“Rhôooooooooo!”

Vous utilisez un AdBlock?! :)

Vous pouvez le désactiver juste pour ce site parce que la pub permet à la presse de vivre.

Et nous, on s'engage à réduire les formats publicitaires ressentis comme intrusifs.

Je veux bien mais j'ai la freebox

Connectez-vous

pour sauvegarder mes filtres et personnaliser mon flux

continuer sa lecture

lire le journal

PHOTOS. Les Grands Appartements du Palais princier ont attiré les foules aux Jou...

Les gagnants du concours de la photographie sous-marine sont...

"Il y a encore plein de mystères": Gildo Pastor, le fils d'Hélène, raconte avoir...

Le tram arrive à l'aéroport, pour une phase de tests

Le lancer de haches, ça vous tente ?

On a observé les baleines du sanctuaire Pelagos (et c'est magnifique)

Mis à jour le 08/09/2018 à 09:25 Publié le 03/09/2018 à 19:00
Plus d’un millier de rorquals communs, deuxièmes plus grands animaux de la planète, derrière la baleine bleue, ont été dénombrés dans le sanctuaire Pelagos.

Plus d’un millier de rorquals communs, deuxièmes plus grands animaux de la planète, derrière la baleine bleue, ont été dénombrés dans le sanctuaire Pelagos. Photo Céline Brégand

On a observé les baleines du sanctuaire Pelagos (et c'est magnifique)

David Gamba, seul opérateur de "whale watching" à Monaco, nous a emmenés observer les baleines dans le sanctuaire Pelagos. Une expérience incroyable, respectueuse et responsable.

Nul besoin d’aller jusqu’en Islande ou au Canada pour observer de magnifiques et fascinants cétacés. Il suffit de se rendre dans le sanctuaire Pelagos, en Méditerranée.

Nous avons pu vivre cette expérience avec David Gamba, unique whale watcher à Monaco, depuis 2016. Un moment unique, dans le respect le plus total des espèces du sanctuaire.

Patrimoine unique

Départ est donné à 14 h, depuis le Yacht-club de Monaco. Avant le départ, David Gamba, opérateur labellisé High Quality nous explique: "Je ne coupe jamais la route à un animal. Il est très important de respecter ces animaux sauvages qui ne sont pas habitués à notre présence. Ici, vous avez la chance d’avoir un patrimoine unique qu’il faut protéger".

Nous sommes dix à embarquer à bord du Narwhal, un bateau rapide de douze mètres de long. Les baleines du sanctuaire peuvent faire jusqu’à deux fois cette taille. Allez! Direction le large!

Dauphins joueurs

"Là! Des dauphins!", s’exclame un des participants. Nous sommes à 24 km des côtes et rencontrons déjà une joyeuse bande de dauphins bleus et blancs. David Gamba ralentit. La vitesse d’approche maximale est de 5 nœuds.

Spontanément, les dauphins, joueurs, curieux et sociables, s’approchent du bateau, sautent et nous aspergent. "C’est leur manière de nous inspecter", note David Gamba.

250.000 dauphins bleus et blancs peuplent la Méditerranée dont 20.000 à 45.000 dans le sanctuaire.

Tortues et cachalots sont aussi présents dans le sanctuaire Pelagos.
Tortues et cachalots sont aussi présents dans le sanctuaire Pelagos. Photo Jean-François Ottonello

Le petit show des dauphins dure jusqu’à ce qu’ils se lassent et s’éloignent. "On ne doit pas rester plus de 30 minutes à côté d’un groupe pour ne pas les embêter", explique le whale watcher. Nous continuons notre route.

À la recherche des baleines

Le vent souffle fort et nos regards balaient l’horizon, à la recherche d’une nageoire dorsale de rorqual commun ou "fin whale", que l’on peut ranger dans la catégorie des baleines. L’écume est trompeuse et nous joue des tours.

Le Narwhal croise PAPEETE II, le bateau de Patrice Garziglia, whale watcher à Beaulieu-sur-Mer et mentor de David Gamba. Il nous indique qu’ils viennent d’observer trois baleines et des cachalots à quelques kilomètres de là. Nous partons à leur recherche.

