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Prison ferme pour les auteurs de trois cambriolages entre Roquebrune-Cap-Martin et Monaco

Mis à jour le 11/12/2017 à 09:28 Publié le 11/12/2017 à 09:27
Le tribunal de Monaco.Illustration Palais de Justice de Monaco

Le tribunal de Monaco.Illustration Palais de Justice de Monaco Photo Michaël Alesi

Prison ferme pour les auteurs de trois cambriolages entre Roquebrune-Cap-Martin et Monaco

Qui sont réellement ces deux individus indolents, présentés ce vendredi devant le tribunal correctionnel, menottés, selon la procédure de flagrant délit, pour cambriolages? Des voleurs professionnels? Des amateurs. Ou encore des pieds nickelés?

 À l’écoute des faits reprochés à l’audience, la dernière qualification parait la plus plausible. Car le scénario tient plus du vaudeville que de l’acte de brigandage.

Rapportons toutes les circonstances de l’événement. Cela se passe dans la nuit du 2 au 3 décembre. Venus de Milan, un quinquagénaire italien et un Albanais de vingt-neuf ans, arrivent à San Remo pour récupérer une somme conséquente chez un débiteur. Comme il leur est impossible de le localiser, le duo décide de trouver assez d’argent, "au moins pour mettre de l’essence dans la voiture, déclareront-ils aux juges, car nous sommes sans emploi…".

1.500€ de larcin

Alors, les deux compères longent la Riviera et la Côte d’Azur pour compenser la perte du gain espéré par des cambriolages. Le premier a lieu dans une école de danse, à Roquebrune-Cap-Martin. Les voleurs ratissent large en emportant ordinateur, enceinte, caméra numérique, quatre coussins, etc. Puis, arrivés en Principauté, ils repèrent le restaurant "Il Giardino", au boulevard d’Italie.
Sans précaution, la porte de l’établissement est fracturée, la caisse enregistreuse est défoncée et le pot à pourboires pillé. Ils repartiront avec 1.500 euros environ dans leurs poches.
Dernier méfait: c’est la "SAM Citron", au 21, boulevard du Larvotto, qui est visée. Mais quand ils forcent la porte d’entrée de la structure spécialisée dans la gestion de patrimoine immobilier et mobilier, au "Floridian Palace", un riverain observe l’inquiétant manège des deux malfrats. Il alerte la Sûreté publique…

Au moment où le duo tente de forcer les coffres-forts et armoires sécurisées, les policiers arrivent. Totalement désorientés, les cambrioleurs essaient de se cacher derrière des manteaux posés sur un portant.

"C’était une précaution stupide, reconnaîtront-ils, car on voyait nos pieds…"

Interpellé, aucun des deux voleurs n’opposera de résistance. Dans leur véhicule, les inspecteurs retrouveront l’intégralité du matériel qui a servi aux cambriolages. Soit deux gros tournevis et un démonte-pneu, plus un sac rempli de pièces de monnaie. Au cours de leur audition, ces ressortissants italiens et albanais reconnaîtront rapidement les faits reprochés.

Quelques remarques feront sourire le président Florestan Bellinzona. "Vous aviez le matériel adéquat pour cambrioler et même des gants en latex. Afin de ne pas laisser d’empreintes? Erreur 

"C’était pour effectuer d’éventuelles réparations mécaniques", affirmeront-ils! "Pourtant vous les aviez pour dévaliser locaux et bureaux", démontrera le magistrat. Silence… "Et les outils?" renchérira-t-il. Réponse simpliste: "Ils appartenaient à l’ancien propriétaire du véhicule. Il les avait laissés dans le coffre…"

Connu d'Interpol

Si leur système de défense est digne de novices en la matière, seul l’homme de nationalité albanaise a des casiers monégasque et français vierges.
En revanche, le Transalpin est connu d’Interpol pour de multiples cambriolages en Italie. À Monaco, il avait été déjà condamné en 1998 à un an de prison ferme pour vol.
Ce sera d’ailleurs la peine réclamée par le procureur général Jacques Dorémieux dans ses réquisitions pour ce prévenu. Pour le plus jeune, six mois, toujours ferme, seront suffisants.
Pour défendre ses clients, Me Clyde Billaud misera sur leur coopération au cours de l’enquête. "Un seul interrogatoire a suffi pour le plus âgé. Prenez en compte sa situation avec deux enfants à charge. Il cherche du travail et il est désespéré. Le plus jeune, s’il a eu du mal à reconnaître les faits devant les policiers, il a tout avoué à l’audience. Sans casier, il se souviendra de son passage en Principauté avec la garde à vue et la maison d’arrêt. Soyez cléments!"

Le tribunal suivra les réquisitions du ministère public pour le premier prévenu, Mais rallongera la peine à neuf mois pour le second.

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