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Mécontent de la répartition des pourboires, il cogne son employeur

Mis à jour le 14/06/2017 à 21:38 Publié le 14/06/2017 à 21:30
«On évoque 85 procédures! Au final il y en a quatre», regrette l’avocat de la partie civile.

«On évoque 85 procédures! Au final il y en a quatre», regrette l’avocat de la partie civile. Cyril Dodergny

Mécontent de la répartition des pourboires, il cogne son employeur

Un employé de restauration à Monaco s'en prend verbalement puis physiquement à son employeur pour manifester son mécontentement. Le prévenu reconnu coupable des faits qui lui sont reprochés, a écopé de huit jours de prison avec sursis.

Ce jeune Philippin a une façon très personnelle de régler les litiges avec son patron. Pour une banale affaire de répartition des pourboires collationnés en fin de saison, bien loin de ce qu'il espérait toucher afin d'envoyer l'argent à sa famille restée dans ce pays d'Asie du Sud-Est, le serveur en vient aux mots, aux gestes et aux coups de poings sur le visage.

Les raisons de cette dispute ont été évoquées devant le tribunal correctionnel et le prévenu a écopé de huit jours d'emprisonnement avec sursis.

"J'ai perdu la raison sous la pression"

Le 21 octobre 2016, au restaurant Maya Bay, c'est la période des congratulations et des gratifications, comme à chaque fin de saison. Cet homme de 23 ans a fait un rapide calcul. Il devrait recevoir quelque 800 € supplémentaires grâce aux bakchichs laissés par les clients. Mais au moment du partage, la somme n'excède pas 200 €. Alors que d'autres employés palpent jusqu'à 1.700 €.

Le serveur demande des explications. Évidemment, le ton monte. Comme le boss se sent menacé, il repousse son opposant. Mais deux coups de poings viennent sérieusement amocher son visage.

Le prévenu, invité à s'expliquer sur son comportement, explique travailler à Monaco afin d'envoyer de l'argent à son grand-père malade aux Philippines. "Ce n'est pas une raison de taper dessus votre employeur parce que vous êtes mécontent, affirme le président Florestan Bellinzona. D'ailleurs, d'en arriver aux mains vous a fait perdre votre emploi. De quoi vivez-vous?"

L'intéressé, arrivé en France en 2011, reconnaît subsister aujourd'hui grâce à de petits boulots rémunérés entre 200 € et 400 €. Il est également hébergé et aidé financièrement par sa tante.

"C'est la première fois que j'ai un problème avec un supérieur, rajoute-t-il. J'ai perdu la raison sous la pression."

"Cet argent permettait d'aider sa famille"

Tout en rappelant l'agressivité verbale du coupable et sa réponse disproportionnée avec une ITT de deux jours, le procureur Cyrielle Colle trouve que le prévenu, "qu'il ait tort ou raison, a perdu pied. Cette évidence, même si son patron est un rustre, doit être réprimée, surtout sur un lieu de travail. Au vu de sa situation financière, je requiers une peine de dix jours avec sursis".

La défense bataille d'emblée. "Mon client n'a pas été licencié, signale Me Paul Pitollet, du barreau de Nice. Son contrat se terminait à la fin octobre. Le patron fait correspondre la somme de 200 € à une gratification pour un travail à mi-temps. C'est faux ! Regardez les bulletins de salaire depuis septembre 2015 ! On ne donne aucune explication et la description du responsable est très édulcorée. Ce dernier a été beaucoup plus violent. Sachez que cet argent permettait d'aider sa famille et régler l'hospitalisation de son grand-père en urgence. En cas de défaut de paiement, les soins cessent dans ce pays. Accordez à ce jeune homme les plus larges circonstances atténuantes."

Le tribunal réduira de deux jours les réquisitions du ministère public.


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