“Rhôooooooooo!”

Vous utilisez un AdBlock?! :)

Vous pouvez le désactiver juste pour ce site parce que la pub permet à la presse de vivre.

Et nous, on s'engage à réduire les formats publicitaires ressentis comme intrusifs.

Je veux bien mais j'ai la freebox

Connectez-vous

pour sauvegarder mes filtres et personnaliser mon flux

continuer sa lecture

lire le journal

Procès Pastor: le guetteur soupçonné d'avoir participé à l'assassinat de la mill...

La fille d'un millionnaire décède à bord d'un vol Londres-Nice après avoir mangé...

Le procès Pastor reprend ce lundi: voici l'article à lire si vous n'avez pas sui...

Assises : la double tragédie de la fille d'Hélène Pastor

Gildo Pastor cherche toujours les raisons de l'assassinat de sa mère

Un couple de Chinois écope de 45 jours de prison pour le vol de 12 parfums à Monte-Carlo

Mis à jour le 27/12/2016 à 05:05 Publié le 27/12/2016 à 20:35
Le tribunal de Monaco.Illustration Palais de Justice de Monaco

Le tribunal de Monaco.Illustration Palais de Justice de Monaco Photo Michaël Alesi

Un couple de Chinois écope de 45 jours de prison pour le vol de 12 parfums à Monte-Carlo

Étrange échange ! Au moment où les faux parfums « Chonel » venus d'Asie inondent notre marché, un jeune couple de Chinois a dérobé douze flacons « Chanel » dans la boutique spécialiste des fragrances aromatiques « Paris 8 » de Monte-Carlo.

À l'heure de leur comparution, menottés, devant le tribunal correctionnel, ils ont écopé de 45 jours de prison ferme. Car pour les juges, il n'y a aucun doute : les deux prévenus ne sont pas de simples voleurs, mais le dernier maillon d'un réseau qui prend sa source dans l'Empire du Milieu en passant par Lille avant d'échouer en Principauté. D'ailleurs, la fille est connue du Service d'information, de renseignement et d'analyse stratégique sur la criminalité organisée (Sirasco). Une institution qui dresse chaque année un état des lieux des organisations criminelles.

Il faut suivre un bout de leur parcours délictueux pour comprendre. D'abord, le 29 novembre 2016, les deux Chinois se rendent une première fois dans la parfumerie de l'avenue Princesse-Alice. Leur attitude attire l'attention de la responsable. Leurs gestes sont suspects. Mais au sortir de la boutique, aucune alarme ne se déclenche. Une rapide inspection des rayons démontre alors que quatre bouteilles de parfum « Chanel » ont disparu.

Quand le couple revient le 21 décembre dernier, il est reconnu et les policiers sont alertés. Aussitôt interpellés quand ils quittent l'enseigne, l'homme et la femme ont dans leurs sacs huit flacons en totalité. Apparaît également l'astuce pour neutraliser les alarmes : une boîte métallique.

« Organisation criminelle »

Grâce aux questions du président Jérôme Fougeras-Lavergnolle, on apprendra que les deux prévenus sont demandeurs d'asile. Ils se sont rencontrés dans un camp de la Croix-Rouge à Lille. C'est un Russe qui les aurait aiguillés sur la marque à prendre et le lieu à visiter.

« Vous avez fait le voyage en Principauté pour prendre seulement deux parfums chacun ? Et vous êtes revenus. Qui a payé les voyages ? », questionne le magistrat. Comme la discrétion est de mise dans ce milieu, la réponse suit la logique de la banalité. « C'est l'occasion. On s'est partagé les bouteilles et on les a revendues, indique la fille. C'est mon compagnon qui m'a offert les billets… »

Le président n'est pas convaincu. « Pour le Sirasco, vous faites partie de cette organisation criminelle où tous les notifiés sont placés dans des centres de la Croix-Rouge et sont demandeurs d'asile. Ils évoluent en petit groupe pour voler des objets de luxe. Parfois, un donneur d'ordres fait des repérages et attend avec voiture et chauffeur à proximité. Ces réseaux font du recel vers l'Allemagne et la Belgique… Et vous avez comparu le 2 octobre 2014 devant le tribunal de Meaux pour vol en réunion… »

Des doutes ? Le premier substitut Olivier Zamphiroff en fera part également dans son réquisitoire. « Ce n'est pas un parfum de vérité qui se dégage dans le box ! Leurs identités sont incertaines et ils n'ont aucun document officiel. Ils donnent des dates de naissances différentes. Vous avez des personnes-instruments utilisées par les réseaux. D'ailleurs, à force de changer de patronyme, a-t-elle été condamnée à Meaux ou est-ce une homonymie comme elle le prétend ? La version de la femme éplorée avec un petit enfant et un mari brutal ne m'incitera pas à l'indulgence. Deux mois de prison ferme pour que les comparses qui les suivent de très près comprennent ! »

« Victimes des réseaux »

Font-ils partie d'un réseau ? Quel est leur rôle ? Quelle est leur mission ? Autant de questions posées par la défense. « C'est eux qui vont payer le plus cher, poursuit Me Sarah Filippi, pendant que les chefs sont tranquilles. Avec la barrière de la langue, ils n'arrivent pas à se défendre. Et il y a des représailles quand ils sont repérés. Ces victimes des réseaux peuvent bénéficier du sursis et vous ne les reverrez plus ! C'est une jeune maman. Si elle est libérée, elle s'engage à faire des ménages pour rembourser. Ne donnez pas à ce dossier la dimension qu'il n'a pas ! »

Le tribunal réduira légèrement les réquisitions du ministère public et octroiera 448,50 € à la partie civile.


La suite du direct