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Un chantier titanesque mais "écolo" sur la place du Casino à Monaco

Mis à jour le 12/10/2015 à 08:48 Publié le 12/10/2015 à 08:45
Avant de quitter le chantier, les pneus de tous les camions sont lavés afin de ne pas salir les rues de Monaco.

Avant de quitter le chantier, les pneus de tous les camions sont lavés afin de ne pas salir les rues de Monaco. Jean-François Ottonello

Un chantier titanesque mais "écolo" sur la place du Casino à Monaco

À chaque étape du chantier de rénovation de l’Hôtel de Paris et de démolition du Sporting d’Hiver, la lutte contre les nuisances fait l’objet de toutes les attentions. Illustrations

Les travaux de la place du Casino ont démarré voici tout juste un an. En l'espace d'une petite année, la physionomie du quartier a été métamorphosée avec la disparition pure et simple du Sporting d'Hiver, ainsi que d'une partie de l'arrière de l'Hôtel de Paris.

Mine de rien, mener de concert deux chantiers aussi lourds relève de la prouesse technique. Le pari a été relevé par Daniel Lambrecht, directeur Immobilier à la SBM.

"Le bâtiment du Sporting d'Hiver était arrivé en fin de vie, rappelle-t-il. La rénovation en profondeur du palace aurait pu attendre quelques années. Chaque projet nécessitait quatre ans de travaux. Pour éviter huit années de nuisances, nous avons décidé de les mener de front. Un pari fou…"

Les pneus des camions lavés

Un pari d'autant plus fou que le chantier est mené au cœur de Monaco, un minuscule territoire de 2,2 km2, avec les contraintes de circulation que l'on connaît et le niveau d'exigence et de qualité d'accueil qui font sa réputation. Autrement dit, aussi gigantesque soit-il, ce chantier doit se voir le moins possible, entraîner un minimum de nuisances.

C'est aussi ça, le job de Daniel Lambrecht. Et il y met toute son énergie, toutes ses idées.

Deux exemples parmi mille: "Nous nettoyons les pneus de tous les camions qui sortent du chantier afin de ne pas salir les rues de la Principauté"; "Lorsque l'on charge les camions de gravats vers 7 heures du matin, pour qu'ils puissent sortir de Monaco avant le flot de circulation, nous installons un tapis en caoutchouc au fond des bennes, afin d'atténuer le bruit et l'effet résonance."

La question s'est posée de manière aiguë mardi dernier, lorsqu'a été programmée l'évacuation de 600 m3 de gravats du Sporting d'Hiver dans des carrières des Alpes-Maritimes.

"Prévue initialement lundi, nous avons dû décaler cette grosse opération à mardi en raison des intempéries qui avaient rendu le sol des carrières trop meubles", explique Daniel Lambrecht.

Ce mardi-là, donc, très tôt le matin et régulièrement pendant dix heures tout au long de la journée, afin de ne pas encombrer une circulation déjà difficile, 60 semi-remorques ont sorti de la Principauté ces tonnes de bouts de Sporting. Sans que cela se voie, ou presque.

"Pas une question d'argent"

Pour l'ingénieur, cette préoccupation environnementale s'impose à toutes les étapes du chantier.

Et il l'assure: "Ce n'est pas une question d'argent. Il faut être créatif. Ces petits détails peuvent passer inaperçus mais correspondent à la culture du pays et de la maison SBM."

Parfois, pourtant, c'est aussi une question d'argent. Quand, par exemple, il est envisagé de sauver un grand arbre du square Saint-James, au-dessus de l'ex-Sporting, même si cela coûte 500.000 .

Toutes ces petites attentions ne passeront pas à la postérité. Elles constituent toutefois une préoccupation quotidienne des acteurs d'un chantier extraordinaire.


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