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Un homme marié et père de trois enfants écope de huit mois de prison avec sursis pour attouchements sur une jeune stagiaire

Mis à jour le 29/04/2017 à 11:59 Publié le 29/04/2017 à 11:59
Le tribunal de Monaco.Illustration Palais de Justice de Monaco

Le tribunal de Monaco.Illustration Palais de Justice de Monaco Photo Michaël Alesi

Un homme marié et père de trois enfants écope de huit mois de prison avec sursis pour attouchements sur une jeune stagiaire

Une affaire, peu ordinaire en Principauté, d'attouchements sur une jeune stagiaire, a valu huit mois de prison avec sursis à un fondé de pouvoir d'un grand cabinet d'assurances de Monte-Carlo. Ce quinquagénaire, marié et père de trois enfants, devra également verser la somme de 7.000€ à la victime.

Après en avoir débattu collégialement, les juges du tribunal correctionnel ont dépassé les réquisitions de la représentante du Parquet général. À l'audience, en effet, le procureur Cyrielle Colle avait réclamé six mois de prison assortis du sursis pour avoir porté atteinte à l'intégrité corporelle de la plaignante.

Au-delà du comportement absurde de cet homme pétri de réussite professionnelle, les magistrats ont essayé de comprendre sa réaction envers la jeune fille. Quand le président Jérôme Fougeras Lavergnolle avait fait lecture de déclarations de la jeune stagiaire, trop choquée pour paraître à l'audience, le prétoire croyait revivre un incroyable thriller érotique.

Aux caresses précises, décrites et subies par la demoiselle, le prévenu niait fermement les accusations de violences: "C'est faux! Cette jeune fille n'a été ni passive ni incitative. Elle participait. Je ne lui ai rien demandé en retour…" Puis, il objectait toutes mauvaises intentions exemptes de suspicions: "C'était par tendresse, affirmait-il, afin qu'elle retrouve la confiance en elle et dans son travail. J'avais envie de l'aider. Je n'ai ni profité de mon statut ni de ma position hiérarchique pour aboutir à des fins personnelles. J'ai fait une grosse bêtise. Je la regrette tous les jours…"

Si la conversation a vite dévié dans le bureau ce jour-là, Me Arnaud Cheynut, pour la partie civile, en donnait la raison: "Ne vous trompez pas de personnage. Ses gestes d'assistance et de bienveillance ont été appliqués avec force et reconnus vaguement à la troisième audition. La victime se retrouve sans emploi. Pour l'aider? Aujourd'hui, des médicaments, un psychologue, une thérapie…"

Me Alexis Marquet contrait son confrère en présentant son client honteux, harcelé par le remords. "Pourtant, ses collaborateurs louent sa compassion. Son intention initiale n'était ni malsaine ni opportuniste. On est dans les méandres du cerveau humain. Ces faits ne se reproduiront plus et il a beaucoup de mal à supporter cette épreuve…" 


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