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Le voiturier frappe sauvagement son collègue pour un pourboire de... 10 euros

Mis à jour le 17/10/2016 à 11:22 Publié le 17/10/2016 à 11:22
Image d'illustration d'un voiturier.

Le voiturier frappe sauvagement son collègue pour un pourboire de... 10 euros

Que s’est-il passé le 29 décembre dernier, au Monte-Carlo Bay, pour que l’affaire soit évoquée devant le tribunal correctionnel? Le dossier relate une violente altercation entre deux voituriers pour une histoire de pourboires.

Une sorte d’embrouille à cause d’un billet de 10 euros remis par un client qui aurait fini dans la poche d’un des employés au lieu de prendre place dans le pot commun du service comme le veut la tradition.

Un des collègues lui fait la remarque sans agressivité. Le coupable n’apprécie pas du tout la réflexion et rentre dans une colère folle avec une brutalité insensée: trois jours d’ITT.

Comme le prévenu, un Français natif de Lyon, est absent à l’audience, le président Florestan Bellinzona cède rapidement la parole à la partie civile. «Certes, le fautif a admis les faits à grands renforts d’excuses. Mais il ne s’agit pas d’un coup de sang. C’est un véritable assaut. La victime a été traînée par terre, mise au sol et battue avec sauvagerie. Les faits sont graves! Le plaignant a dû assister aux obsèques de sa mère avec un visage tuméfié et couvert de sang.»

Il sera demandé une somme de 15.000 euros pour couvrir les frais, dommages et intérêts. À l’heure des réquisitions, le procureur Alexia Brianti «regrettera que le principal responsable ne soit pas là pour s’expliquer. Car ce personnage, au fil des auditions, a toujours essayé de minimiser sa responsabilité.»

En s’appuyant sur les déclarations de la victime, des témoins et des enregistrements de la vidéosurveillance, le ministère public donne la version la plus proche de la vérité. «C’est un véritable passage à tabac jusqu’à l’arrivée de trois personnes pour les séparer. Même quand la victime tombe à terre, l’auteur du premier coup continue de frapper. C’est dramatique! D’autant qu’il n’a pas eu le courage de se présenter devant vous…»

Une attitude assez pleutre qui débouchera sur la demande d’une peine de quinze jours à un mois de prison ferme. Après en avoir délibéré, le tribunal suivra l’estimation la plus faible du ministère public: quinze jours à passer à la maison d’arrêt.


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