop petits pour suivre la meute, qui leur apporte de la nourriture. Puis, les jeunes loups, qu’on appelle les louvards, accompagnent la meute jusqu’à la fin avril et on ne fait plus trop la différence avec les adultes."

Viennent alors les phénomènes de "dispersion", fin avril, début mai. "Ceux qui ne veulent plus de ce statut d’individus soumis, qui mangent en dernier et ne peuvent se reproduire, s’en vont". Cette meute devrait donc perdre quelques individus sous peu.

Dans la Tinée, des meutes installées dans les années 1990

Il s’agit très probablement de l’une des deux meutes bien identifiées de la vallée de la Tinée, parmi les plus anciennes en France. Pour rappel, le loup a été revu pour la première fois en France en 1992 dans le Mercantour.

"Sur le secteur du vallon de Roya, Auron, Saint-Dalmas-le-Selvage, il y a une meute déjà bien constituée depuis la fin des années 1990, explique le chef local de l’OFB. Une première meute s’est installée dans le vallon de Mollières, une deuxième dans le massif de l’Authion. C’est toujours difficile à estimer, mais en moyenne et haute Tinée, on est probablement sur la 3e ou 4e meute de France."

D’ailleurs, les services de l’État chargés de cartographier la présence de l’animal sur le territoire s’intéressent moins à ces secteurs stabilisés. Dans les Alpes-Maritimes, où "une dizaine de meutes" ont été identifiées, l’OFB travaille " plutôt dans le sud, sur le front de la colonisation".

Une meute avérée au Tanneron

Sur un secteur, il s’agit d’avérer la présence régulière de trois ou quatre individus différents. La présence de louveteau, elle, ne laisse pas de place au doute.

"On a mis récemment en évidence l’existence d’une meute sur le massif du Tanneron, au-dessus de Mandelieu, se félicite Louis Bernard. Il y en a peut-être une autre au nord de Gilette, sur la rive gauche de l’Estéron. On a pas mal de loups en repérages photo. On était peut-être passé à côté, parce qu’il n’y a pas d’élevage."

D’autres secteurs intriguent, comme le massif du Férion: tout laisse penser qu’une meute est installée, mais les services de l’État ne parviennent pas à le mettre en évidence. Récemment, ils ont également été surpris de photographier un loup sur les hauteurs de La Trinité. "C’est juste une photo, tempère le policier de l’environnement. Mais autant au sud, c’est surprenant".


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