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Ce maraîcher varois a décidé de faire pousser ses légumes entre les immeubles

Mis à jour le 01/08/2018 à 16:50 Publié le 01/08/2018 à 16:49
Maraîchers urbains

Maraîchers urbains Photo Dominique Leriche

Ce maraîcher varois a décidé de faire pousser ses légumes entre les immeubles

Entre Six-Fours et La Seyne, Robert Priolio joue la carte de l’agriculture urbaine: ses terres sont implantées dans des quartiers résidentiels.

"C’est la ville qui s’est installée autour de nous!" Karina Priolio sourit en embrassant d’un regard la propriété, abritée de la route par des cannes de plus de cinq mètres de haut. "Nécessaire pour protéger l’exploitation du vent", explique son mari, Robert.

Voies de circulation, antennes relais...

La famille Priolio cultive trois hectares et demi de terres agricoles en plein cœur du Plan de la Mer, quartier résidentiel à Six-Fours-les-Plages.

"Mes grands-parents, puis mes parents, explique Robert Priolio étaient allés habiter à Mar-Vivo, à La Seyne, parce qu’ils trouvaient qu’ici, c’était trop isolé…"

Aujourd’hui, la propriété agricole des Priolio est bordée par des voies de circulation, des maisons, ou encore des antennes relais de téléphonie mobile. Le constat est sans appel: la ville s’est installée tout autour de la propriété.

"C’est encore pire à Mar-Vivo, ajoute Robert, où l’exploitation de 8 000 m2 est entourée d’immeubles dont les fenêtres principales donnent sur nos terrains. Parfois, on nous interpelle à voix haute pour nous demander ce que l’on plante."

Des contraintes à gérer

Exploiter des terres agricoles en zone urbaine, c’est d’abord s’accommoder de la pollution environnementale: les voitures en particulier bien sûr, même si, assure d’emblée Karina, "cela n’a pas d’incidence sur la qualité des produits que nous proposons."

Les Priolo doivent aussi s’inscrire dans une communauté dont il faut, plus ou moins, respecter "l’art de vivre": "On ne peut pas travailler aux heures que l’on souhaiterait, dit-il, résigné. En été par exemple, avec les grosses chaleurs, je passerais bien le tracteur à 21 heures. Mais ce serait très incommodant pour les voisins."

Ça l’est déjà, reconnaît-il, lorsque l’agriculteur est obligé de brûler sur place les résidus des cultures: "Pour éviter la dispersion des spores et des bactéries, nous nous devons de le faire ici. Mais je sais que la fumée gêne les voisins."

Manque d'eau

Autre contrainte, propre à la rugosité de la terre: le manque d’eau. "L’an dernier, je mettais le réveil toutes les deux heures pour aller arroser pendant plusieurs dizaines de minutes."

À plusieurs reprises, des promoteurs ont proposé de racheter ses terres. Robert a toujours refusé de céder à l’appel du gain. Sa fille Gabrielle, 16 ans, qui se prépare à prendre la relève, est plus remontée encore contre une telle éventualité.

"La valeur de la terre, c’est aussi les sentiments que l’on y met, et pas seulement ce qu’elle rapporte financièrement, conclut Robert. La beauté de notre exploitation agricole, c’est aussi l’empreinte de la valeur travail. » Une valeur qui se lit dans les sillons creusés, de génération en génération.

> Vente des produits de la ferme à Six-Fours, 475, chemin du Plan-de la-Mer les lundis, mercredis et vendredis matin de 8h30 à 12h 30. A Mar-Vivo (160, vieux chemin des Sablettes), les samedis et les mardis matins de 7h30 à 12h30.

à partir de 1 €


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