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Ils vont débarrasser le Mercantour de ferrailles et barbelés installés par l'armée italienne dans les années 1930

Mis à jour le 06/09/2018 à 11:51 Publié le 06/09/2018 à 11:45
C'est dans la vallée de Fontanalbe - connue pour ses gravures rupestres mais aussi pour son passé militaire - que le 21e chantier « Installations obsolètes » se tiendra.

C'est dans la vallée de Fontanalbe - connue pour ses gravures rupestres mais aussi pour son passé militaire - que le 21e chantier « Installations obsolètes » se tiendra. d'archive M.A.

Ils vont débarrasser le Mercantour de ferrailles et barbelés installés par l'armée italienne dans les années 1930

À l'initiative de l'association grenobloise "Mountain wilderness" et en étroit partenariat avec le Parc du Mercantour, une vaste opération de déblai de ferrailles est programmé ce week-end

Une opération avec plus de 40 bénévoles pour "réparer" ce qui, à l'époque, avait nécessité le travail de plus de 10.000 ouvriers. L'association Mountain Wilderness organise une opération  de "réhabilitation" de la nature ce week-end dans la Roya. Il s'agit 21e chantiers Installations obsolètes. Près de 180 tonnes de ferrailles ont déjà été retirées dans les différents secteurs du Parc.

Réparer les cicatrices qui lézardent les paysages. Résorber les erreurs du passé. C'est au fond l'un des rôles que s'est donné l'association de protection de la montagne "Mountain wilderness". Qui organise régulièrement des chantiers dits "installations obsolètes", visant à retirer des cimes les tas de ferrailles ou de béton, pylônes et câbles de remontées mécaniques, bâtis sans usage qui polluent le champ de vision. 47 opérations de ce type ont déjà eu lieu à échelle nationale, depuis 2002. Correspondant, en chiffres, à 180 tonnes de déchets lourds - recyclés ou réutilisés par la suite.

Besoin de bras

Mais pour la 21e fois, c'est dans le parc du Mercantour qu'un tel programme de nettoyage XXL est prévu, ce week-end. Plus précisément dans la vallée de Fontanalbe, au Plan Tendasque. Marqué par son passé militaire, sur ce qui constituait une frontière.

"Une trentaine de candidats a déjà répondu, souligne Carmen Grasmick, chargée de mission au sein de l'association. Mais on peut toujours en accueillir plus. Pour certains chantiers, on va jusqu'à 130 bénévoles. Ça dépend notamment de la nature du terrain. "

Il est encore temps d'y participer. Pour des raisons de sécurité et d’intendance, l’inscription est obligatoire auprès de io@mountainwilderness.fr ou au 04 76 01 89 08. Logement possible dans la vallée et possibilité de bivouac. Il faudra compter une marche d’approche jusqu’à 2 heures selon les sites.

"Pas les éboueurs de la montagne"

À l'origine, le savoir-faire en matière de démantèlement n'existait pas vraiment. Et l'association peut se féliciter d'avoir inventé une technique - depuis le premier chantier de ce type, réalisé dans le massif des Écrins. "On a tous été formés sur le tas. Mais dans les adhérents, il y avait des gens du métier. Alors chacun a apporté sa pierre. Aujourd'hui, des sociétés se disent intéressées par notre travail : certains savent monter des pylônes… mais pas les enlever."

Il va sans dire, en effet, que l'association ne s'occupe pas uniquement d'anciennes installations militaires. Mais d'aménagements abandonnés de toute origine. "Nous avons déjà enlevé des téléskis, des installations industrielles ou agricoles. Il n'est pas question de tout enlever avec nos petits bras mais d'interpeller. Nous ne sommes pas les éboueurs de la montagne", assume Carmen Grasmick.

entre 5 et 10 ans pour envisager de tels chantiers

"Mountain wilderness » demande systématiquement des autorisations avant de se lancer dans une opération de nettoyage. Entre autres pour savoir si des éléments méritent d'être conservés. "Pour le Mercantour, c'est un peu particulier. Le volet patrimoine est géré par le Parc : c'est lui qui se charge de demander les autorisations. On est en étroite collaboration. Des agents seront d'ailleurs présents."

Des membres d'associations patrimoniales sont également mis dans la boucle. "On fait appel aux acteurs locaux. Intervenir sans prévenir ne se fait pas, surtout quand on sait qu'il peut y avoir quelque chose de sentimental. Parfois, certains se scandalisent qu'on efface le patrimoine. Sauf qu'il n'en est rien. Il nous est même arrivé de laisser des lignes barbelées qui n'étaient pas cassées - accompagnées d'un panneau d'explication." Au regard de cette nécessaire diplomatie, il faut entre 5 et 10 ans pour que de tels chantiers soient envisagés. Car il n'est pas question de se précipiter. Mais bien de redonner aux paysages leur vrai visage.


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