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Décès de Jean-Pierre Licari, une figure monégasque

Mis à jour le 04/11/2017 à 18:27 Publié le 04/11/2017 à 12:32
Jean-Pierre Licari, un esprit libre est parti.

Jean-Pierre Licari, un esprit libre est parti. Photo C. V.

Décès de Jean-Pierre Licari, une figure monégasque

Après plus d’un an de combat contre la maladie, l’ancien bâtonnier et conseiller national vient de nous quitter des suites d’une longue maladie. Il avait 54 ans.

Un avocat monégasque à conseiller sans hésiter dès lors qu’il s’agissait d’un dossier de droit civil: c’était Jean-Pierre Licari.

Une voix différente dans l’hémicycle, prompte à démonter en quelques phrases les idées reçues : c’était Jean-Pierre Licari. L’avocat défenseur, ancien bâtonnier et conseiller national est décédé jeudi 26 octobre, à 7 h 30, à Monaco.

Il avait 54 ans. Il laisse une épouse et deux enfants : Julia, 15 ans et Enguerran, 25 ans. Il a mené le combat jusqu’au bout contre la maladie. Un combat de trop. Car sa vie tout entière fut celle d’un combattant.

Lui d’abord, issu d’un contexte familial à la fois modeste et complexe, a su trouver les armes pour faire son droit à Nice sans le soutien de ses parents. Défendre les plus faibles, ce n’était pas un principe chez Jean-Pierre Licari, bien plutôt une vocation.

Peut-être un peu comme le prolongement de sa vie d’enfant conduit par un besoin viscéral de justice. Alors, avocat à Monaco, pas question de batifoler parmi les puissants, de briller dans les cocktails mondains ou de faire des tours de manches dans les prétoires ou dans l’hémicycle du conseil national.

Non, certainement pas ; bien au contraire! Avocat à Monaco, c’était, pour Jean-Pierre Licari, travailler et encore travailler, avec rigueur, ténacité, perfectionnisme, avec un sens critique aigu pour plus encore pousser l’analyse.

" Maître Jean-Pierre Licari fut non seulement un brillant juriste, mais aussi un avocat engagé pour la défense de ses clients. Il était un avocat respecté par les juridictions et apprécié par ses confrères. Sa voix et sa présence charismatique aux audiences nous manqueront ", souligne l’Ordre des Avocats sollicité par Monaco-Matin.

"C’était un sublime"

On le disait distant, froid, sérieux. Il l’était. Avec son fils, ils évoquaient souvent cette citation de Victor Hugo: " Les opiniâtres sont les sublimes. »

« Je lui disais que c’était un sublime ", se rappelle aujourd’hui Enguerran Licari. À la carrière d’avocat, il a conjugué, de 2003 à 2008, celle de conseiller national. Il était celui qui repositionnait le débat, offrant un tout autre angle de vue, incisif, presque impertinent, déterminé à convaincre quand les discussions commençaient à s’enliser. "

Il défendait ses idées avec conviction et brio. C’était un brillant orateur qui savait débattre et persuader quand il le fallait ", note Christophe Steiner, président du Conseil national.

Une voix qu’on écoutait, qui sonnait grave le sens du devoir, qui plaisait à l’esprit et souvent même au cœur. Une façon toute à lui de faire de la politique.

De la vraie politique. Pour défendre encore, mais sans robe cette fois. Cette voix des prétoires et de la Haute Assemblée était celle d’une pensée – libre – nourrie par Albert Camus ou Jim Harrison.

Car Jean-Pierre Licari aimait lire. La littérature française, américaine et même japonaise à laquelle l’avait initiée son fils, mais aussi des traités de droit du XIXe siècle…

Là étaient les voyages, les aventures, l’évasion d’un homme solitaire, en marge; peu enclin à rire. Peut-être parce que le rire n’est pas l’apanage des combattants. Jean-Pierre Licari a beaucoup donné et a tant gagné pour les autres qu’on aurait voulu qu’il gagne, cette fois, pour lui.

à partir de 1 €


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