"Les rorquals peuvent descendre à près de 600 mètres de profondeur pendant 20 minutes. Et ils restent en général 7 à 12 minutes en apnée avant de remonter à la surface", nous apprend notre opérateur.

Un spectacle incroyable

Alors que le whale watcher vient de nous dire qu’«on entend les rorquals avant de les voir», un des participants s’exclame "Là! Devant!".

À moins de 300 mètres de nous, trois rorquals sautent dans les airs, comme des gymnastes effectuant un salto. "Incroyable! J’ai jamais vu ça! Voir des rorquals faire des breach [sauts, ndlr] comme ça, c’est très rare, c’est extraordinaire!", s’écrie David Gamba, qui n’en croit pas ses yeux.

Trop heureux d’assister à un tel spectacle, il dirige le bateau doucement vers les baleines et s’arrête à une distance raisonnable. De là, nous pouvons voir des nageoires dorsales sortir de l’eau, des souffles de plusieurs mètres de haut et les baleines se mettre sur le côté à la surface.

Un comportement qui indique qu’on assiste peut-être à un acte de reproduction, selon David Gamba.

Une expérience unique

Le Narwhal s’approche de quelques mètres et David Gamba coupe le moteur. Le silence envahit l’espace. Brisé seulement par les sons émis par les baleines, le bruit de leurs souffles expulsés dans le ciel bleu et celui de leurs corps retombant lourdement dans la mer. Magique.

Nous profitons au maximum de ce sublime spectacle. Ces géants des mers sont impressionnants. Le bateau partant à la dérive et les rorquals se rapprochant de nous, nous mesurons alors leur taille. Des mastodontes. Nous les suivons encore quelques minutes, toujours à distance raisonnable pour ne surtout pas les perturber.

Enfants et adultes ne cachent pas leur émerveillement et David Gamba, qui a pourtant l’habitude, semble aussi impressionné que nous.

Les baleines s’éloignent au loin. Il est l’heure de se baigner. Pas question de nager avec les animaux, «cela représente une nuisance». Nous plongeons alors dans une eau superbe, avec 2400 mètres de fond en dessous de nous, sans aucune côte à l’horizon. Un moment unique.

18h30, il est temps de rentrer au port.

"C’était super! Avec les baleines, c’était magnifique", s’émeut Adam, 14 ans, passionné par les animaux marins et souhaitant devenir biologiste. Sa tante, Tea, ajoute: "De voir les animaux, c’est transcendant!"

Nous repartons des images plein les yeux et des sensations incroyables pour longtemps dans nos mémoires.

à quoi sert le sanctuaire Pelagos

 

Le secrétariat permanent de l’Accord Pelagos se trouve à Monaco.
Le secrétariat permanent de l’Accord Pelagos se trouve à Monaco. Photo C.B.

Le sanctuaire Pelagos s’étend sur 87.500 km2 et représente 3,5% de la Méditerranée. Il a été créé grâce à l’accord Pelagos, signé par la France, l’Italie et Monaco, qui en est le dépositaire, en 1999.

Un accord qui a pour but d’instaurer des actions concertées et harmonisées entre les trois pays pour la protection des cétacés et de leurs habitats contre les perturbations suivantes: pollutions, bruit, captures et blessures accidentelles, dérangement des cétacés.

Le sanctuaire a, lui, été créé car il a été constaté, dans les années quatre-vingt, que le bassin Corso-Liguro-Provençal, regorgeait d’un peuplement de mammifères marins relativement important et diversifié.

Il y aurait, dans le sanctuaire, plus de 8500 espèces animales différentes, représentant entre 4 et 18 % des espèces marines mondiales.

Le sanctuaire vise donc à protéger les mammifères marins des perturbations dues à l’activité humaine tout en permettant le développement harmonieux des activités socio-économiques.


Savoir+

Prix
Membres du Yacht-club/non membres:
16+: 100 euros/120 euros
11-15 ans: 60 euros/80 euros
6-10 ans: gratuit /40 euros

Périodes
Demi-journée (5 h d’excursion).
Les mercredis, vendredis et samedis.
De mi-avril à septembre.
Contact
+377.93.10.63.00 ; 06.11.47.55.94
membres@ycm.org

à partir de 1 €


La suite du direct