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Un appareil révolutionnaire pour mieux traiter le cancer à Monaco

Mis à jour le 14/10/2016 à 11:56 Publié le 16/10/2016 à 07:40
Le docteur Cécile Ortholan, chef du service de radiothérapie, présente au prince Albert II les possibilités techniques de la machine.

Le docteur Cécile Ortholan, chef du service de radiothérapie, présente au prince Albert II les possibilités techniques de la machine. Photo Jean-François Ottonello

Un appareil révolutionnaire pour mieux traiter le cancer à Monaco

Qu’elles soient minuscules, mal placées ou déjà traitées, toutes les tumeurs peuvent dorénavant subir un traitement high-tech grâce à une machine opérationnelle depuis lundi au CHPG

Onze millions d’euros: c’est l’investissement réalisé par le gouvernement princier pour acheter deux accélérateurs linéaires de particules dédiés au service de radiothérapie du Centre hospitalier Princesse-Grace.

L’objectif? «Augmenter les chances de guérison et sauver des vies», explique Stéphane Valeri, conseiller de gouvernement-ministre des Affaires sociales et de la Santé.
Enfermé dans un caisson comme un «bunker», pour reprendre le terme de Stéphane Valeri, le premier «Novalis truebeam» fonctionne depuis lundi. Il a été inauguré par le prince Albert II hier.

À lui seul, à plus de quatre millions d’euros, c’est l’appareil le plus cher du centre hospitalier. La deuxième machine n’arrivera que dans un an. «Il n’en existe que deux ou trois en France», mentionne Stéphane Valeri.

«Il n’y a pas d’appareil équivalent dans la région, note le docteur Cécile Ortholan, chef du service de radiothérapie. Il faut aller jusqu’à Montpellier pour trouver une même machine. Ce “Novalis truebeam” permet toutes les possibilités. Nous pouvons traiter des tumeurs avec la plus grande précision et pour tous les cancers.»

400 malades par an

Avec quelque 400 patients par an à Monaco, dont environ 20 % de résidents de la Principauté, le service fonctionne à sa juste cadence. Le CHPG ne compte pas attirer une patientèle au-delà du département voisin. Pour une simple raison: «Nous avons un accord avec la Sécurité sociale française qui ne nous permet pas la prise en charge au-delà des Alpes-Maritimes», explique Stéphane Valeri.

Mais en quoi cet appareil va-t-il révolutionner le service de radiothérapie? «Il peut traiter toutes les tumeurs, souligne Cécile Ortholan. Il y a des tumeurs qui n’avaient plus de solution thérapeutique parce qu’elles avaient été déjà traitées. Dorénavant, le traitement pourra être prescrit de nouveau. De même, qu’elles soient très petites ou mal situées, les tumeurs pourront être irradiées car les rayons sont très précis et donc le traitement tout autant.»

Main dans la main avec Cécile Ortholan, Benjamin Serrano, chef d’unité d’une équipe de cinq physiciens, a travaillé pendant quatre mois pour régler la machine. «C’est un engin de cinq tonnes. Il a fallu calibrer et étalonner les paramètres pour déterminer exactement comment les photons et les électrons sortent de la machine. Auparavant, nous avions une précision de deux millimètres avec les autres machines. Là, il s’agit de moins d’un millimètre.»

Avec le «Novalis truebeam», les médecins et physiciens peuvent donc se spécialiser dans de nouveaux traitements. Outre les seins, prostates et poumons qui sont les plus fréquemment atteints, le service va repousser les limites du possible dans les cancers du cerveau.

Cécile Ortholan souligne que «le parc technologique est très important dans les Alpes-Maritimes. Cette machine complète l’offre.» Chef de service au CHPG depuis cinq ans, et auparavant au Centre Antoine-Lacassagne (CAL) spécialisé dans la lutte contre le cancer à Nice, Cécile Ortholan tient à dire que «Monaco donne la possibilité de mettre en place un projet de très haute technicité. Ce n’est pas seulement l’acquisition de l’appareil. C’est toute la chaîne qui aboutit au traitement qui a été renouvelée.»


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