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L’ombre du "putschiste" plane sur la fête nationale de la Principauté de Seborga

Mis à jour le 20/08/2018 à 09:07 Publié le 20/08/2018 à 09:10
Aujourd’hui, Seborga célèbre sa fête patronale, sur fond de conflit de légitimité au trône. En haut, l’élu Marcello 1er. En bas, l’autoproclamé Nicolas 1er. Un maire, 300 habitants et... deux princes.

Aujourd’hui, Seborga célèbre sa fête patronale, sur fond de conflit de légitimité au trône. En haut, l’élu Marcello 1er. En bas, l’autoproclamé Nicolas 1er. Un maire, 300 habitants et... deux princes. Photos N-M, L.M,DR

L’ombre du "putschiste" plane sur la fête nationale de la Principauté de Seborga

Aujourd’hui, la principauté italienne célèbre sa fête la plus importante: la San Bernardo. En février 2016, l’institution a été secouée par un coup d’État 2.0 déclenché par Nicolas Mutte. Lequel se fait très discret... Rappel de cette querelle de clocher princière en 7 points.

Viendra, viendra pas? Le bruit court dans les ruelles… Alors que se déroule – aujourd’hui – la fête nationale de la principauté italienne de Seborga, un trouble-fête pourrait faire irruption aux cérémonies officielles.

En 2016, le putschiste français Nicolas Mutte a en effet tenté de renverser le pouvoir de Marcello 1er en se revendiquant prince… sur Internet.

Depuis, personne (ou presque) ne l’a vu au village. Mais la rumeur, alimentée par le principal intéressé, voudrait qu’il vienne régler ses comptes lors de la San Bernardo. Seborga qui misait – jusqu’alors – sur le folklore de la couronne pour attirer les touristes, se retrouve plongée dans une saga médiatique à multiples rebondissements. Explications en sept chapitres.

>>RELIRE. Coup d'État sur les hauteurs de Vintimille

1. Principauté depuis 1963

Du point de vue du droit, Seborga n’est qu’une commune transalpine comme les autres. Avec un maire, comme les autres.

L’histoire de la Principauté remonte à 1963, quand un habitant, Giorgio Carbone, organise un référendum pour contester l’annexion de Seborga par l’Italie. C’est un plébiscite. Giorgio devient le premier souverain. Il s’appuie en fait sur une erreur administrative: lors de l’achat de la principauté (alors ecclésiastique), le duc de Sardaigne avait oublié de payer son dû. En conséquence, le traité n’a jamais été ratifié.

Dans la constitution écrite par Giorgio 1er, il est stipulé que les princes sont élus tous les sept ans. Après sa mort en 2009,...

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