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samedi 02 août 2014

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Auteur de nombreux ouvrages sur les trésors du passé dont un imposant et précieux Dictionnaire des mobiliers et objets d'art du Moyen-Âge au XXIe siècle, Anne Lovreglio fait autorité en la matière. Récemment décorée de la Médaille du mérite par l'Institut de l'expertise de Paris, elle est spécialisée dans l'authentification des tableaux anciens qu'elle n'hésite pas à radiographier, utilisant la lampe de wood, les ondes électromagnétiques et les infrarouges pour capter d'éventuelles anomalies.

À l'occasion de la parution de notre hors-série Le Guide du chineur, elle a accepté de livrer quelques-uns de ses conseils, afin d'éviter à nos lecteurs les incertitudes, tromperies ou arnaques. En huit points.

1. Avant de chiner

Prendre connaissance du décret protecteur des consommateurs dont les marchands font rarement état. Ce texte qui date de 1981 et qui a été renouvelé en 2001, stipule que les vendeurs doivent délivrer une facture, quittance ou bordereau de vente contenant les spécifications quant à la nature, la composition, l'origine et l'ancienneté de la chose vendue. Ceci en utilisant les termes appropriés et en faisant figurer le cachet du professionnel. Les expressions « dans le goût de », « style », « manière de », « genre de », « d'après » ou « façon de… » ne confèrent aucune garantie particulière.

2. En cas de doute

Faire appel à un expert spécialisé et non généraliste. Se méfier des approximations et exiger un acte écrit et non une simple estimation verbale.

3. Les peintures anciennes

Une peinture ancienne est à base végétale, animale ou minérale, la chimie n'intervenant qu'à la fin du XVIIIe siècle (le lapis-lazuli a été par exemple remplacé par le bleu outre-mer). L'analyse des pigments donne des informations essentielles qu'une radiographie peut compléter. Un tableau volé est maquillé comme une voiture. Seul l'expert peut le détecter.

4. Les faux meubles

En ce qui concerne la marqueterie, difficile d'être formel. « C'est un métier ! Comme le boucher qui distingue le rumsteck du faux-filet ! ». Cependant, il faut savoir que des décalcomanies ont pu être utilisées dans la fabrication de faux meubles. Il faut grattouiller discrètement la marqueterie pour s'assurer que ce n'est pas le cas.

5. Les fêlures cachées des porcelaines

En ce qui concerne les porcelaines, les critères d'intégrité sont essentiels. La moindre fêlure, même réparée, et de ce fait invisible, compromet la valeur de la pièce. Comment le savoir ? Il faut prendre la pièce et la poser sur trois doigts d'une main, puis la faire sonner avec l'index replié de l'autre main. Si le son est clair et vibrant, pas d'inquiétude. En cas de fêlure non apparente, le bruit ressemblera à un croassement de corbeau.

6. Les dorures

Comment savoir si une dorure a été faite à la feuille d'or ou s'il s'agit d'argent ou cuivre recouvert d'un vernis jaune ? Un petit truc simple. Les feuilles d'or se chevauchent obligatoirement. Il faut donc qu'il y ait des petites marques sur le cadre ou le meuble.

7. Lithographie : gare au tirage

Pour les dessins et lithographies, il faut traquer les reproductions. Un coton-tige humidifié et légèrement frotté sur un tableau peut attester une gouache ou une aquarelle s'il est imprégné de couleur. Pour les lithographies, il faut une inscription. HC signifie « hors commerce », EA « épreuve d'artiste ». Les autres comportent deux nombres. Le premier indique le tirage, le second le nombre d'œuvres. Il est bien évident que plus ce second nombre est faible, plus l'œuvre est rare et précieuse. Une petite loupe peut par ailleurs permettre de détecter le pointillé qui prouve qu'il s'agit d'une simple reproduction à l'offset sans aucune valeur.

8. Livres : la fin justifie le prix

Pour l'achat de livres anciens, il est conseillé de s'équiper d'un tableau permettant d'identifier les dates en chiffres romains du premier coup d'œil. Dans le cas d'une série, il faut s'assurer que le mot « fin » figure sur le dernier volume. C'est la seule façon de savoir si elle est complète.

Informations : www.search-antiques.com

 

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