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La touriste ne tire pas la chasse d’eau, la dame pipi lui jette de l’alcool ménager au visage

Mis à jour le 11/01/2018 à 11:43 Publié le 11/01/2018 à 11:36
Image d'illustration de toilettes publiques.

Image d'illustration de toilettes publiques. Photo Xavier Depoilly

La touriste ne tire pas la chasse d’eau, la dame pipi lui jette de l’alcool ménager au visage

Le tribunal correctionnel de Monaco s’est penché, ce mardi, sur le coup de colère d’une gardienne des toilettes publiques de Monte-Carlo.

Le 26 septembre dernier, la dame pipi a agressé une utilisatrice de l’appareil sanitaire qui n’avait pas tiré la chasse d’eau. Choquée, la préposée lui fait la remarque. La réflexion est mal acceptée. S’ensuit une altercation verbale.

Excédée, la surveillante a une réaction de défense avec son bras. Mais elle tient dans ses mains une bouteille d’alcool ménager. Cette impulsion spontanée laisse échapper du flacon le liquide organique destiné à l’usage domestique en direction du visage de la victime. La substance corrodante irritera fortement ses yeux.

À la barre, la prévenue réfute tout geste intentionnel. "Après chaque utilisation des toilettes, je passe pour désinfecter. Il y avait de l’urine et j’ai été insultée, même si cette dame m’a jeté des pièces dans la coupelle, parce que je lui ai fait la remarque. De colère, j’ai pressé involontairement sur la bouteille et le liquide est sorti. Je ne me souviens pas d’avoir eu un geste volontaire pour asperger cette personne. Après j’ai eu très peur et je me suis enfermée dans le local…"

"Je risque de perdre ma place"

Le président Jérôme Fougeras-Lavergnolle demande le visionnage de la séquence enregistrée par la caméra de la vidéosurveillance. "On voit bien votre geste volontaire afin de jeter le produit ménager au visage de la plaignante! Cette personne a porté plainte le 5 octobre en produisant un certificat médical du CHPG pour une ITT de trois jours. Elle déclare que vous lui avez couru après et jeté le liquide à trois reprises!"

La gardienne, une Portugaise quinquagénaire, confirme ses propos en ajoutant: "Je n’ai jamais été condamnée et c’est la première fois que je rencontre un problème avec des clients. Voilà vingt et un ans que je travaille et pour cet incident je risque de perdre ma place…"

La fautive a aussitôt droit à un recadrage en règle du procureur Alexia Brianti dans ses réquisitions. "C’est bien la victime qui a subi des violences, et non Madame! Il y a un geste délibéré en direction de la plaignante. La prévenue aurait dû s’inquiéter si cela avait été un acte involontaire. In fine, la touriste a les yeux qui brûlent quand elle ressort des toilettes. Il y a pourtant des pictogrammes sur la bouteille pour alerter sur le danger d’utilisation du contenu. Les blessures sont assez graves et ces faits sont anormaux."

Un avertissement de dix jours assortis du sursis est prescrit. La défense s’élève contre cette vision altérée du ministère public et regrette l’absence de la victime à l’audience.

"L’erreur de ma cliente est d’avoir eu un geste d’énervement et de sortir pour réprimander la plaignante. Or cette dernière assure être retournée pour s’expliquer calmement… Avec des coups de pied dans la poubelle et en faisant valser à terre l’assiette des pourboires! Puis avoir été aspergée à plusieurs reprises sur la tête! La vidéo montre que cet élément intentionnel n’est pas matérialisé. C’est un concours de circonstances malheureux. Clémence! Prenez en considération sa situation professionnelle."

Le tribunal requalifiera les faits en violences légères et prononcera une peine d’amende de 200€.


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