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Une accusation infondée fait apparaître un héritage dissimulé

Mis à jour le 21/07/2017 à 22:19 Publié le 21/07/2017 à 21:35
Incroyable affaire jugée par le tribunal correctionnel

Incroyable affaire jugée par le tribunal correctionnel C.D

Une accusation infondée fait apparaître un héritage dissimulé

Une histoire à peine croyable a été évoquée à la dernière audience du tribunal correctionnel de Monaco. Elle met en scène un quinquagénaire résidant dans un logement social de la région parisienne et bénéficiaire d'une allocation adulte handicapé.

Le 15 novembre 2013, cet homme, aux conditions de vie précaire, dénonce aux policiers le chantage d'un banquier suisse concernant des révélations sur l'héritage de son père décédé en 2001.

Une succession dont ses deux sœurs et sa mère, demeurant en Principauté, s'étaient bien gardées de lui communiquer la moindre information sur un éventuel pactole.

Nourrissant un dessein, le financier helvète lui propose de fournir le nom de l'établissement où était déposé l'argent, en échange de 50.000 € et à condition qu'il lui permette de poursuivre la gestion des avoirs du père disparu. L'enquête monégasque classera cette première plainte "sans suite".

Contrecarré dans ses plans, le banquier suisse riposte. Le plaignant saisit à son tour la justice de la Principauté pour dénonciation calomnieuse. Pareil processus déclenche une action publique et ouvre une nouvelle information judiciaire.

Floué de 800.000€

Si le financier renonce aux poursuites dès qu'il est convoqué par le juge d'instruction pour être entendu, l'action n'en est pas pour autant interrompue… D'ailleurs, le prévenu est toujours soupçonné de dénonciation calomnieuse et cité à comparaître à la dernière audience. S'il est absent pour des raisons de santé, Me Régis Bergonzi est chargé de le représenter. Un supplément d'informations va transparaître.

L'investigation menée par un magistrat instructeur démontre tout d'abord la réalité de la rencontre parisienne. Puis, ce sont l'existence et la localisation de plusieurs comptes en Suisse pour plus de 7 millions d'euros. Dont une ligne est au prénom du quinquagénaire. Les allégations de la famille qui niait farouchement la réalité de comptes bancaires sur les rives du lac Léman, sont mises à mal… Pire encore : il sera établi que chacune des deux sœurs avait perçu sa part du pactole. Le fils est véritablement le dindon de la farce.

Une affaire sans fin?

Après avoir rappelé les grandes lignes de cette affaire, le président Jérôme Fougeras-Lavergnolle interroge l'administratrice judiciaire de la mère, citée comme témoin par la défense. Cette femme confirmera l'existence du patrimoine et son montant. Dans ses réquisitions, le procureur Cyrielle Colle remonte du fait connu au fait contesté. En finalité, la représentante du parquet général invitera le tribunal à s'engager sur la voie de la relaxe.

Un chemin tout tracé pour la défense. "Mon client, souligne avec force Me Régis Bergonzi, a déjà été spolié de sa réserve héréditaire. Il est véritablement le seul à s'être fait flouer de quelque 800.000 €. Une somme dès à présent perçue pourtant par ses sœurs. Il convient désormais de mettre fin à une telle injustice qui affecte la vie de cette personne handicapée depuis seize ans et de le rétablir dans ses droits…"

Les juges s'engageront sur la voie de la relaxe pour le prévenu. Toutefois, l'affaire n'est certainement pas terminée sur le plan civil…


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