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L'ancienne directrice d'une boutique de luxe a-t-elle harcelé moralement ses employés ?

Mis à jour le 25/02/2016 à 05:08 Publié le 25/02/2016 à 15:38
L'ancienne directrice de la boutique de Monte-Carlo s'est retrouvée confrontée à deux ex-salariées au tribunal correctionnel.

L'ancienne directrice de la boutique de Monte-Carlo s'est retrouvée confrontée à deux ex-salariées au tribunal correctionnel. Photo Michael Alesi

L'ancienne directrice d'une boutique de luxe a-t-elle harcelé moralement ses employés ?

L'ex responsable de cette enseigne de Monte-Carlo a comparu, mardi, devant le tribunal correctionnel

L'ancienne directrice de la boutique Gucci à Monte-Carlo a-t-elle harcelé moralement ses employés?

Geneviève(1), directrice de la boutique de luxe d'avril 2010 à novembre 2015, était à la barre du tribunal correctionnel, mardi, accusée «de harcèlement, de manipulation, de discrimination, d'humiliation» par trois anciennes salariées, dont seulement deux étaient présentes à l'audience.

Les faits remontent à 2014. À l'époque, Carine est embauchée pour un CDD de six mois comme vendeuse. Et Valérie prend le poste de directrice adjointe. La première ne finira pas son CDD et se mettra en maladie. La seconde sera licenciée en janvier 2015.

«Caractère tyrannique»

Dans le dossier porté devant la justice monégasque, sur une vingtaine de dépositions d'anciens employés, beaucoup concordent sur des attitudes néfastes de l'ex-directrice, licenciée par la maison Gucci en novembre dernier pour perte de confiance.

«Une grande majorité des témoignages évoquent un caractère tyrannique», lance à l'accusée le président du tribunal, Jérôme Fougeras-Lavergnolle. «Exigeante oui, tyrannique non, se défend Geneviève. On demande à un directeur de boutique d'être exigeant, de mettre la pression sur ses collaborateurs, surtout que le magasin était en perte de chiffre d'affaires.»

Relatant son expérience au sein de la boutique, Valérie, si elle admet avoir dans un premier temps eu un bon rapport avec sa supérieure, parle ensuite d'un «déclic» dans la manière dont la boutique était gérée. «J'ai vu des vendeuses fragilisées, qui pleuraient dans le stock, des gens qui démissionnent car ils n'en peuvent plus, montés les uns contre les autres.»

Valérie alerte à l'automne 2014 la direction de Gucci. Et envoie un courrier à François Pinault, propriétaire de la marque. Elle sera finalement licenciée par le groupe de luxe en janvier 2015.

«En cinq ans, il y a eu 24 sorties de salariés dans cette boutique qui compte une quinzaine d'employés, c'est une situation anormale, fait constater Me Cohen, défendant les intérêts de Valérie. Sept démissions, autant de licenciements, deux ruptures de contrats.» Un turnover trop lourd pour la défense, qui y voit en filigrane les «agissements inadmissibles» de l'ex-patronne.

Jugement rendu le 22 mars

En réponse, Richard Mullot, qui défend l'ancienne directrice, dénonce un dossier «construit à charge, basé sur le ressenti de salariés frustrés par une direction exigeante». Et plaide la relaxe pour sa cliente «qui a été diabolisée et crucifiée par une salariée qui voulait prendre sa place».

Les deux plaignantes réclament respectivement 15.000 euros et 35.000 euros de dommages pour le préjudice. Au terme des plaidoiries, le procureur général a requis une sanction de deux mois de prison avec sursis contre l'accusée, «pour des faits qui ne sont pas acceptables».

L'affaire a été mise en délibéré. Le jugement sera rendu le 22 mars.

(1) Les prénoms ont été changés.


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