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L'horloger avait revendu une montre volée

Mis à jour le 29/04/2017 à 19:20 Publié le 29/04/2017 à 19:00
Le gérant de cette boutique a été condamné à deux mois de prison avec sursis et 15 000 € de dommages et intérêts à verser à la victime pour avoir revendu une montre de grande valeur, préalablement volée.

Le gérant de cette boutique a été condamné à deux mois de prison avec sursis et 15 000 € de dommages et intérêts à verser à la victime pour avoir revendu une montre de grande valeur, préalablement volée. Jean-François Ottonello

L'horloger avait revendu une montre volée

Le gérant de l'enseigne Monaco Watch était suspecté de vendre des montres volées.

Le gérant de l'enseigne Monaco Watch était suspecté de vendre des montres volées. Il a comparu devant le tribunal correctionnel pour recel (voir Monaco-Matin du mercredi 29 mars).

À l'heure du délibéré, l'horloger, un Ukrainien naturalisé allemand, a été relaxé pour les montres exposées dans sa boutique du boulevard des Moulins.

A l'exception d'une « Patek Philippe » : les juges ont retenu l'infraction de recel de vol, après dénonciation de sa disparition par la victime et sa revente, entre-temps, par le coupable. Ils l'ont condamné à deux mois d'emprisonnement avec sursis et ont octroyé la somme de 15 000 € à la partie civile.

La justice avait ouvert ce dossier à la suite d'une plainte déposée par le plaignant qui avait remarqué dans la vitrine du magasin ses deux montres prestigieuses dérobées. Si la première, une « Jaeger-LeCoultre », lui a été restituée, la seconde a fait le bonheur d'un acheteur pour la somme de 11 000 €. À l'audience, après de deux ans d'enquête, le ministère public avait réclamé une peine de douze mois d'emprisonnement avec sursis, 100 000 € d'amende et la confiscation des montres.

« Un monde inhabituel et fortuné »

Au cours des débats, le président Florestan Bellinzona s'était intéressé à la fameuse montre non déclarée. Le gérant reconnaissait que « ce n'était pas très clair » et qu'il risquait « d'avoir des problèmes. Mais je ne voulais pas perdre les 8 000 € que j'avais versés pour la Patek Philippe ». La partie civile, en rage, ne supportait pas de pousser la complaisance jusqu'à la bassesse.

« Comment peut-on se présenter dans la boutique pour vendre cette montre sans aucun document ? tonnait Me Déborah Lorenzi-Martarello. On offre 8 000 € en liquide et on promet 500 € de plus si on apporte un certificat ! Il était impossible que Monsieur ne connaisse pas son origine frauduleuse. Pourquoi ne l'a-t-il pas rendue ? Il n'avait pas beaucoup de vergogne sur celles déposées… La plupart de ses vendeurs ont des casiers judiciaires longs comme le bras. Mon client sollicite 30 000 € en tout ! »

Le premier substitut Olivier Zamphiroff acquiesce. « Le prestigieux chronographe est vendu à un Italien non identifiable. Cet homme s'entoure de bons larrons pour l'aider à redonner une authenticité aux montres. Tout est trouble dans ses déclarations et évolutif. » Et de requérir en finalité une peine exemplaire. Me Thierry Fradet, du barreau de Toulon, intervenait pour rappeler : « On est dans un monde inhabituel et fortuné. Mon client n'a commis aucune faute. Il ne sait pas que les montres ont été dérobées. Pour la plupart, il ne les a pas eues dans les mains. C'est son père… C'est d'ailleurs un casse-tête ! Le doute doit lui profiter. »

Le tribunal en a jugé autrement.

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