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Ivre, le maître d’hôtel percute un lampadaire avec des stupéfiants en poche

Mis à jour le 08/06/2018 à 22:44 Publié le 09/06/2018 à 07:15
"J’ai bu une dizaine de verres d’alcools forts", a admis le fautif.

"J’ai bu une dizaine de verres d’alcools forts", a admis le fautif. Illustration Cyril Dodergny

Ivre, le maître d’hôtel percute un lampadaire avec des stupéfiants en poche

L'homme a perdu le contrôle de son véhicule à 5 heures du matin. Dans ses poches: de la coke "tombée du ciel" et du cannabis "pour soulager les douleurs de sa femme"

Mardi, au tribunal correctionnel, l’heure était au "craving", pour satisfaire à l’actualité linguistique fonctionnaliste. Un terme anglo-saxon qui signifie "avoir terriblement besoin". Et même doublement pour ce quinquagénaire français résidant à Sainte-Agnès!

L’addiction à l’alcool et à la drogue, située entre impulsion et compulsion, l’a placé sous une emprise comportementale perverse. Ce maître d’hôtel comparaissait, en effet, pour conduite en état d’ivresse, avec un taux de 0,78 mg par litre d’air expiré. Plus la détention de 0,84 g de résine de cannabis dans sa voiture et une faible quantité de cocaïne dans sa sacoche. Un mélange "exaltant" à proscrire…

Une personne affairée sur le pare-choc


Cette dépendance aux substances l’a conduit contre… un réverbère, le 12 janvier dernier. Vers 5 heures, la police patrouille dans la rue Terrazzani. Elle voit une personne affairée sur le pare-chocs avant d’un véhicule.

Inquiétés, les agents s’approchent et comprennent rapidement qu’il s’agit du conducteur: il vient de percuter un lampadaire.

Peut-être a-t-il été pris de panique en manœuvrant dans l’obscurité? Non, c’est la conséquence d’une alcoolémie de 0,78 mg par litre d’air expiré. En inspectant l’habitacle, les fonctionnaires trouveront des petites doses de stupéfiants.

"Elle (la coke)
ne tombe pas du ciel…"


À l’audience, le président Jérôme Fougeras Lavergnolle veut connaître la quantité de boisson absorbée et les raisons de la détention d’herbe.

"J’ai fêté un anniversaire, raconte le prévenu, où j’ai bu une dizaine de verres d’alcools forts et quelques mets. C’est en voulant stationner dans la rue que j’ai endommagé ma voiture. L’herbe? C’est pour ma compagne. Elle en consomme depuis cinq ans pour soulager ses douleurs…"


Et la coke? "Elle se trouvait dans ma sacoche…" Le magistrat apparaît incrédule. "Peut-être! Mais elle ne tombe pas du ciel…" Il doute tellement que le fautif jure qu’il n’a "jamais consommé…" Ces propos ne seront surtout pas perçus comme parole d’évangile. Mais le doute profite…

Non consommateur ?


Pulsion, besoin, envie, toujours doublé d’un caractère irrépressible et irrésistible, sont abordés au cours du débat. C’est donc à demi-mot que le procureur Cyrielle Colle consent à évoquer les troubles d’un personnage qui se prétend non consommateur.


"Pourquoi détenait-il alors des stupéfiants dans sa sacoche et dans le véhicule? C’est interdit en Principauté! L’élément primordial demeure toutefois l’excès de boisson. Quand on a bu au-delà de deux verres, on ne prend plus le volant. Il ne faut pas obérer cependant la situation professionnelle de cet homme. Vous prononcerez une peine de quinze jours de prison assortie du sursis et une amende à 45 euros."

 
Le tribunal préféra s’en tenir à un quantum de cinq jours, toujours avec sursis.


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