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Patrick Kanner: "Le tournant libéral l’emporte sur bien d’autres préoccupations"

Mis à jour le 28/09/2017 à 11:55 Publié le 28/09/2017 à 12:40

Patrick Kanner: "Le tournant libéral l’emporte sur bien d’autres préoccupations"

L’ancien ministre des Sports était l’invité de Territoires d’Infos ce jeudi matin, la matinale de Public Sénat présentée par Cyril Viguier avec la PQR et les Indés Radios. Il a jugé durement le budget 2018 présenté mercredi 27 septembre par le gouvernement.

Le sénateur PS du Nord reproche au gouvernement de vouloir "diminuer d’un peu plus de 3 milliards d’euros l’ISF qui devient l’IFI -l’impôt sur la fortune immobilière– tout en exonérant les yachts."

Pour Partick Kanner la hausse de la CSG "va impacter beaucoup de retraités" et "le pouvoir d’achat va être amputé" par cette même hausse. Les choix du gouvernement "posent problème y compris dans la répartition des priorités budgétaires" déclare-t-il.

Sur la réduction du budget des Sports, Patrick Kanner se montre plus virulent. "C’est une bêtise politique", assène-t-il. Le sénateur du Nord escompte voir ce texte amendé. "J’espère qu’au Sénat et à l’Assemblée nationale nous serons en capacité de pouvoir faire évoluer certains aspects."

"Nous ne sommes ni En Marche, ni en marge"

Patrick Kanner connaît bien le fonctionnement de la famille socialiste. Il est revenu sur la ligne adoptée par son groupe, après trois heures de débat mardi. "C’est une synthèse, dirait François Hollande." Dans l’opposition à la majorité sénatoriale de droite, mais pas dans la majorité gouvernementale. Ce "compromis", comme l’explique le nouveau sénateur, a un objectif "très clair": "éviter à tout prix une forme d’éclatement potentiel" du groupe, qui compte de "nombreuses sensibilités".

Pour ce hollandais, il s’agit d’une position de "sénateurs responsables" et de "sociaux-démocrates assumés": "cela veut dire être réformiste, mais pas n’importe comment". Coincé entre LREM et la gauche radicale, Patrick Kanner définit le Parti socialiste comme une alternative: "Pourquoi voulez-vous que nous soyons à la traîne des Insoumis voire du Parti communiste dans une opposition systématique et frontale ou à la traîne d’En Marche? Nous ne sommes ni En Marche, ni en marge."

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