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Les conseils des spécialistes pour lutter contre le harcèlement scolaire à Monaco (aussi)

Mis à jour le 10/11/2017 à 08:47 Publié le 10/11/2017 à 08:30
Aurélien Ranaldi a mené de main de maître le dialogue avec ses petits élèves pour les aider à détecter les comportements à risque, jusque sur les réseaux sociaux.

Aurélien Ranaldi a mené de main de maître le dialogue avec ses petits élèves pour les aider à détecter les comportements à risque, jusque sur les réseaux sociaux. Photo Jean-François Ottonello

Les conseils des spécialistes pour lutter contre le harcèlement scolaire à Monaco (aussi)

Le harcèlement scolaire a la vie dure. Pour éradiquer ce fléau, la prévention commence dès l'école primaire, y compris à Monaco. "Monaco est dans le monde et le harcèlement scolaire a lieu partout. Nous n'échappons pas à la règle" confie Patrice Cellario, conseiller de gouvernement-ministre de l'Intérieur.

Les autorités de la Principauté se sont saisies du problème et ont proposé des exercices aux élèves, comme en France, pour la journée nationale de lutte contre le harcèlement scolaire.

"Une élève de l'école m'insulte tous les jours sur internet ou sur mon téléphone portable. Est-ce que je réponds à ses messages en l'insultant aussi? Est-ce que j'en parle à mes parents? Ou est-ce que je l'ignore parce qu'elle finira bien par s'arrêter?"

Dans la classe de CE2, à l'école de la Condamine, après avoir visionné deux courts métrages d'animations, lu ensemble la documentation dédié, un questionnaire distribués aux élèves a donné le prétexte à la directrice de l'école et la psychologue scolaire de prodiguer quelques conseils.

En parler

Les enfants savent qu'il faut en parler à leurs parents. À l'affichage de la réponse, le professeur des écoles Aurélien Ranaldi les interroge sur leur choix de réponse, et complète. "À qui d'autre pouvez-vous en parler?"

Réponse: "A un adulte en qui nous avons confiance: notre mamie, notre tata…".

Parce que parfois, parler à ses parents peut sembler trop compliqué. Par peur de les voir débouler à l'école, ou simplement pour les protéger.

Préparer leur arrivée sur les réseaux sociaux

Les enfants ont entre 8 et 9 ans. Normalement, à cet âge-là, ils n'ont pas accès aux réseaux sociaux, sauf à avoir créé un compte avec de fausses informations.

Pour autant, n'allez pas croire que le propos est inadapté: on est ici dans la prévention. L'idée est qu'ils connaissent les risques avant d'être confronté à cet univers virtuel qui blesse parfois si cruellement dans la réalité.

Un peu comme on apprend aux mômes que conduire alcoolisé comporte un risque majeur.

sensibiliser à la notion

Le mot "harcèlement" est allègrement utilisé par les enfants, à tel point que cela peut être déstabilisant, et faire craindre qu'ils ne voient du harcèlement partout.

"Il faut replacer leurs propos dans le contexte. C'est pour aborder ce sujet qu'ils sont là aujourd'hui. C'est normal qu'ils utilisent le mot", explique le conseiller de gouvernement-ministre.

Pour Isabelle Bonnal, directeur de l'éducation nationale, l'important c'est de sensibiliser les écoliers à cette notion: "S'ils viennent parler d'un cas de harcèlement à leur enseignant, c'est lui qui pourra détecter si c'est effectivement du harcèlement, ou si c'est juste un cas isolé".

Formés pour sauver

Pour faire face à d'éventuels cas, Aurélien Ranaldi, comme les autres enseignants, a bénéficié d'une formation spécifique, qui a pu lui ouvrir les yeux. "Récemment, j'ai été contacté par les parents d'un élève de collège, potentiellement victime. Il était dans ma classe il y a quelques années. Ils m'ont demandé si j'avais assisté à quelque chose, et rétrospectivement il y avait bien des signes qui pouvaient faire penser à ça. Mais à l'époque je ne savais pas."

Une formation qui pourrait éviter un avenir très sombre aux petites victimes: perte de confiance en soi, dénigrement, automutilation, peur des autres, peur du monde du travail...


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