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Le faux kiné était titulaire d'un... BEP outillage

Mis à jour le 30/07/2016 à 05:06 Publié le 30/07/2016 à 18:15
Incarcéré à Grasse pour des faits similaires, l'imposteur voit sa peine confirmée.

Incarcéré à Grasse pour des faits similaires, l'imposteur voit sa peine confirmée. Photo illustration Var-matin

Le faux kiné était titulaire d'un... BEP outillage

En 2013, ce titulaire d'un BEP outillage était parvenu à leurrer la direction des ressources humaines en décrochant un poste grâce à son bagou et quelques faux documents.

Auto-déclaré masseur-kinésithérapeute, Noël avait excellé dans l'art de manipuler… le CHPG dès le mois de juin 2013.

À l'époque, l'établissement hospitalier cherchait un praticien spécialisé dans cette méthode thérapeutique par le biais d'une agence d'intérim. Présenté au DRH, il semblait être le vacataire idéal avec un diplôme obtenu en Italie. Mais la supercherie était découverte… Le centre hospitalier déposait plainte pour faux et usage de faux.

Absent à l'audience du mardi 3 février 2015, le prévenu était condamné par défaut à une peine d'un an de prison ferme et au versement de 50.000 euros à la partie civile [lire Nice-Matin du vendredi 6 février 2015]. Mais comme il a fait opposition à ce jugement, le dossier est revenu sur le bureau du tribunal correctionnel. Et la sanction a été reconduite hier.

Absent à l'audience car... incarcéré

Paradoxalement, dans ses nouvelles fonctions en Principauté, ce faux professionnel de santé apparaissait fort sympathique au début et donnait une entière satisfaction. Des semaines plus tard, on le trouvait toutefois original. Jusqu'au jour où le personnel médical constatait son inaptitude à ce poste et le définissait comme désorganisé. L'hôpital s'en séparait dans le courant du mois de décembre.

Car ce Français d'une trentaine d'années était dans l'impossibilité de présenter l'original de son diplôme… Il était en fait détenteur d'un seul BEP d'outillage et son immatriculation à l'URSSAF était bidon, tout comme son code ADELI!

En instance de divorce au cours de cette même période, son ex-épouse avait peaufiné sa vengeance en le dénonçant…

Peu d'éléments apparaîtront au cours de cette nouvelle audience. Le faux kiné est toujours absent. Mais pour un motif valable cette fois: l'escroc est incarcéré à la maison d'arrêt de Grasse pour des faits similaires.

Représenté par Me Franck Michel, l'avocat-défenseur, réclame le renvoi l'examen du dossier jusqu'à la libération de son client. Soit pas avant le mois d'avril 2018…

Un danger pour les patients

Le président Jérôme Fougeras Lavergnolle n'acquiesce pas et décide de retenir l'affaire ce jour. Le magistrat rappellera brièvement la carrière de cet affabulateur. Un véritable imposteur qui joue avec la santé des gens.

Le matois s'attirera également les foudres du procureur dans son réquisitoire. «Les faits sont établis, rajoutera Alexia Brianti, par l'exercice illégal d'une profession. Cet homme multiplie les faux et aurait pu mettre en danger la vie de certains patients qu'il devait manipuler. Devant la gravité des faits, je réclame un an de prison ferme avec mandat d'arrêt.»

Quelques mots de l'avocat-défenseur ponctueront l'audience en attente du délibéré. «Mon client voulait échapper à une période d'inactivité professionnelle. Sans travail, il n'aurait pu obtenir suffisamment de revenus afin de subvenir au paiement de la pension de son fils…»

Vendredi matin, le tribunal a suivi les réquisitions du ministère public.

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